Psychologie des foules et analyse du moi, S. Freud (1921c)
Pages 221 à 229
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- QUINODOZ, Jean-Michel,
- Quinodoz, Jean-Michel.
- Quinodoz, J.-M.
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- Quinodoz, Jean-Michel.
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Peut-on, grâce à la psychanalyse, appliquer à la psychologie des foules les connaissances acquises au niveau de la psychologie individuelle ? Et réciproquement, l’étude psychanalytique des phénomènes de foule nous renseigne-t-elle sur le fonctionnement psychique de l’individu ? Freud n’est pas satisfait des explications de ceux qui, avant lui, ont fait appel à la suggestion et à l’hypnose pour expliquer ce qui fait et défait la cohésion d’une foule, ou la fascination qu’exerce un meneur. Il pousse la recherche plus loin et, mettant en application sa théorie de la libido, il démontre que seul un lien affectif – l’amour – est en mesure de surmonter à la fois les narcissismes individuels et la haine qui sépare les uns des autres. C’est la puissance de ce lien libidinal qui relie les individus au meneur de foule – l’amour du Christ dans l’Église, l’amour du chef dans l’Armée – et, dans une moindre mesure, c’est aussi l’amour qui relie les individus entre eux. Mais ce lien libidinal n’est pas l’amour sexuel évolué, il s’agit d’une forme primitive d’amour – inhibé quant à ses buts sexuels – qui a pour nom l’identification : « L’identification est la forme la plus élémentaire du lien affectif à l’objet », dit-il. Par conséquent, c’est l’identification de l’individu au meneur et l’identification des individus entre eux qui créent la cohésion d’une foule, et la perte de ce lien affectif est la cause de sa dissolution, comme on le voit dans la panique. Mais le lien au meneur est aussi un lien fondé sur l’idéalisation, de sorte que l’individu, attiré par cet idéal, voit sa personnalité tendre à s’effacer, au point qu…
Date de mise en ligne : 01/01/2015
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