Introduction. La révolution de la poésie pure
- Par Pascal Durand
Pages 17 à 69
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- DURAND, Pascal,
- Durand, Pascal.
- Durand, P.
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- DURAND, Pascal,
Notes
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[1]
V. Hugo, Préface aux Orientales(1829), éd. citée, p. 49.
-
[2]
Ibid., p. 49.
-
[3]
Ibid., p. 48.
-
[4]
Ibid., p. 47.
-
[5]
Ch. Baudelaire, « Notes nouvelles sur Edgar Poe », Œuvres complètes, t. II, éd. citée, p. 332.
-
[6]
Ibid., p. 333. C’est lui qui souligne.
-
[7]
Ibid.
-
[8]
Ibid., p. 334.
-
[9]
« Pierre Dupont » (1851), ibid., p. 26-27.
-
[10]
« Pierre Dupont » (1861), dans « Réflexions sur quelques-uns de mes contemporains », ibid., p. 169-175.
-
[11]
Alfred de Musset, La Confession d’un enfant du siècle (1835-1836), Prose, éd. M. Allem et Paul-Courant, Paris, Gallimard, « Bibliothèque de la Pléiade », 1960, p. 71.
-
[12]
Paul Bénichou, Le Sacre de l’écrivain (1750-1830), Paris, Gallimard, 1996.
-
[13]
Philippe Lacoue-Labarthe et Jean-Luc Nancy, L’Absolu littéraire. Théorie de la littérature du romantisme allemand, Paris, Le Seuil, 1978.
-
[14]
Ch. Baudelaire, « Notes nouvelles sur Edgar Poe », Œuvres complètes, t. II, éd. citée, p. 334.
-
[15]
Jean-Pierre Bertrand, Inventer en littérature. Du poème en prose à l’écriture automatique, Paris, Le Seuil, 2015.
-
[16]
D’après William Marx, L’Adieu à la littérature. Histoire d’une dévalorisation (xviiie-xxe siècle), Paris, Éditions de Minuit, 2005, p. 63.
-
[17]
Sur les débats dont De la littératurea été l’objet autour de Fontanes, voir tome XVI des Œuvres complètes de Chateaubriand, éd. B. Didier, Paris, Champion, 2008, p. 14-15 ; la lettre ouverte adressée par celui-ci à son mentor – réaction à la réaction de Mme de Staël au compte rendu publié par Le Mercure de France – est recueillie dans le tome I de sa Correspondance générale, éd. B. D’Andlau, P. Christoforov et P. Riberette, Paris, Gallimard, 1977, p. 106-123.
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[18]
V. Hugo, « But de cette publication », Littérature et philosophie mêlées, éd. A. R. W. James, Œuvres complètes, Critique, Paris, Laffont, 1985, p. 54.
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[19]
Ch. Baudelaire, « Notes nouvelles sur Edgar Poe », Œuvres complètes, t. II, éd. citée, p. 337.
-
[20]
Pascal Durand et Anthony Glinoer, Naissance de l’Éditeur. L’édition à l’âge romantique, Bruxelles, Les Impressions Nouvelles, 2005, p. 101-108.
-
[21]
Marie-Ève Thérenty et Alain Vaillant, L’An 1 de l’âge médiatique. Analyse littéraire et historique deLa Pressede Girardin, Paris, Nouveau Monde éditions, 2001.
-
[22]
Voir Jean-Yves Mollier, Une autre histoire de l’édition française, Paris, La Fabrique, 2015, chap. VII (« La révolution du prix du livre ») et Isabelle Olivero, L’Invention de la collection. De La diffusion de la littérature et des savoirs à la formation du citoyen au xixe siècle, Paris, IMEC/MSH, 1999.
-
[23]
P. Durand et A. Glinoer, Naissance de l’Éditeur, éd. citée, p. 124-150.
-
[24]
Charles Augustin Sainte-Beuve, « De la littérature industrielle » (Revue des Deux Mondes, 1er septembre 1839), La Querelle du roman-feuilleton, éd. L. Dumasy, Grenoble, ELLUG, 1999, p. 29.
-
[25]
Théophile Gautier, Préface à Mademoiselle de Maupin (1835), éd. A. Geisler-Szmulewicz, Romans, Contes et Nouvelles, t. I, Paris, Champion, 2004, p. 102.
-
[26]
Préface à Albertus (1832), Œuvres de Théophile Gautier, t. I, Paris, Lemerre, 1890, p. 3-4.
-
[27]
Ch. Baudelaire, Lettre à Narcisse Ancelle, 5 mars 1852, Correspondance, éd. Cl. Pichois et J. Ziegler, t. I, Paris, Gallimard, « Bibliothèque de la Pléiade », 1973, p. 188.
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[28]
Cette lutte contre la censure, nourrie de ruses plus ou moins efficaces, est inséparable du combat pour l’autonomie mené par la frange la plus ambitieuse des écrivains au cours du xixe siècle. Voir Gisèle Sapiro, La Responsabilité de l’écrivain. Littérature, droit et morale en France (xixe-xxie siècle), Paris, Le Seuil, 2011.
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[29]
Cité dans Th. Gautier, Romans, contes et nouvelles, t. II, éd. P. Laubriet, avec J.-Cl. Brunon, J.-Cl. Fizaine et Cl. Lacoste-Veysseyre, Paris, Gallimard, « Bibliothèque de la Pléiade », 2002, p. 1419.
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[30]
Alfred de Vigny, « L’Esprit pur » (1863), Les Destinées, Œuvres complètes, t. I, éd. Fr. Germain et A. Jarry, Paris, Gallimard, « Bibliothèque de la Pléiade », 1986, p. 166.
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[31]
Ibid., p. 168.
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[32]
Stendhal, Vie de Henry Brulard, Œuvres intimes, t. II, éd. V. Del Litto, Paris, Gallimard, « Bibliothèque de la Pléiade », 1982, p. 819.
-
[33]
Gilbert K. Chesterton, Le Siècle de Victoria en littérature, trad. M. Le Péchoux, Lausanne, L’Âge d’Homme, 1994, p. 10.
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[34]
Mallarmé, La Musique et les Lettres (1894), Œuvres complètes, t. II, éd. citée, p. 66.
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[35]
Ibid., p. 72-73.
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[36]
Au sens que Pierre Bourdieu a donné à ce concept : celui d’une adhésion performative de l’agent à son action ou, plus simplement dit, d’un intérêt au jeu alimenté par la participation à ce jeu.
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[37]
Mallarmé, « L’Azur » (1864-1866), Œuvres complètes, éd. B. Marchal, t. I, Paris, Gallimard, « Bibliothèque de la Pléiade », 1998, p. 14-15 et p. 120.
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[38]
Paul Valéry, « Littérature » (1929), Tel Quel, Œuvres, éd. J. Hytier, t. II, Paris, Gallimard, « Bibliothèque de la Pléiade », 1960, p. 548.
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[39]
Leconte de Lisle, Préface aux Poèmes antiques (1852), éd. Cl. Gothot-Mersch, Paris, Gallimard, 1994, p. 311.
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[40]
Voir l’anthologie présentée par Jacques Bousquet, Le 18e siècle romantique, Paris, Pauvert, 1972.
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[41]
Mallarmé, « Crise de vers », Divagations, Œuvres complètes, t. II, éd. citée, p. 211.
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[42]
Lettre à H. Cazalis, 4 juin 1862, Correspondance (1854-1898), éd. B. Marchal, Paris, Gallimard, 2019, p. 32.
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[43]
Lettre à P. Verlaine, 16 novembre 1885, ibid., p. 573.
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[44]
Th. Gautier, Voyage en Italie, Paris, Charpentier, 1876, p. 166.
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[45]
Pierre Corneille, L’Illusion comique, Œuvres complètes, éd. A. Stegmann, Paris, Le Seuil, 1963, p. 194-195.
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[46]
L’idée, omniprésente dans la théorie du langage et du rythme d’Henri Meschonnic, a été formulée de façon plaisante, pour le domaine moral, par G. K. Chesterton : « Le puritanisme recèle toutes les vertus, sauf la pureté » (Robert Louis Stevenson, trad. M. Le Péchoux, Lausanne, L’Âge d’Homme, 1994, p. 37).
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[47]
P. Valéry, « Littérature », Œuvres, t. II, éd. citée, p. 548. C’est lui qui souligne.
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[48]
Mallarmé, La Musique et les Lettres, éd. citée, p. 63.
-
[49]
P. Valéry, « Littérature », Œuvres, t. II, éd. citée, p. 569.
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[50]
L’outil Ngram Viewer mis en place par Google montre, pour la locution « poésie pure », une montée constante à partir de 1820 dans la production imprimée ; elle connaît son pic de fréquence au début des années 1860 et reste à un très haut niveau pendant tout le reste du siècle.
-
[51]
Honoré de Balzac, La Comédie humaine, t. VII, éd. P.-G. Castex avec P. Berthier, A. Lorant et A.-M. Meininger, Paris, Gallimard, « Bibliothèque de la Pléiade », 1977, p. 53.
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[52]
Ferdinand Tönnies, Communauté et Société. Catégories fondamentales de la sociologie pure (1887-1922), PUF, 2010 ; Émile Durkheim, De la Division du travail social (1893), Paris, PUF, 1998.
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[53]
Cette homologie entre système des formes et système des producteurs des œuvres ainsi que les médiations qui y président constituaient, pour Pierre Bourdieu, deux des objets réellement définitoires de la sociologie de l’art et de la littérature (voir, en particulier, Les Règles de l’art. Genèse et structure du champ littéraire, Paris, Le Seuil, 1992).
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[54]
Leconte de Lisle, Préface aux Poèmes antiques (1852), éd. citée, p. 310.
-
[55]
V. Hugo, Littérature et philosophie mêlées, éd. citée, p. 52.
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[56]
On en doit la découverte à Émilie Noulet, ayant bien cru avoir mis la main sur la clé perdue de l’hermétisme mallarméen : « Hâtons-nous de surprendre, à l’état naissant une pensée qui se voudra inaccessible ; à l’état irréfléchi, une doctrine qui s’ignore en tant que doctrine. Mallarmé n’écrira plus rien qui ait cet élan ni cette juvénile intransigeance » (L’Œuvre poétique de Stéphane Mallarmé (1940), Bruxelles, Jacques Antoine, Reprint, 1974, p. 37).
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[57]
Mallarmé, « Hérésies artistiques. L’Art pour tous » (1862), Œuvres complètes, t. II, éd. citée, p. 360-361.
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[58]
Mallarmé, « Crise de vers », Divagations, éd. citée, p. 210-211.
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[59]
Ibid., p. 211.
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[60]
Roland Barthes, « La mort de l’Auteur » (1968), Œuvres complètes, éd. É. Marty, t. II, Paris, Le Seuil, 1994, p. 491-495.
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[61]
Mallarmé, « Crise de vers », Divagations, éd. citée, p. 211.
-
[62]
« À Catulle Mendès » (1897), Œuvres complètes, t. ii, éd. citée, p. 693.
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[63]
Ch. Baudelaire, « Conseils aux jeunes littérateurs » (L’Esprit public, 1846), Œuvres complètes, t. II, éd. citée, p. 13-14.
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[64]
Walter Benjamin, Charles Baudelaire. Un poète lyrique à l’apogée du capitalisme, trad. J. Lacoste, Paris, Payot, 1982, p. 24-25.
-
[65]
Voir, sur ce genre mi-éditorial mi-journalistique, l’étude approfondie procurée par Valérie Stiénon, La Littérature des physiologies. Sociopoétique d’un genre panoramique (1830-1845), Paris, Classiques Garnier, 2012.
-
[66]
Remy de Gourmont, « Du style ou de l’écriture », La Culture des idées (1900), éd. Ch. Dantzig, Paris, Laffont, 2008, p. 21-22.
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[67]
Car si artistes et gens de lettres se sont volontiers cadenassés dans un entre-soi susceptible de les protéger contre régimes despotiques et appareils de censure, l’exaspération des singularités se verra fort bien ajusté, plus près de nous, au système de consommation addictive propre au Nouvel esprit du capitalisme décrit par Luc Boltanski et Ève Chiapello (Paris, Gallimard, 1999). Cette perspective, développée plus avant, recouperait, d’autre part, celle que Marielle Macé a adoptée au sujet de la « distinction » comme injonction moderne paradoxale (Styles. Critique de nos formes de vie, Paris, Gallimard, 2016, chap. III).
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[68]
Jean-Marie Guyau, Esquisse d’une morale sans obligation ni sanction, Paris, Félix Alcan, 1885. Liée pour Guyau au vouloir individuel et à une recréation permanente des formes de vie collective, l’« anomie » se retournera en pathologie du social chez Durkheim.
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[69]
Voir Michel Décaudin, La Crise des valeurs symbolistes. Vingt ans de poésie française (1895-1914), Toulouse, Privat, 1960.
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[70]
Mallarmé, La Musique et les Lettres, éd. citée, p. 64.
-
[71]
Jules Huret, Enquête sur l’évolution littéraire (L’Écho de Paris, 1891), éd. D. Grojnowski, Vanves, Thot, 1982, p. 86. Cette enquête-feuilleton en haute littérature est aussi significative par sa tournure darwinienne que par la violence des prises de position qu’elle y a envenimées d’un épisode à L’Écho de Paris à un autre : Vignier s’enflamme contre Moréas, Verlaine contre les « Cymbalistes », Leconte de Lisle contre les décadents et les symbolistes, et Ghil contre tout le reste.
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[72]
Gustave Kahn, L’Esthétique de la rue (1901), rééd. Infolio, 2008 ; Alfred Jarry, Œuvres complètes, t. II, éd. H. Bordillon avec P. Besnier et B. Le Doze, Paris, Gallimard, « Bibliothèque de la Pléiade », 1987, p. 612.
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[73]
Voir Anna Boschetti, La Poésie partout. Apollinaire, homme époque (1898-1918), Paris, Le Seuil, 2001.
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[74]
Jacques Dubois, Romanciers français de l’Instantané au xixe siècle (Bruxelles, Palais des Académies, 1963), ainsi que Jean-Pierre-Bertrand, Michel Biron, Jacques Dubois et Jeannine Paque, Le Roman célibataire. D’À ReboursàPaludes (Paris, Corti, 1996).
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[75]
Anatole France, « À la lumière », Les Poèmes dorés (1873), Poésies, Paris, Lemerre, 1904, p. 6.
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[76]
A. France, « François Coppée » (à l’occasion de la parution de son roman Toute une jeunesse, 1892), dans La Vie littéraire, troisième série, Paris, Calmann-Lévy, s.d., p. 289.
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[77]
De Marinetti à Denis Roche, les avant-gardes littéraires et artistiques ont été comptables d’autres aspects de la poétique mallarméenne, qu’elles ont aussi mis en relief, contre la réduction de cette poétique au symbolisme le plus décoratif : matérialisme typographique, radicalisme nihiliste, jeux de langage, démontage des moteurs de l’écriture, machinerie textuelle, etc.
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[78]
Marc Angenot, 1889. Un état du discours social, Longueuil, Le Préambule, 1989.
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[79]
Marie-Ève Thérenty, La Littérature au quotidien. Poétiques journalistiques du xixe siècle, Paris, Le Seuil, 2007.
-
[80]
J.-P. Bertrand, « Une lecture médiatique du Spleen de Paris », dans M.-È. Thérenty et A. Vaillant (dir.), Presse & Plumes. Journalisme et littérature au xixe siècle, Nouveau Monde Éditions, Paris, 2004, p. 329-337.
-
[81]
Voir P. Durand, « Le livre, instrument institutionnel. Mallarmé et la crise des valeurs symboliques », dans H. Siepmann et R. Trousson (dir.),Charles van Lerberghe et le symbolisme, Cologne, Georg Mölich, 1988, p. 246-271 et, plus récemment, « Le Livre de Mallarmé : un best-seller imaginaire ? », dans O. Bessard-Banquy, S. Ducas et A. Gefen (dir.),Best-sellers. L’industrie du succès, Paris, Albin Michel, 2021, p. 53-72.
-
[82]
Vincent Laisney, En lisant en écoutant. Lectures en petit comité, de Hugo à Mallarmé, Bruxelles, Les Impressions nouvelles, 2017. Les formes de la communication littéraire – c’est-à-dire l’entrée en régime de dialogisme moderne de la communauté des producteurs de textes – ont conduit, plus généralement, à une sorte d’aggiornamento systémique de la vieille histoire littéraire (Alain Vaillant, L’Histoire littéraire, Paris, Armand Colin, 2017).
-
[83]
J. Dubois, Les Romanciers du réel. De Balzac à Simenon, Paris, Le Seuil, 2000.
-
[84]
V. Hugo, Notre-Dame de Paris, éd. B. Andersson, Paris, Gallimard, 2009, p. 98-99.
-
[85]
Ch. Baudelaire, « Le peintre de la vie moderne » (1863), Œuvres complètes, t. II, éd. citée, p. 685.
-
[86]
Ibid., p. 695.
-
[87]
Mallarmé, « Les Fenêtres » (1866), Poésies, Œuvres complètes, t. I, éd. citée, p. 9.
-
[88]
« Chronique de Paris » (signée Ix), La Dernière Mode (1874), Œuvres complètes, t. II, éd. citée, p. 498 ; Lettre à Émile Zola, 6 novembre 1874, Correspondance (1854-1898), éd. citée, p. 331 ; « Sur le Beau et l’Utile » (Le Gaulois, 21 août 1896), Œuvres complètes, t. II, éd. citée, p. 664.
-
[89]
Voir Barbara Bohac, Jouir partout ainsi qu’il sied. Mallarmé et l’esthétique du quotidien, Paris, Classiques Garnier, 2012, ainsi que B. Bohac et P. Durand (dir.), Mallarmé au monde. Le spectacle de la matière, Paris, Hermann, 2019.
-
[90]
Ch. Baudelaire, « Le peintre de la vie moderne », éd. citée, p. 691.
-
[91]
Marcel Proust, Du côté de chez Swann (1913), À la recherche du temps perdu, éd. P. Clarac et A. Ferré, t. I, Paris, Gallimard, « Bibliothèque de la Pléiade », 1954, p. 168.
-
[92]
La triade Anthropos/Logos/Cosmos constitue, pour ces derniers, la forme génératrice fondamentale des processus poétiques, le langage y étant vu comme l’instance, souvent représentée en texte, de la médiation entre l’homme et le monde (Rhétorique de la poésie. Lecture linéaire, lecture tabulaire, Bruxelles, Complexe, 1977).
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[93]
Voir Anthony Glinoer et Vincent Laisney, L’Âge des cénacles. Confraternités littéraires et artistiques au xixe siècle, Paris, Fayard, 2013. Et aussi V. Laisney (dir.), Les Souvenirs littéraires, Presses universitaires de Liège, 2017.
-
[94]
Charles Grivel, « Matériaux pour servir à l’examen sociologique de la poésie à la fin du Second Empire », dans Neophilologus, 1, 1966, p. 44-49.
-
[95]
Mallarmé, « L’action restreinte » (1895), Divagations, éd. citée, p. 217.
-
[96]
« À la nue accablante tu », Poésies, éd. citée, p. 44.
-
[97]
« Méry / Sans trop d’aurore » (1887), puis « Dame / Sans trop d’ardeur » (1896), Œuvres complètes, t. I, éd. citée, p. 56 et p. 133.
-
[98]
Voir Léon Cellier, « D’une rhétorique profonde : Baudelaire et l’oxymoron », Cahiers internationaux de symbolisme, n° 8, 1965, p. 3-14 ; J. Dubois, « Poétique du mot d’esprit chez Apollinaire », Acta Universitatis Carolinae, vol. XV, n° 1-2, 1983, p. 83-94. La notion de « régime rhétorique » dont il sera fait usage plus loin a été élaborée par le Groupe µ dans Rhétorique de la poésie. Lecture linéaire, lecture tabulaire, Bruxelles, Complexe, 1977.
-
[99]
Arthur Rimbaud, « Alchimie du verbe », Une saison en enfer, Œuvres complètes, éd. A. Guyaux, Paris, Gallimard, « Bibliothèque de la Pléiade », 2009, p. 166.
-
[100]
Roland Barthes, Le Degré zéro de l’écriture (1953), Œuvres complètes, éd. É. Marty, t. I, Paris, Le Seuil, 1993, p. 145-149. La part de responsabilité dans ces régimes d’expression collective est problématique : ils restent davantage réponse que questionnement.
-
[101]
« Le mystère dans les lettres » (1896), Divagations, éd. citée, p. 228-234.
-
[102]
Ibid., p. 230.
-
[103]
Tzvetan Todorov, Théories du symbole, Paris, Le Seuil, 1977.
-
[104]
Alain Viala, Naissance de l’écrivain, Paris, Éditions de Minuit, 1985.
-
[105]
Roman Jakobson, « Linguistique et théorie de la communication », Essais de linguistique générale (1963), Paris, Éditions de Minuit, 1981, p. 87-99.
-
[106]
R. Jakobson, « Linguistique et poétique », ibid., p. 209-248.
-
[107]
Voir, à ce sujet, la discussion théorique et historique éclairante livrée par Léon Robel, Yvan Mignot et Henry Deluy en préface à Iouri Tynianov,Le Vers lui-même. Problème de la langue du vers (1924), Paris, UGE, « 10/18 », 1977, p. 7-32.
-
[108]
R. Jakobson, « Du réalisme artistique », dans Théorie de la littérature. Textes des Formalistes russes (T. Todorov éd.), Paris, Le Seuil, 1965, p. 100.
-
[109]
Christophe Hanna, Poésie action directe, Paris, Al Dante/Léo Scheer, 2002 et Nos dispositifs poétiques, Paris, Questions théoriques, 2010.
-
[110]
Gillian R. Evans, The University of Oxford. A New History, Londres-New York, Tauris, 2013, p. X (je traduis).
-
[111]
Ibid.
-
[112]
Jules Vallès, « Les procès littéraires » (1857), L’Œuvre de Jules Vallès, éd. G. Gille, Paris, Club français du livre, 1968, p. 1608.
-
[113]
J. Vallès, « Les cénacles. Théophile Gautier. Baudelaire. Leconte de Lisle » (La France, 2 et 9 mars 1883), L’Œuvre de Jules Vallès, éd. citée, p. 1197.
-
[114]
Léon Bloy, « Un brelan d’excommuniés (IV) » (1889), Belluaires et Porchers,éd. H. Juin, Paris, UGE, « 10/18 », 1983, p. 340.
-
[115]
A. France, « Demain », La Vie littéraire, deuxième série, Paris, Calmann-Lévy, s.d., p. VIII.
-
[116]
Denis Diderot, Discours de la poésie dramatique,chap. viii « Des mœurs », 1758.
-
[117]
Valéry Larbaud, Journal intime d’A. O. Barnabooth, Œuvres, éd. G. Jean-Aubry et R. Mallet, Paris, Gallimard, « Bibliothèque de la Pléiade », 1958, p. 98.
-
[118]
V. Larbaud, « Musique après une lecture », Poésies d’A. O. Barnabooth, ibid., p. 58.
-
[119]
Au début d’Une saison en enfer, Rimbaud écrit la « Beauté », celle qu’il injurie, avec majuscule ; à la fin d’« Alchimie du verbe », il écrit la « beauté », celle qu’il salue, avec minuscule (Œuvres complètes, éd. citée, p. 245 et p. 269).
-
[120]
Mallarmé, « Arthur Rimbaud. Lettre à M. Harrison Rhodes » (1896), Divagations, éd. citée, p. 125.
-
[121]
Ibid., p. 121-122.
-
[122]
Ibid., p. 124.
-
[123]
Jean-Marie Gleize, A noir. Poésie et littéralité, Paris, Le Seuil, 1992, ainsi que Sorties, Paris, Questions théoriques, 2009.
-
[124]
A. Rimbaud, « Alchimie du verbe », Une saison en enfer, éd. citée, p. 265.
-
[125]
V. Larbaud, Journal intime d’A. O. Barnabooth, éd. citée, p. 141.
-
[126]
Isidore Ducasse, Poésies I, dans Lautréamont, Les Chants de Maldoror et autres textes, éd. J.-L. Steinmetz, Paris, Le Livre de Poche, 2001, p. 368 ; PoésiesII, ibid., p. 379 ; ibid., p. 391.
-
[127]
A. Rimbaud, Lettre à Georges Izambard, 13 mai 1871, Œuvres complètes, éd. citée, p. 346 ; Une saison en enfer, ibid., p. 280.
-
[128]
Remy de Gourmont, « La littérature Maldoror », Le Mercure de France, t. II, n° 14, février 1891, p. 97-102.
-
[129]
Mallarmé, « Arthur Rimbaud », Divagations, éd. citée, p. 127.
-
[130]
« Le mystère dans les lettres », ibid., p. 231.
-
[131]
« Crise de vers », ibid., p. 213.
-
[132]
« Conflit », ibid., p. 108.
La « pure poésie » dont Hugo acceptait fort bien d’être le représentant autour de 1830 signifiait liberté d’invention, ivresse féconde, énergie d’une imagination et d’une virtuosité. Et avec une insolence propre à moucher, comme incapable de juger de ces choses, quiconque tiendrait que « le sujet chevauche hors des limites de l’art ». « À quoi », dit l’auteur des Orientales, il a « toujours fermement répondu » ceci : « que ces caprices étaient ses caprices ; qu’il ne savait pas en quoi étaient faites les limites de l’art, que de géographie précise du monde intellectuel il n’en connaissait point, qu’il n’avait point encore vu de cartes routières de l’art, avec les frontières du possible et de l’impossible tracées en rouge et en bleu ; qu’enfin il avait fait cela, parce qu’il avait fait cela. » C’est que la poésie est un art du comment, non un art du pourquoi, et qu’elle demande, pour l’apprécier comme il convient, qu’on se mette au « point de vue » du poète : « Examinons comment vous avez travaillé, non sur quoi et pourquoi. »
La « poésie pure » promue par Baudelaire au milieu du Second Empire ne portera plus le signe de cette abondance qui, chez Hugo, égalait la fécondité du poète à celle de la nature. La « pure poésie » était toute positivité, euphorique adhésion à son art d’un poète en pleine possession de ses moyens, jeune encore lui-même à l’intérieur d’un romantisme en train de rajeunir la vieille chose que la littérature était devenue entre les mains des néoclassiques…
Date de mise en ligne : 09/09/2024
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