Introduction
- Par Emmanuel Brassat
Pages 173 à 179
Citer ce chapitre
- BRASSAT, Emmanuel,
- Brassat, Emmanuel.
- Brassat, E.
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Notes
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[1]
Le texte de cette étude découle d’une intervention faite au colloque Place et raison de la pulsion de mort dans le schématisme de la psychanalyse, qui s’est tenu à Berlin du 7 au 10 juin 2019, organisé par les associations Freuds Agora et Psychoanalytische Bibliothek, dans le cadre de la Biennale de la psychanalyse à partir du travail de René Lew.
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[1]
Hegel, Phénoménologie de l’esprit, Paris, Flammarion, 2012, p. 199, trad. J.-P. Lefebvre.
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[2]
S. Spielrein, « Die Destruktion als Ursache des Werdens », Jarhbuch, psychoanal., psychopath. Forschung, n° 4, 1912, p. 465-503.
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[3]
Hegel, op. cit., chapitre IV, « La vérité de la certitude de soi-même », p. 185-227.
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[4]
S. Freud, Considérations actuelles sur la guerre et sur la mort, nouvelle traduction, Paris, Payot, 1981, p. 38.
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[5]
S. Freud, Le malaise dans la culture, nouvelle traduction, Paris, Payot, coll. « Quadrige », 1995, p. 61-62.
Lors d’un colloque tenu à Marseille en 1984, A. Green faisait remarquer à D. Widlöcher qu’au congrès international de psychanalyse de Vienne en 1971, qui traitait de l’agressivité, la question de la pulsion de mort avait été à peine évoquée, si ce n’est par les psychanalystes kleiniens, et cela, dans une perspective très différente de celle de Freud. Il ajoutait que c’était alors un sujet tabou et qu’on n’avait peu licence d’en parler, sauf à risquer de se voir mal jugé par les autres psychanalystes. Widlöcher dira lui-même de ce concept qu’il est un des plus controversés de la psychanalyse. Un tel témoignage incite à penser qu’aucun des participants à ce congrès n’aurait pu entendre une phrase de Hegel écrite au tout début du xixesiècle. Celle-ci soutient que, dans l’affirmation de son indépendance en tant que conscience pensante et connaissante, détachée de toute existence singulière concrète ou vie, engageant par là même son existence face à la mort, et du fait de l’affirmation active de chacun envers tous de la même façon, l’individu, « tout comme il engage sa propre vie, […] doit tendre à la mort de l’autre ». Et si jamais ils entendaient une telle assertion, ce serait probablement pour y diagnostiquer quelque monstruosité absconse de nature philosophique, voire une sorte d’apologie de la violence aveugle et donc un obscurantisme. Loin de là, si on en saisit toute la portée, mais encore faut-il se soucier de cette négativité quant à soi et à l’autre que le philosophe décelait dans l’histoire du sujet humain et que Freud, à son tour, viendra redécouvrir, peut-être sous l’influence d’une femme vertigineusement intelligente et sensible, Sabina Spielrein…
Date de mise en ligne : 30/10/2025
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