Au-delà du principe de plaisir, S. Freud (1920g)
Pages 209 à 219
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- QUINODOZ, Jean-Michel,
- Quinodoz, Jean-Michel.
- Quinodoz, J.-M.
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- Quinodoz, Jean-Michel.
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L’année 1920 marque un tournant décisif dans la manière dont Freud envisage le fonctionnement psychique. Jusque-là, il avait pris pour modèle le « principe de plaisir-déplaisir » tel qu’on l’observe dans la névrose : en effet, le névrosé souffre de ses symptômes, aussi cherche-t-il à éviter le déplaisir et il sollicite l’aide du psychanalyste dans le but d’en être délivré et de retrouver le plaisir de vivre. Mais force est de constater que la pratique clinique vient fréquemment contredire le principe de plaisir : en effet, comment expliquer que certains patients ne supportent pas d’être soulagés de leurs symptômes, et rechutent au moment où ils devraient aller mieux ? Pourquoi d’autres reproduisent-ils de manière compulsive des expériences traumatiques, avec leur cortège de souffrances ? Comment expliquer le masochisme ou le sadisme, c’est-à-dire le plaisir de souffrir ou de faire souffrir ? D’où vient la destructivité des patients dépressifs, des toxicomanes, des pervers et des psychotiques, parfois poussée à l’extrême ?Dans Au-delà du principe de plaisir, Freud propose une nouvelle hypothèse qui va plus loin et postule que le fonctionnement psychique de l’individu est régi par un conflit plus élémentaire que le principe de plaisir : le conflit fondamental entre une pulsion de vie et une pulsion de mort. Selon lui, la pulsion de mort dérive du besoin biologique de tout organisme de retourner à son état initial, inorganique ; mais à la pulsion de mort – ou pulsion de destructio…
Date de mise en ligne : 01/01/2015
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