« Un enfant est battu. Contribution à la genèse des perversions sexuelles », S. Freud (1919e). « Sur la psychogenèse d'un cas d'homosexualité féminine », S. Freud (1920a)
Pages 197 à 208
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- QUINODOZ, Jean-Michel,
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- Quinodoz, J.-M.
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Ces deux études permettent à Freud de démontrer que le complexe d’Œdipe joue un rôle central dans les perversions, tout comme dans les névroses. Il montre également que les perversions, de même que les névroses, trouvent leur origine dans la névrose infantile. Enfin, Freud met en évidence le rôle éminent de la bisexualité psychique, c’est-à-dire de la présence d’une composante psychique masculine et féminine, tant dans la pathologie que chez l’individu normal.Dans « Un enfant est battu », Freud observe que, dans le fantasme de fustigation, le plaisir sexuel trouvé dans la douleur – qui caractérise le masochisme – est intimement lié à l’érotisation des objets incestueux. Pour Freud, le fantasme d’être battu chez la fille constitue un substitut du désir incestueux inconscient envers le père ; d’autre part, à propos du fantasme de fustigation, Freud décrit chez l’homme une « position féminine » qui se révèle le substitut d’une relation érotique passive envers le père, expression caractéristique du masochisme masculin.Dans « Sur la psychogenèse d’un cas d’homosexualité féminine » Freud décrit le traitement écourté d’une jeune fille amoureuse d’une femme. Il s’agit du dernier cas clinique publié par Freud, il n’en publiera plus pour des motifs de confidentialité. C’est l’occasion pour lui d’aborder l’homosexualité féminine qui a été peu étudiée par les psychanalystes, sans doute parce qu’elle est « considérablement moins tapageuse » que l’homosexualité masculine, dit-il, bien qu’elle soit aussi fréquente (p…
Date de mise en ligne : 01/01/2015
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