Chapitre 7. Fonctions individuantes et répliques
- Par Arnaud Plagnol
Pages 141 à 156
Citer ce chapitre
- PLAGNOL, Arnaud,
- Plagnol, Arnaud.
- Plagnol, A.
Citer ce chapitre
- Plagnol, A.
- Plagnol, Arnaud.
- PLAGNOL, Arnaud,
Notes
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[1]
Cf. la remarque 2 du §4.3.1.
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[2]
Une forme de droit sous-jacente à une récurrence semi-fondée n’est pas toujours suffisante pour remplir les objectifs assignés à l’extraction de la récurrence. Si pour les individus temporels, une filiation généalogique peut déjà suffire à fournir un trait essentiel satisfaisant, il n’en est pas de même pour d’autres récurrences semi-fondées. Ainsi, admettons que l’on peut enchaîner tous les jeux connus en passant de l’un à l’autre par une chaîne continue : si le seul air de famille partagé par tous ces jeux est seulement cette possibilité même d’en faire une chaîne, on a certes une forme de droit unifiant tous les jeux, la forme d’une chaîne, mais cela n’est pas du tout suffisant pour fonder un concept de jeu pertinent.
-
[3]
Q. Debray, La Maison de l’Empereur (1988).
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[4]
H. James, The Ambassadors (1903).
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[5]
J. Tardi, Les Aventures extraordinaires d’Adèle Blanc-Sec (1976-2007).
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[6]
Rappelons que du point de vue de l’implémentation mentale, il s’agit en fait de compartiments et non de plissements (voir supra chapitre 5). Dans cette seconde partie où nous ne traitons que de problèmes logiques, nous ne distinguons pas entre plissements et compartiments.
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[7]
Soit, par exemple, la forme rouge-du-monde-actuel : seules des entités actuelles peuvent en relever, mais cette forme est stable à travers d’autres mondes d’où l’on peut regarder le monde actuel.
Ce chapitre est dévolu aux deux notions corrélatives de fonction individuante et de réplique qui permettent de répondre à la plupart des exigences avancées à la fin du chapitre précédent. Nous précisons la constitution d’un objet comme pôle d’unification (§ 1), puis la notion de fonction individuante est introduite à propos de la temporalisation (§ 2), avant d’être généralisée (§ 3) ; les § 4 et 5 abordent des points importants dans le maniement des fonctions individuantes, relatifs respectivement à leur fondation — faut-il exiger une identité minimale des répliques définissant une fonction individuante ? — et aux situations d’emboîtements de mondes possibles ; le § 6 revient brièvement sur le statut des mondes possibles ; le § 7 écarte une tentation.
Revenons sur la constitution des objets : un objet (déf. 0.29) se constitue lorsqu’une unité symbolique est attribuée à une série de situations. L’attribution de l’unité symbolique — ou nomination — constitue l’objet comme pôle d’unification de séries de composants analogiques.
Quelle que soit sa nature concrète ou abstraite, toute entité est ainsi constituée par une opération d’abstraction exercée sur une série de présentations et l’unité symbolique qui résulte d’une telle opération sert ensuite de pivot pour le pôle d’unification constitué : chaque situation appartenant à ce pôle lui est connectée, et de nouveaux contenus se présentant en fenêtre de présence peuvent continuer à remplir le pôle d’unification en se rattachant à cette unité…
Date de mise en ligne : 29/03/2024
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