« Ce qui subsiste après que tout a été détruit »
- Par Ndary Lô
- et Virginie Andriamirado
Pages 116 à 119
Citer cet article
- LÔ, Ndary
- et ANDRIAMIRADO, Virginie,
- Lô, Ndary.
- et al.
- Lô, N.
- et Andriamirado, V.
https://doi.org/10.3917/afcul.067.0116
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- Lô, N.
- et Andriamirado, V.
- Lô, Ndary.
- et al.
- LÔ, Ndary
- et ANDRIAMIRADO, Virginie,
https://doi.org/10.3917/afcul.067.0116
Notes
-
[1]
En wolof : Sama a Yakhi Maam, titre d’une installation, réalisée en 2005, présentée du 27 avril au 3 juillet 2006 au musée Dapper, Paris.
Il y a deux ans, lors de la biennale d’art contemporain à Dakar, le sculpteur sénégalais Ndary Lô présentait une installation qui investissait la célèbre Maison des esclaves sur l’île de Gorée. À travers cette œuvre intitulée Retours, l’artiste proposait un parcours de réflexion et de recueillement en hommage aux victimes de l’esclavage. Ndary Lô revient sur ce travail liant « passé, présent et futur ».
Des échelles de chaînes auxquelles s’accrochent de petites figurines de fer, corps d’hommes et de femmes en métal sculpté, en mouvement dans un parcours labyrinthique qui n’a d’autre issue que la mort. Le sol, les murs sont jalonnés d’ossements traçant un chemin d’éternité au sombre présage. Les corps grimpent, rampent, s’agglutinent, tentant une ultime ascension sur des échelles improvisées pour ressentir encore les derniers soubresauts de liberté.
Travaillant in situ sans relâche, dans l’obscurité d’un espace où la nuit et le jour se confondent, Ndary Lô s’est emparé d’un lieu chargé de mémoire, habité par le douloureux poids de l’Histoire : la Maison des esclaves sur l’île de Gorée, face à Dakar. Il n’en est pas sorti « indemne », mais renforcé dans ses convictions d’artiste autant que de citoyen. Parlant de Retours, titre de son installation, il évoque un monde, un dialogue intime entre son art et un lieu qui l’habite encore aujourd’hui. C’était il y a deux ans, dans le off de la biennale d’art contemporain de Dakar. Loin de la foule qui se pressait dans les nombreuses expositions dans la capitale sénégalaise, le sculpteur Ndary Lô s’était approprié, le temps d’une installation, ce lieu hautement symbolique de la traite négrière qu’est la Maison des esclaves de Gorée…
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