L’anglais ne sera pas la lingua franca de l’internet
Pages 55 à 70
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- OUSTINOFF, Michaël,
- MAAYA, Réseau,
- Oustinoff, Michaël.
- Oustinoff, M.
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- MAAYA, Réseau,
Notes
- [ 1 ]Internet World Stats http://www.internetworldstats.com/stats7.htm
- [ 2 ]
Au début des années 1990, au moment où Internet commence à s’étendre à la planète entière, la présence de l’anglais est écrasante sur la Toile. Nombreux sont ceux à y voir alors la confirmation de l’inexorable ascension de l’anglais en tant que « langue planétaire », à commencer par David Crystal dans English as a Global Language [crystal 1997].
Qu’elle le soit devenue, c’est incontestable, mais c’est une toute autre affaire d’en déduire qu’elle est appelée à devenir le vecteur unique de la communication internationale à l’heure de la mondialisation : une telle thèse résiste de moins en moins à l’épreuve des faits.
Signe des temps : c’est au sein du monde anglophone lui-même que les critiques se font aujourd’hui les plus argumentées et les plus radicales, à commencer par la British Academy dans un rapport récent [british academy 2009] et le non moins sérieux Department of Energy (doe) aux États-Unis, qui a lancé en juin 2010 la plateforme multilingue WorldWideScience.org en partant de la constatation que la science – en particulier les sciences dites « dures » – ne se fait plus par le seul truchement de l’anglais.
L’évolution des langues présentes sur internet est à cet égard éclairante : l’anglais est aujourd’hui descendu bien en dessous du seuil symbolique des 50 %, et même de celui des 30 % du volume total. Paraphrasant la célèbre formule d’Umberto Eco pour qui la langue de l’Europe, c’est la traduction, il faudrait dire que la lingua franca de l’internet, c’est le plurilinguisme, et, par voie de conséquence, la traduction…
Date de mise en ligne : 25/06/2025
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