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Chapitre 4. Pionnier de la Résistance

Pages 85 à 100

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  • Chevassus-au-Louis, N.
  • et Courban, A.
(2020). Chapitre 4. Pionnier de la Résistance. Marcel Paul : Un ouvrier au Conseil des ministres (p. 85-100). Éditions de l'Atelier. https://shs.cairn.info/marcel-paul--9782708246126-page-85?lang=fr.

  • Chevassus-au-Louis, Nicolas.
  • et al.
« Chapitre 4. Pionnier de la Résistance ». Marcel Paul Un ouvrier au Conseil des ministres, Éditions de l'Atelier, 2020. p.85-100. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/marcel-paul--9782708246126-page-85?lang=fr.

  • CHEVASSUS-AU-LOUIS, Nicolas
  • et COURBAN, Alexandre,
2020. Chapitre 4. Pionnier de la Résistance. In : Marcel Paul Un ouvrier au Conseil des ministres. Éditions de l'Atelier. Hors collection, p.85-100. URL : https://shs.cairn.info/marcel-paul--9782708246126-page-85?lang=fr.

Notes

  • [1]
    Lettre d’Émile Pasquier aux syndicats de l’Éclairage, 26 octobre 1939, AN F7 14 810.
  • [2]
    Pierre Delplanque, « La Fédération de l’Éclairage et des Forces motrices 1939-1945 » in Michel Margairaz et Danielle Tartakowky (sous la dir.), Le syndicalisme dans la France occupée, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2008.
  • [3]
    Entretien avec Jean-François Picard le 23 février 1982, archives de la FNDIRP.
  • [4]
    Note de police du 28 mars 1940, APP 6A225.
  • [5]
    Témoignage de Marcel Paul en 1958, AD93 345J1. Sauf mention contraire, toutes les citations de Marcel Paul sur ses années de guerre proviennent de ce document, rédigé à la demande de Henri Noguères. Ce dernier en cite de larges extraits dans le premier tome de son Histoire de la Résistance en France (Paris, Robert Laffont, 1967).
  • [6]
    Le témoignage d’Auguste Havez sur cette période, publié dans La Nation socialiste (journal animé par l’ancien dirigeant communiste Auguste Lecœur après son exclusion) de janvier 1958, recoupe celui de Marcel Paul.
  • [7]
    Laurent Douzou. La Résistance française : une histoire périlleuse, Paris, Le Seuil, 2005.
  • [8]
    Fonds du cabinet du préfet, AD44 1693W117.
  • [9]
    Jacques Doriot, ancien militant communiste exclu en 1934, met son Parti du peuple français (PPF) au service de l’occupant nazi. En désaccord avec le Pacte germano-soviétique, Marcel Gitton, numéro trois du PC pendant le Front populaire, quitte le PC pour fonder le Parti ouvrier et paysan français (POPF), défenseur d’une ligne collaborationniste. Il est exécuté à Paris le 5 septembre 1941 par une formation spéciale du PC chargée de punir les traîtres.
  • [10]
    Ancien dirigeant de la CGT, René Belin est ministre du Travail dans les gouvernements de l’État français de 1940 à 1942.
  • [11]
    Jean-Pierre Besse et Claude Pennetier, Juin 1940. La négociation secrète, Paris, Les Éditions de l’Atelier, 2006.
  • [12]
    Rapport du commissariat central au préfet de Loire Atlantique, 9 décembre 1940, AD 44 1693 W 118.
  • [13]
    Lettre de Marcel Paul au secrétaire de l’association des anciens FTP, 2 avril 1951, AD93 245 J/1.
  • [14]
    Albert Ouzoulias, Les fils de la nuit, Paris, Grasset, 1975.
  • [15]
    M. Brenot, Historique de l’action des syndicats de la région parisienne, AN 72AJ/43.
  • [16]
    Dossier personnel de Paul Maury, SHD GR 16P 16 4066 197 et GR 28P 4257 318.
  • [17]
    Témoignage le 26 mars 1946 de Paul Maury devant le Comité d’histoire de la Seconde Guerre mondiale, AN 72 AJ /69.
  • [18]
    Entretien avec Jean-François Picard, supra.
  • [19]
    Attestation de F. Rocher du 15 mars 1954 au nom du « Groupe de résistance de la première présidence de la Cour d’appel de Paris », AIHSME, carton 11. Voir aussi Daniel Virieux, Le Front national de lutte pour la liberté et l’indépendance de la France : un mouvement de résistance. Période clandestine (mai 1941-août 1944), thèse de doctorat soutenue en 1996 à l’université Paris VIII.
  • [20]
    Lettre de Marcel Paul au ministre des Anciens combattants et Victimes de guerre, 9 juin 1954, AIHSME carton 11.
  • [21]
    Témoignage d’Albert Dubois devant le Comité d’histoire de la Seconde Guerre mondiale, AN 72 AJ /37.
  • [22]
    Dossier personnel d’Antonin Janselme, SHD GR 16P 306420.

23 août 1939 : l’Allemagne nazie et l’URSS stalinienne signent un pacte de non-agression. 3 septembre : la France déclare la guerre à l’Allemagne. 26 septembre : un décret d’Édouard Daladier, président du Conseil radical-socialiste, dissout le PC. En à peine un mois, la situation politique française a été bouleversée. L’opposition entre fascistes et antifascistes qui structurait la vie politique européenne depuis les années 1930 s’évanouit, du moins se brouille. Le PC plonge dans la clandestinité, pour la première fois depuis sa fondation en 1920. Les arrestations pleuvent parmi les cadres et les élus qui se refusent à condamner le Pacte germano-soviétique. Maurice Thorez, le secrétaire général, part pour Moscou, où il rejoint André Marty, le numéro trois du parti, qui s’y trouvait déjà. Cette direction en exil maintiendra durant toute la guerre une liaison, parfois fragile, avec la direction clandestine en France qui se met progressivement en place autour de Jacques Duclos, Benoît Frachon et Charles Tillon.
Fidèle au parti, Marcel Paul accepte ce retournement politique majeur de la fin de l’été 1939 au nom de la nécessité à ses yeux de préserver la patrie du socialisme d’une attaque hitlérienne. Remplissant le 29 novembre 1945 sa première biographie destinée au contrôle des cadres communistes, Marcel Paul écrira à la rubrique « activité après septembre 1939 » :
J’ai défendu le Parti et ai été révoqué de ce fait de la CPDE et exclu de la commission administrative de la CGT et du poste de secrétaire général de la Fédération de l’Électricité…


Date de mise en ligne : 22/09/2025

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