Compte rendu

Comptes rendus. Daniel Bellingradt

Vernetzte Papiermärkte. Einblicke in den Amsterdamer Handel mit Papier im 18. Jahrhundert. Cologne, Herbert von Halem Verlag, 2020, 250 p.

Pages 579 à 581

Citer cet article


  • Rideau-Kikuchi, C.
(2022). Comptes rendus. Daniel Bellingradt Vernetzte Papiermärkte. Einblicke in den Amsterdamer Handel mit Papier im 18. Jahrhundert. Cologne, Herbert von Halem Verlag, 2020, 250 p. Annales. Histoire, Sciences Sociales, 77e année(3), 579-581. https://doi.org/10.1017/ahss.2022.133.

  • Rideau-Kikuchi, Catherine.
« Comptes rendus. Daniel Bellingradt : Vernetzte Papiermärkte. Einblicke in den Amsterdamer Handel mit Papier im 18. Jahrhundert. Cologne, Herbert von Halem Verlag, 2020, 250 p. ». Annales. Histoire, Sciences Sociales, 2022/3 77e année, 2022. p.579-581. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-annales-2022-3-page-579?lang=fr.

  • RIDEAU-KIKUCHI, Catherine,
2022. Comptes rendus. Daniel Bellingradt Vernetzte Papiermärkte. Einblicke in den Amsterdamer Handel mit Papier im 18. Jahrhundert. Cologne, Herbert von Halem Verlag, 2020, 250 p. Annales. Histoire, Sciences Sociales, 2022/3 77e année, p.579-581. DOI : 10.1017/ahss.2022.133. URL : https://shs.cairn.info/revue-annales-2022-3-page-579?lang=fr.

https://doi.org/10.1017/ahss.2022.133


Notes

  • [1]
    On renvoie en particulier à l’excellent volume d’Andrea Caracausi et Christof Jeggle (dir.), Commercial Networks and European Cities, 1400-1800, Londres, Pickering & Chatto, 2014.
  • [2]
    Ezio Ornatoet al., La carta occidentale nel tardo medioevo, Rome, Istituto centrale per la patologia del libro, 2001 ; Mauro Grazioli, Ivo Mattozzi et Ennio Sandal (dir.), Mulini da carta. Le cartiere dell’alto Garda : tini e torchi fra Trento e Venezia, Vérone, Cartiere Fedrigoni, 2001.

Des journaux, des emballages, des cahiers, des papiers usés, raturés, blancs, bruns, de couleur… Une marée de papier, c’est l’impression qui ressort de la lecture de l’ouvrage de Daniel Bellingradt, et nul doute que cela fasse partie de la stratégie rhétorique de l’auteur. Celui-ci cherche à nous convaincre que l’époque moderne est une époque de papier (« Papierepoche », p. 25), qu’Amsterdam est le marchand de papier du monde, et qu’il faut les étudier en tant que tels.
Les faits parlent tout autant que l’accumulation des types de papier : d’environ 60 millions de feuilles de papier produites annuellement à Amsterdam vers 1700, l’on passe vraisemblablement à 200 millions dans le courant du xviiie siècle. La démonstration de l’omniprésence du papier dans la vie quotidienne n’est qu’esquissée, mais de manière très suggestive : la seule multiplicité des produits, conçus pour l’écriture manuscrite, l’impression ou encore l’emballage, témoigne de la manière dont ce matériau a pénétré tous les aspects quotidiens de la société, en dépit des flottements des désignations et des unités utilisées. Ce constat appelle à une nouvelle prise en compte du papier, non pas comme simple ajout à l’histoire du livre ou de la communication, mais bien selon un véritable retournement de perspective. Là où le livre et, plus globalement, l’imprimerie avaient été mis au centre des transformations culturelles de l’époque moderne, cet ouvrage propose de déplacer la focale vers le matériau même qui permet non seulement le développement de l’imprimerie, mais aussi de nouveaux modes de communication et d’information, et dont la production met en connexion des sphères sociales et économiques très diverses…


Date de mise en ligne : 26/01/2023

https://doi.org/10.1017/ahss.2022.133

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