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Cadre ou bienveillance ? L’enfant-individu et ses tensions à l’âge de l’autonomie

Pages 157 à 181

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  • Ehrenberg, A.
  • et Marquis, N.
(2026). Cadre ou bienveillance ? L’enfant-individu et ses tensions à l’âge de l’autonomie. Dans
  • G. Leroy
Penser l'enfant comme individu : un défi sociologique (p. 157-181). Presses universitaires de Vincennes. https://doi.org/10.3917/puv.leroy.2026.01.0157.

  • Ehrenberg, Alain.
  • et al.
« Cadre ou bienveillance ? L’enfant-individu et ses tensions à l’âge de l’autonomie ». Penser l'enfant comme individu : un défi sociologique, Presses universitaires de Vincennes, 2026. p.157-181. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/penser-l-enfant-comme-un-individu--9782379246098-page-157?lang=fr.

  • EHRENBERG, Alain
  • et MARQUIS, Nicolas,
2026. Cadre ou bienveillance ? L’enfant-individu et ses tensions à l’âge de l’autonomie. In :
  • LEROY, Ghislain,
Penser l'enfant comme individu : un défi sociologique. Saint-Denis : Presses universitaires de Vincennes. Hors collection, p.157-181. DOI : 10.3917/puv.leroy.2026.01.0157. URL : https://shs.cairn.info/penser-l-enfant-comme-un-individu--9782379246098-page-157?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/puv.leroy.2026.01.0157


Notes

  • [1]
     Cette contribution a bénéficié d’un financement de l’ERC, Conseil de Recherche Européen (Grant agreement no 850874.) Les auteurs remercient Véronique Degraef et Solène Mignon pour les travaux réalisés dans le cadre du projet ERC CoachingRituals, ayant fondé la perspective comparative (Royaume-Uni, Danemark) développée ci-dessous.
  • [2]
    Claude Martin, « From educating mothers to neuroparenting : Ideas and controversies in parenting issues », dans Nicolas Marquis (dir.), Education, Parenting and Mental Health Care in Europe : The Contradictions of Building Autonomous Individuals, Londres, Routledge, 2024, p. 129-144.
  • [3]
    Irène Théry, Le Démariage. Justice et vie privée, Paris, Odile Jacob, 1993 ; Alain Renaut, La Libération des enfants. Contribution philosophique à une histoire de l’enfance, Paris, Calmann-Levy, 2002.
  • [4]
    Voir, sur la thématique de l’éducation, notamment l’OCDE, via les rapports intitulés Starting Strong ; sur la thématique de la parentalité (les textes du Conseil de l’Europe et de l’UNICEF, entre autres) ; pour la période jugée décisive de la prime enfance, les rapports de la Commission des 1000 premiers jours en France et des 1001 premiers jours au Royaume-Uni.
  • [5]
    Alain Ehrenberg, La Société du malaise, Paris, Odile Jacob, 2010.
  • [6]
    Nicolas Marquis et Fadoua Messaoudi, « Le tuteur de résilience : Le travail social en contexte individualiste », Esprit, 2022, no 10, p. 79-87 ; Edouard Gardella, La Solidarité individualiste. L’assistance moderne aux sans-abris et ses pathologies, Paris, Économica, coll. « Études sociologiques », 2023.
  • [7]
    Benoît Eyraud, Protéger et rendre capable, Toulouse, Erès, 2013.
  • [8]
    Nicolas Marquis, « Making people autonomous : a sociological analysis of the uses of contracts and projects in the psychiatric care institutions », Culture, Medicine, and Psychiatry, 2022, vol. 46, no 2, p. 248-276.
  • [9]
    François de Singly, Les Adonaissants, Paris, Armand Colin, 2006.
  • [10]
    Peter Winch, L’Idée d’une science sociale et sa relation à la philosophie, Paris, Gallimard, 2009.
  • [11]
    Les titres de dossiers de presse parus sur quelques jours semblent témoigner de l’ampleur du débat, mais aussi d’une certaine façon de le positionner comme une lutte entre deux camps : « La France en plein débat sur les limites de l’éducation positive » (Courrier international, 7 avril 2023), « Éducation des enfants : la guerre est déclarée » (Le Point, 9 avril 2023), « Le complexe parental : entre bienveillance et autorité, comment être parent aujourd’hui ? » (L’Obs, 3 mai 2023), « Le bon filon de l’éducation positive » (Le Monde, 26 avril 2023), « Pourquoi l’“éducation positive” nous rend tous zinzins » (Télérama, 24 avril 2023 ), « Est-il cruel d’envoyer son enfant dans sa chambre ? » (Le Monde, 17 février 2023), etc.
  • [12]
    Anne Bacus, Traitez-les comme des mômes !, Paris, Marabout, 2018 ; Didier Pleux, De l’enfant roi à l’enfant tyran, Paris, Odile Jacob, 2020 ; Didier Pleux, L’Éducation bienveillante, ça suffit !, Paris, Odile Jacob, 2023 ; Caroline Goldman, File dans ta chambre ! Offrez des limites éducatives à vos enfants, Paris, Interéditions, 2020.
  • [13]
    Serge Dupont, Moïra Mikolajczak et Isabelle Roskam, « The cult of the child : A critical examination of its consequences on parents, teachers and children », Social Sciences, vol. 11. 3, 2022, p. 141.
  • [14]
    L’Observatoire des violences éducatives ordinaires milite pour une conception plus extensive encore, sa présidente allant jusqu’à considérer que « le fait éducatif est intrinsèquement violence » (Milanovic, 2023 : https://www.oveo.org/reflexions-sur-la-pertinence-de-la-formule-violence-educative-ordinaire/), car il reconduit à chaque génération la domination des adultes sur des enfants.
  • [15]
    Céline Alvarez, Les Lois naturelles de l’enfant, Paris, Les Arènes, 2016. Il faut noter avec Déchaux (à propos du cas de la pédophilie) que, même chez les plus farouches partisans de la conception de l’enfant comme partenaire de l’adulte, il y a un domaine où l’enfant continue à être considéré comme essentiellement incapable : celui du consentement à certains types de relations, notamment sexuelles. Jean-Hugues Déchaux, « Le sacre de l’enfant. Regards sur une passion contemporaine », Revue française de sociologie, no 3, 2014, p. 537-561.
  • [16]
    Nicolas Marquis, Du bien-être au marché du malaise, Paris, Presses universitaires de France, 2014.
  • [17]
    Alain Ehrenberg, La Société du malaise, Paris, Odile Jacob, 2010 ; Nicolas Marquis, Du bien-être au marché du malaise, op. cit.
  • [18]
    Anne Van Haecht, « L’enfance : terre inconnue du sociologue », Bulletin de l’AISLF, 1990, p. 87-97.
  • [19]
    Régine Sirota, « L’enfant dans la sociologie de l’éducation, un fantôme ressuscité ? », dans Enfances et sciences socialesRevue de l’institut de sociologie, Université Libre de Bruxelles, 1994, p. 147-163.
  • [20]
    Régine Sirota, « L’émergence d’une sociologie de l’enfance, évolution de l’objet, évolution du regard », Éducation et Sociétés, no 2, 1998, p. 9-33.
  • [21]
    Jean Kellerhals, Pierre-Yves Troutot et Emmanuel Lazega, Microsociologie de la famille, Paris, Presses universitaires de France, 1984.
  • [22]
    Luc Boltanski, L’Amour et la Justice comme compétences. Trois essais de sociologie de l’action, Paris, Métailié, 1990.
  • [23]
    Voir par exemple Sylvie Octobre, « Les 6-14 ans et les medias audiovisuels. Environnement médiatique et interactions familiales », Réseaux, 2003, no 3, p. 95-120. On peut également signaler qu’à la même époque, les sciences de la communication et la sociologie de la réception s’équipent de modèles théoriques déjà présents dans le monde anglo-saxon pour valoriser la marge de manoeuvre et les compétences interprétationnelles des (jeunes) récepteurs face à des contenus jusque-là considérés comme plutôt nuisibles. Voir, à propos de la réception adolescente de la série Hélène et les garçons : Dominique Pasquier, La Culture des sentiments : l’expérience télévisuelle des adolescents, Paris, Éditions de la Maison des sciences de l’homme, 1999.
  • [24]
    Cléopâtre Montandon, L’Éducation du point de vue des enfants, Paris, L’Harmattan, 1997.
  • [25]
    Patrick Rayou, La Grande École. Approche sociologique des compétences enfantines, Paris, Presses universitaires de France, 1999.
  • [26]
    Laurence Gavarini, La Passion de l’enfant. Filiation, procréation et éducation à l’aube du XXIe siècle, Paris, Denoël, 2001.
  • [27]
    Jean-Hugues Déchaux, « Le sacre de l’enfant. Regards sur une passion contemporaine », Revue française de sociologie, no 3, 2014, p. 537-561.
  • [28]
    Voir le collectif édité par le Conseil de l’Europe, L’Intérêt supérieur de l’enfant. Un dialogue entre théorie et pratique, Strasbourg, Conseil de l’Europe, « Hors collection », 2017.
  • [29]
    Jan Mason et Susan Danby, « Children as Experts in Their Lives : Child Inclusive Research », Child Indicators Research, vol. 4, no 2, 2011, p. 185-189.
  • [30]
    Caroline Bradbury-Jones et Julie Taylor, « Engaging with Children as Co-Researchers : Challenges, Counter-challenges and Solutions », International Journal of Social Research Methodology, vol. 18, no 2, 2015 ; Bérengère Nobels et Laura Merla. Deux « maisons », un « chez-soi » ? Expériences de vie de jeunes en hébergement égalitaire, Louvain-la-Neuve, Academia L’Harmattan, 2022.
  • [31]
    Louis Roussel, La Famille incertaine, Paris, Odile Jacob, 1989, p. 155.
  • [32]
    Jean-Claude Quentel, « Penser la différence de l’enfant », Le Débat, vol. 132, no 5, 2004, p. 5-26.
  • [33]
    Ibid.
  • [34]
    Gérard Neyrand, « L’évolution du regard sur le lien parental. Approche socio-historique de la petite enfance », Devenir, vol. 14, no 1, 2002, p. 27-55.
  • [35]
    Jean-Claude Quentel, « Penser la différence de l’enfant », Le Débat, vol. 132, no 5, 2004, pp. 5-26.
  • [36]
    Marcel Gauchet, « L’enfant du désir », Le Débat, vol. 132, n5, 2004, p. 98-112.
  • [37]
    Dany-Robert Dufour, « Télévision, socialisation, subjectivation. Le rôle du troisième parent », Le Débat, vol. 132, no 5, 2004, p. 195-213 ; Jean-Pierre Lebrun, « Des incidences de la mutation du lien social sur l’éducation », Le Débat, vol. 132, no 5, 2004, p. 151-176.
  • [38]
    Françoise Parot, « Mais pourquoi ces enfants ne tiennent-ils plus en place ? L’ordre des corps », Le Débat, vol. 132, no 5, 2004, p. 122-135.
  • [39]
    Dominique Youf, « Enfance victime, enfance coupable. Les métamorphoses de la protection de l’enfance », Le Débat, vol. 132, no 5, 2004, p. 214-224.
  • [40]
    Cécile Van de Velde, Devenir adulte. Sociologie comparée de la jeunesse en Europe, Paris, Presses universitaires de France, 2008.
  • [41]
    Helene Brembeck, Barbro Johansson et Jan Kampmann (dir.), Beyond the competent child. Exploring Nordic contemporary childhoods in the Nordic Welfare societies, Roskilde, Roskilde University Press, 2008.
  • [42]
    Jesper Juul, Raising Competent Children. A New Way of Developing Relationships with Children, DoubleBay, RockPool Publishing, 2002.
  • [43]
    Jessica Joelle Alexander et Iben Dissing Sandahl, Comment élever les enfants les plus heureux du monde. Les recettes du bonheur danois, Paris, JC Lattès, « Isabelle Filliozat présente », 2017.
  • [44]
    Jesper Juul, Raising Competent Children. A New Way of Developing Relationships with Children, op. cit., p. 72.
  • [45]
    Véronique Degraef, Emmanuelle Lenel et Nicolas Marquis, « Children’s Well-Being and Teachers’ Benevolence as the Road to Higher Performance ? : Cognitive Neuroscience and Montessori in Preschools », dans Nicolas Marquis (dir.), Education, Parenting and Mental Health Care in Europe : The Contradictions of Building Autonomous Individuals, Londres, Routledge, 2024, p. 63-79.
  • [46]
    Ibid., p. 25.
  • [47]
    Eva Gulløv, « Kindergartens in Denmark – Reflections on Continuity and Change », dans Anne Trine Kjørholt et Jens Qvortrup (dir.), The Modern Child and the Flexible Labour Market. Studies in Childhood and Youth, Londres, Palgrave Macmillan, 2012.
  • [48]
    Chez Alexander et Sandahl, le « recadrage » signifie tout autre chose qu’en France : il s’agit, face à une difficulté, d’aider l’enfant à changer les paramètres, notamment cognitif pour envisager de nouvelles solutions. Autrement dit, recadrer, c’est changer de cadre pour, par exemple, faire d’un échec apparent une opportunité.
  • [49]
    Jessica Joelle Alexander et Iben Dissing Sandahl, Comment élever les enfants les plus heureux du monde. Les secrets de l’éducation à la danoise, op. cit.
  • [50]
    Tomas Ellegaard et Niels Kryger, « Changing the framing of play in times of increased emphasis on readiness », International Journal of Early Years Education, vol. 8, 2020, p. 218-231.
  • [51]
    Le rapport Starting Strong II de l’OCDE souligne à cet égard un élément intéressant en évoquant la « peur danoise que l’emphase sur les apprentissages finisse par dominer le travail pédagogique du kindergarten et entraver son objectif fondamental (soutenir le développement holistique de l’enfant) », autrement dit la crainte de ce que l’imposition d’une forme scolaire programmée et centralisée au niveau préscolaire ne viennent mettre à mal ce qui semble bien plus important : l’apprentissage d’être avec soi (« self-management ») et avec les autres. OCDE, Starting Strong II : Early Childhood Education and Care, Starting Strong, OECD Publishing, Paris, 2006, p. 139. [https://doi.org/10.1787/9789264035461-en]
  • [52]
    Voir le récent curriculum danois : « L’environnement pédagogique doit favoriser le bien-être de tous les enfants ainsi que leur participation aux communautés sociales et le développement de l’empathie et des relations. L’environnement pédagogique d’apprentissage doit soutenir les communautés dans lesquelles les différences sont considérées comme une ressource qui contribue à la formation démocratique. » Ministry of Children and Education, The Strengthened Pedagogical Curriculum. Framework and content, 2020, p. 39. [https://emu.dk/sites/default/files/2021-03/8077%20SPL%20Hovedpublikation_UK_WEB%20FINAL-a.pdf]
  • [53]
    Anders Petersen, « Antidepressant medication as identity construction : And so what ? », dans Nicolas Marquis (dir.), Education, Parenting and Mental Health Care in Europe : The Contradictions of Building Autonomous Individuals, Londres, Routledge, 2024, p. 191-204.
  • [54]
    Annick Prieur, Sune Qvotrup Jensen et Vibeke B. Nielsen, « Lacking social skills : A social investment state’s concern for marginalized citizens’ ways of being », Critical Social Policy, vol. 40, no 4, 2020, p. 608-626 ; Annick Prieur, Sune Qvotrup Jensen, Julie Laursen et Oline Pedersen, « Social skills : Following a travelling concept from American academic discourse to contemporary Danish welfare institutions », Minerva, vol. 54, no 4, 2016, p. 423-443.
  • [55]
    Frank Furedi, Paranoid parenting. Why ignoring the experts may be best for your child, Chicago, Chicago Review Press, 2002.
  • [56]
    Tous deux étant inspirés par et en débat avec les travaux de Mélanie Klein à propos de « la vie émotionnelle du bébé ». Voir aussi, du côté des Annafreudiens cette fois, les travaux d’Erikson à propos de la confiance de base. Voir Alain Ehrenberg et Nicolas Marquis, « Quel rétablissement pour la psychanalyse ? L’enfant-individu et ses troubles à l’âge de l’autonomie normative », Nouvelle Revue de l’Enfance et de l’Adolescence, no 8.1., 2023, p. 67-85
  • [57]
    « De la naissance jusqu’à l’âge de 18 mois, on a calculé que les connexions dans le cerveau se créent à un rythme d’un million par seconde ! Les toutes premières expériences façonnent le développement cérébral d’un bébé et ont un impact durable sur sa santé mentale et émotionnelle » (nous traduisons). Mark Durkan, Frank Field, Norman Lamb et Tim Loughton, The 1001 Critical Days : The Importance of the Conception to Age Two Period, Londres, NSPCC, 2014.
  • [58]
    « Une mère enceinte souffrant de stress peut parfois transmettre au bébé à naître le message que le monde sera dangereux, de sorte qu’en tant qu’enfant il ou elle aura du mal avec de nombreux problèmes sociaux et émotionnels. La réponse de l’enfant aux expériences de peur ou de tension est construite sur le mode du danger et de l’alerte maximale. Cela se produira également à tout moment au cours des 1001 premiers jours, chaque fois qu’un bébé est exposé à un stress accablant causé par n’importe quelle situation familiale, comme une maladie mentale parentale, des mauvais traitements ou une exposition à la violence domestique » (nous traduisons). Ibid.
  • [59]
    « Are we too scared for our children ? » demandait un article de la BBC (9.8.2002) à la suite du meurtre de deux jeunes filles de 10 ans.
  • [60]
    Ellie Lee, Jennie Bristow, Charlotte Faircloth et Jan Macvarish (dir.), Parenting Culture Studies, Basingstoke/New York, Palgrave Macmillan, 2014.
  • [61]
    Charlotte Faircloth, « Intensive parenting and the expansion of parenting », dans Ellie Lee, Jennie Bristow, Charlotte Faircloth et Jan Macvarish (dir.), Parenting Culture Studies, Basingstoke et New York, Palgrave Macmillan, 2014, p. 25-50. Ceci s’inscrit dans la continuité de la popularisation des théories winnicottiennes et bowlbiennes : « Les parents sont vus comme l’élément essentiel du développement de l’enfant depuis la seconde moitié du xxe siècle. » Mary Daly, Parenting support policies in EuropeFamilies, Relationships and Societies, 2013, vol. 2, no 2, p. 159-174.
  • [62]
    Ellie Lee, “Pregnancy After ‘a Choice to Drink’ : Meanings of Autonomy in England’s Policies on Fetal Alcohol Spectrum Disorder (FASD)”, dans Nicolas Marquis (dir.), Education, Parenting and Mental Health Care in Europe : The Contradictions of Building Autonomous Individuals, Londres, Routledge, 2024, p. 145-160.
  • [63]
    Jan Macvarish, Neuroparenting : The Expert Invasion of Family Life, Basingstoke et New York, Palgrave Macmillan, 2016, dont le titre fait malicieusement écho à celui de l’ouvrage de Furedi. Sur le souci de l’état d’ « équiper » les parents, voir aussi Mary Daly, Parenting support policies in EuropeFamilies, Relationships and Societies, op. cit., p. 159-174.
  • [64]
    Miriam Liss, Holly H. Schiffrin, Virginia H. Mackintosh et al., « Development and validation of a quantitative measure of intensive parenting attitudes », Journal of Child and Family Studies, vol. 22, 2013, p. 621-636.
  • [65]
    William E. Snell Jr, Gail A. Overbey et A. Lauren Brewer, « Parenting perfectionism and the parenting role », Personality and Individual Differences, vol. 39, no 3, 2005, p. 613-624.
  • [66]
    Jennie Bristow, « The double bind of parenting culture : Helicopter parents and cotton wool kids », dans Ellie Lee, Jennie Bristow, Charlotte Faircloth et Jan Macvarish (dir.), Parenting Culture Studies, Basingstoke/New York, Palgrave Macmillan, 2014, p. 200-215.
  • [67]
    Chris Segrin, Tricia J. Burke et Trevor Kauer, « Overparenting is associated with perfectionism in parents of young adults », Couple and Family Psychology : Research and Practice, 2020, vol. 9.3, p. 181.
  • [68]
    Jan Macvarish, Neuroparenting : The Expert Invasion of Family Life, Basingstoke et New York, Palgrave Macmillan, 2016.
  • [69]
    Alain Renaut, La Libération des enfants. Contribution philosophique à une histoire de l’enfance, Paris, Calmann-Levy, 2002, p. 105.
  • [70]
    Émile Durkheim, Sociologie et anthropologie, Paris, Presses universitaires de France, 1994.
  • [71]
    Eva Gulløv, « Balanced Emotional Expressions : Learning to Be an Autonomous Social Being », dans Nicolas Marquis (dir.), Education, Parenting and Mental Health Care in Europe : The Contradictions of Building Autonomous Individuals, Londres, Routledge, 2024, p. 95-110.
  • [72]
    Nicolas Marquis et Emmanuelle Lenel, « Puzzling Autonomy », dans Nicolas Marquis (dir.), Education, Parenting and Mental Health Care in Europe : The Contradictions of Building Autonomous Individuals, Londres, Routledge, 2024, p. 1-28.

L’enfance est un enjeu essentiel dans les sociétés individualistes de masse où dominent les idées, valeurs et normes (que Durkheim appelle les représentations collectives) de l’autonomie personnelle. L’enfance y pose des difficultés et génère des débats tant du point de vue de sa définition (de quoi parle-t-on lorsque l’on parle d’enfant ?) que des pratiques et politiques à son égard (qu’est-ce que bien agir, avec respect et efficacité, à l’égard d’un enfant ? Qu’est-ce qu’être un bon parent, un bon enseignant ?). Ces problématiques socio-politiques ne sont pas récentes, mais elles ont, ces dernières décennies, acquis une centralité au point de devenir structurantes. La Déclaration des droits de l’enfant de 1989 est considérée comme un tournant majeur dans la façon de concevoir l’enfant comme personne parce qu’elle lui accorde des droits-créances et non plus seulement, comme en 1924 et 1959, des droits-protection. Depuis lors, l’attention sans cesse croissante de la part d’institutions nationales et internationales pour les domaines de l’éducation, de la parentalité, de la période de la prime enfance ou de l’adolescence montre que ces éléments essentiels du vécu et du développement de l’enfant font l’objet d’un investissement qui n’a cessé de se renforcer. Les rapports, guidelines, recommandations, textes de lois ou autres écrits qui en découlent mobilisent un jeu de langage désormais familier à tous : projet, environnement, bien-être, estime de soi, droits, skills ou compétences – et surtou…


Date de mise en ligne : 21/05/2026

https://doi.org/10.3917/puv.leroy.2026.01.0157

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