Article de revue

« L'Afrique au Brésil, c'est comme l'air que l'on respire »

Pages 120 à 123

Citer cet article


  • Monémembo, T.
  • et Tervonen, T.
(2006). « L'Afrique au Brésil, c'est comme l'air que l'on respire » Africultures, 67(2), 120-123. https://doi.org/10.3917/afcul.067.0120.

  • Monémembo, Tierno.
  • et al.
« “L'Afrique au Brésil, c'est comme l'air que l'on respire” ». Africultures, 2006/2 n° 67, 2006. p.120-123. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-africultures-2006-2-page-120?lang=fr.

  • MONÉMEMBO, Tierno
  • et TERVONEN, Taïna,
2006. « L'Afrique au Brésil, c'est comme l'air que l'on respire » Africultures, 2006/2 n° 67, p.120-123. DOI : 10.3917/afcul.067.0120. URL : https://shs.cairn.info/revue-africultures-2006-2-page-120?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/afcul.067.0120


Écrivain guinéen, Tierno Monenembo a consacré son cinquième roman, Pelourinho (Le Seuil, 1995), à la ville de Bahia et aux liens unissant l’Afrique et le Brésil. L’héritage africain a imprégné toute la culture brésilienne, sans que ces apports soient toujours énoncés. « Ils font partie du subconscient », affirme Monenembo.Pelourinho est le cœur de la vieille ville de Bahia. Pourquoi avez-vous choisi de planter le décor de ce roman au Brésil, et dans ce quartier précis ?
Je connaissais très mal le Brésil, tout en étant hanté depuis ma petite enfance par ce pays, pour des raisons très conventionnelles : le foot, la samba… Plus tard, j’ai lu les auteurs brésiliens : Mario de Andrade, Machado, Guimaraes Rosa et surtout Jorge Amado que j’ai tout de suite adoptés : c’est un écrivain engagé mais d’un engagement aux antipodes du réalisme social traditionnel – il est flamboyant et désinvolte comme tout ce qui est brésilien.
Mais c’est l’écrivain Conrad Detrez, l’un des acteurs de la guérilla urbaine à Sao-Paolo en compagnie du Che Guevara local, Marighela, qui m’a véritablement communiqué ma passion pour le Brésil. Aussi, quand en 1992, j’ai été lauréat de la mission Stendhal, une bourse du Quai d’Orsay permettant à des auteurs de séjourner à l’étranger, c’est naturellement vers ce pays-là que je me suis tourné. J’y suis resté six mois, dont quatre à Bahia. Je me suis installé à l’hôtel Pelourinho où Amado a vécu, étudiant, et qui est situé sur la place du même nom, la plus belle de la ville…


Date de mise en ligne : 22/12/2013

https://doi.org/10.3917/afcul.067.0120

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