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Chapitre 5. Plus de mille jours d’internement

Pages 101 à 115

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  • Chevassus-au-Louis, N.
  • et Courban, A.
(2020). Chapitre 5. Plus de mille jours d’internement. Marcel Paul : Un ouvrier au Conseil des ministres (p. 101-115). Éditions de l'Atelier. https://shs.cairn.info/marcel-paul--9782708246126-page-101?lang=fr.

  • Chevassus-au-Louis, Nicolas.
  • et al.
« Chapitre 5. Plus de mille jours d’internement ». Marcel Paul Un ouvrier au Conseil des ministres, Éditions de l'Atelier, 2020. p.101-115. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/marcel-paul--9782708246126-page-101?lang=fr.

  • CHEVASSUS-AU-LOUIS, Nicolas
  • et COURBAN, Alexandre,
2020. Chapitre 5. Plus de mille jours d’internement. In : Marcel Paul Un ouvrier au Conseil des ministres. Éditions de l'Atelier. Hors collection, p.101-115. URL : https://shs.cairn.info/marcel-paul--9782708246126-page-101?lang=fr.

Notes

  • [1]
    Pochette « arrestation de Marcel Paul », APP 6A 225.
  • [2]
    Dossier d’épuration du commissaire Pichaut, APP KB86.
  • [3]
    Audition de Marcel Paul le 30 avril 1945, Dossier d’épuration du brigadier Laporte, APP KB62.
  • [4]
    APP KB85.
  • [5]
    Deux, datés de février et mai 1942, sont conservés sous forme d’originaux dans les collections du Musée de la Résistance nationale de Champigny-sur-Marne, et accessibles en ligne sur le site Gallica de la Bibliothèque nationale. La copie d’un troisième numéro, daté d’août 1942 est conservé dans AIHSME, carton 11.
  • [6]
    Lettre du directeur des prisons de Paris au préfet de police, 15 août 1942, AIHSME, carton 11.
  • [7]
    Réquisitoire contre Marcel Paul et al., AN Z/4/40, dossier 278.
  • [8]
    AN BB18 32 410.
  • [9]
    Dossier pénitentiaire de Marcel Paul, AD 49 248W57.
  • [10]
    Roger Poitevin, L’abbaye-bagne de Fontevrault 1940-1944 : des résistants dans une ancienne abbaye, éd. Amis de la Fondation pour la mémoire de la déportation, délégation de Maine-et-Loire, 2009.
  • [11]
    Ces documents sont à présent conservés à l’IHSME, carton 15.
  • [12]
    AD49 248W57.
  • [13]
    Déposition de Marcel Paul au ministère des Anciens combattants à son retour de déportation, s.d., AN 72 AJ 318.
  • [14]
    Marcel Paul, préface à Pierre Durand, Les Armes de l’espoir. Les Français à Buchenwald et Dora, Paris, Éditions sociales, 1977, p 10.
  • [15]
    Fondation pour la mémoire de la déportation, Livre-Mémorial des déportés de France arrêtés par mesure de répression et dans certains cas par mesure de persécution 1940-1945, Paris, Tiresias, 2004, p 456.
  • [16]
    Olivier Lalieu, La Résistance française à Buchenwald, Paris, Tallandier, 2005.
  • [17]
    Entretien avec Henri Alleg en 1980, archives FNDIRP.
  • [18]
    Marcel Paul, préface à Pierre Durand, Les Armes de l’espoir. Les Français à Buchenwald et Dora, Paris, Éditions sociales, 1977.
  • [19]
    Entretien avec Henri Alleg, op. cit.
  • [20]
    Philippe Robrieux, Histoire intérieure du Parti Communiste, tome 4, Paris, Fayard, 1984.
  • [21]
    André Combes, La Franc-maçonnerie sous l’Occupation : persécution et résistance (1939-1945), Paris, Éditions du Rocher, 2001.
  • [22]
    Frédéric H. Manhès, Buchenwald. L’organisation et l’action clandestine des déportés français, 1944-1945, FNDIRP, 1947.
  • [23]
    Olivier Lalieu, La Résistance française à Buchenwald, Paris, Tallandier, 2005.

Pour les policiers, l’arrestation de Marcel Paul est un beau succès. Voici plus de onze mois qu’ils étaient à sa recherche, depuis le coup de filet dans les milieux communistes nantais en décembre 1940. En janvier 1941, ils ont cru mettre la main sur lui en perquisitionnant au 22 rue Rambuteau, à Paris, au domicile de son épouse Suzanne. Même s’ils sont séparés et en instance de divorce (ils le resteront toute leur vie !), les deux anciens époux continuent à se voir, et Marcel Paul, plongé dans la clandestinité, loge parfois chez elle, bien qu’elle ait refait sa vie. Suzanne Paul, chez qui des documents communistes sont trouvés, écope de dix-huit mois de prison pour infraction au décret-loi Daladier prononçant la dissolution du PCF, qu’elle purge à la maison d’arrêt de Rennes. Marcel Paul reste, lui, introuvable.
Il semble avéré que son arrestation a été causée par la trahison de Louis Campeaux, ancien membre du PCF, cantonnier de la Ville de Paris, qui entretient sous l’Occupation des relations suivies avec l’inspecteur de police Yves Chapelain, de la seconde Brigade spéciale chargée de traquer les communistes. Les deux personnages finiront mal : Chapelain sera fusillé à la Libération tandis que Campeaux, après avoir disparu de Paris à la Libération et y être revenu en novembre, sera saisi à son domicile par trois hommes en armes. Son corps n’a jamais été retrouvé. Il est probable qu’il ait été éliminé par d’anciens résistants.
C’est donc très vraisemblablement par la trahison de Campeaux que la police parvient à retrouver la trace de Marcel Paul…


Date de mise en ligne : 22/09/2025

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