Article de revue

Transmettre par la parole, pas par le sang

Pages 215 à 218

Citer cet article


  • Tervonen, T.
(2005). Transmettre par la parole, pas par le sang. Africultures, 62(1), 215-218. https://doi.org/10.3917/afcul.062.0215.

  • Tervonen, Taïna.
« Transmettre par la parole, pas par le sang ». Africultures, 2005/1 n° 62, 2005. p.215-218. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/revue-africultures-2005-1-page-215?lang=fr.

  • TERVONEN, Taïna,
2005. Transmettre par la parole, pas par le sang. Africultures, 2005/1 n° 62, p.215-218. DOI : 10.3917/afcul.062.0215. URL : https://shs.cairn.info/revue-africultures-2005-1-page-215?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/afcul.062.0215


Le livre d’Emma, paru au Canada en 2001 et repris en France par Vent d’ailleurs en 2004, trace le portrait émouvant d’une femme hantée par la mémoire de sa peau, une peau noire comme la nuit, porteuse d’une malédiction qu’elle refuse de transmettre à sa fille même si ce refus doit coûter la vie à son enfant. Marie-Célie Agnant revient sur la genèse du roman.Dans votre roman, la narratrice est une interprète. Au fil des pages, vous la faites renoncer à tous les principes éthiques de la profession : secret professionnel, neutralité… Pourquoi cette figure ?
Je m’étais persuadé que Flore était arrivée par hasard, mais je crois bien que ce n’est pas tout à fait le cas (rires). En effet, j’ai travaillé comme interprète et traductrice pendant plusieurs années. Depuis ce roman, j’ai renoncé à mon métier. Il m’a d’abord fallu six mois de repos. Puis j’ai essayé de reprendre le travail à deux reprises, mais je m’en sentais incapable.
Je faisais de l’interprétation dans le social, entre des parents et des enfants issus de populations latino-américaines. J’ai fini par me sentir trop concernée. Je me souviens de ma première mission après l’écriture de ce roman. J’étais très en colère contre la personne pour laquelle je devais travailler parce que je ne comprenais pas comment elle avait pu se mettre dans une situation pareille. En même temps, j’étais en colère contre les intervenants, très détachés du contexte. J’ai décidé d’arrêter.Alors, ce n’est peut-être pas un hasard non plus que ce roman soit une histoire de mère et de fille …


Date de mise en ligne : 22/12/2013

https://doi.org/10.3917/afcul.062.0215

Cet article est en accès conditionnel

Cairn Pro Gestion - Revues

À partir de 25€ par mois

300 revues en texte intégral au cœur de votre métier
Déjà abonné(e) à Cairn Pro ? Membre d'une institution cliente ?