Approches de la Seconde Guerre mondiale
Igersheim François, La Libération américaine de l’Est de la France (1944-45). L’armée américaine et les populations civiles, Strasbourg, Association presses universitaires de Strasbourg, « Études alsaciennes et rhénanes », 2024, 362 p., 40 €.
- Par Geoffrey Koenig
Pages 261 à 262
Citer cet article
- KOENIG, Geoffrey,
- Koenig, Geoffrey.
- Koenig, G.
https://doi.org/10.3917/vin.168.0261
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- Koenig, G.
- Koenig, Geoffrey.
- KOENIG, Geoffrey,
https://doi.org/10.3917/vin.168.0261
La libération des départements de l’Est de la France fut longue et douloureuse, marquée avant tout par l’intensité des combats et des malheurs qu’ils ont entraînés. Pour s’en rendre compte, François Igersheim, professeur émérite d’histoire d’Alsace de l’université de Strasbourg, nous invite à suivre la progression de la 7e armée américaine de Lunéville à Colmar. Loin des clichés de la liesse populaire, de la distribution de chocolat et de la découverte du chewing-gum, l’auteur entend « retrouver la guerre » (p. 13), au plus proche des expériences des soldats et des civils.
Pour ce faire, il s’est essentiellement intéressé à la manière dont les armées ont administré le territoire qu’elles venaient de libérer, notamment par l’intermédiaire des Civils Affairs. Modèle hérité de mois d’expérimentations et de réflexions, ce corps d’officiers spécialisés dédié à la gestion des affaires civiles a été la solution imaginée afin d’éviter d’imposer une forme de gouvernement militaire (Allied Military Government for Occupied Territories – AMGOT), mais de tout de même disposer d’un moyen pour sécuriser l’arrière des unités de combat. Souvent suppléés par les services de la Mission militaire de liaison administrative (MMLA) française, les Civils Affairs étaient chargés de prendre contact avec les autorités pour organiser la circulation, la sécurité civile, la cohabitation entre la troupe et les populations, l’approvisionnement en vivres et en énergie ainsi que la remise sur pied de l’économie…