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Courses poursuites
- Par Alain Médam
Pages 155 à 184
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Notes
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[1]
Elie Wiesel, Signes d’exode, Grasset, 1985.
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[2]
Elie Wiesel, op. cit.
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[3]
Richard Marienstras, Etre Juif en diaspora, Maspero, 1975.
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[4]
Elie Wiesel, op. cit.
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[5]
Voir Armand Abécassis. La pensée juive, t. 1 : Du désert au désir. Livre de poche. « Biblio ». 1987.
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[6]
Voir Armand Abécassis, op. cit.
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[7]
Voir Raphael Draï, La sortie d’Egypte, Fayard. 1986.
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[8]
Voir Marc-Alain Ouaknin. Le livre brûlé. Ed. Lieu commun. 1986.
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[9]
Marc-Alain Ouaknin. op. cit.
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[10]
Voir Raphael Draï. op. cit.
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[11]
Voir Raphael Draï, op. cit.
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[12]
Marc-Alain Ouaknin, Ouvertures hassidiques, Belin, 1989.
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[13]
Voir Guy Chouraqui, Deux œuvres méconnues de Georges Pérec : Les mots croisés, tomes 1 et 2, in CAES Info, septembre 1989.
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[14]
Voir Tony Lévy, L’espace, le lieu, l’infini, in Pardès, 2, 1987.
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[15]
Cité par Tony Lévy, op. cit.
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[16]
Edmond Jabès, Judaïsme et écriture, in L’écrit du temps : questions de judaïsme, Ed. de Minuit, 1984.
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[17]
Edmond Jabès, op. cit.
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[18]
Elie Wiesel, op. cit.
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[19]
Edmond Jabès, op. cit.
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[20]
Gershom Scholem, La théologie juive, Calmann-Lévy, 1978.
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[21]
Jean-François Lyotard, Figure forclose, in L’écrit du temps : questions de judaïsme, Ed. de Minuit, 1984.
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[22]
Voir Rachel Ertel, L’avant-garde yiddish dans l’Europe des années 20, in Le Monde, 16 octobre 1989.
Des écureuils à Central Park. Dans son appartement des hauteurs de New York, entre ses livres, Elie Wiesel se demande pourquoi suis-je ici ? Pourquoi pas à Jérusalem ? Pourquoi, alors qu’il existe là-bas un « Etat juif libre », est-ce que je n’y suis pas ? Pas pour les écureuils ? Pour l’Amérique ? Mais je suis souvent ailleurs : à Paris, en Europe, dans le monde ! Non, si je n’habite pas Israël et si je reste dans la diaspora — en exil : dans la galouth — cela doit venir d’autres raisons. Je peux toujours me dire, bien sûr, qu’une diaspora est nécessaire, que sans une diaspora puissante et consciente de ses devoirs, Israël risquerait de subir « des épreuves plus graves dues à son isolement au milieu des nations ». Et c’est incontestable. Mais ce n’est pas suffisant. Le fond des choses est autre.
Et donc c’est quoi, finalement, qui fait que je n’émigre
pas ? que je ne fasse pas : retour » ? Peut-être, songe Wiesel, est-ce que je dois admettre que ceci me convient : que l’entre-deux me satisfait. Que je pourrais y aller mais n’y vais pas. Que je pourrais rester sans que se pose à moi la question d’aller un jour là-bas, mais qu’elle se pose ! Et cette indécision dure. Elle me travaille depuis longtemps. Elle m’habite et, du reste, je l’habite. Est-ce que j’attends vraiment qu’elle se résolve ? Est-ce que je veux conclure ? Honnêtement, non. D’un côté, il y a l’amour que je porte à ce pays (parfois, l’amour fait mal). De l’autre, il y a que je ne suis pas disposé à choisir : que je ne suis pas prêt à sacrifier à Israël la diaspora : l’étendue du monde…
Date de mise en ligne : 31/08/2016
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