Chapitre Premier. Naissance des universités
- Par Jacques Verger
Pages 9 à 46
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- VERGER, Jacques,
- Verger, Jacques.
- Verger, J.
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Notes
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[1]
Rappelons que les auteurs antiques (Varron, Martianus Capella, Cassiodore) avaient distingué les arts du trivium (grammaire, dialectique, rhétorique) et ceux du quadrivium (mathématiques, géométrie, musique, astronomie) ; cette classification sera reprise tout au long du Moyen Age, même lorsqu’elle aura perdu la plus grande partie de sa signification pédagogique.
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[2]
Guibert de Nogent, Histoire de sa vie (1053-1124), Paris, édit. G. Bourgin, 1907, p. 12.
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[3]
Introductio ad theologiam, éd. Migne, Patrologie latine, vol. 178, col. 879.
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[4]
Cité par Ch.-H. Haskins, Studies in Mediaeval Culture, Cambridge, 1929, p. 61.
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[5]
Seuls le pape et l’empereur possédaient l’autorité souveraine nécessaire pour créer des corporations du type des universités, c’est-à-dire ayant des privilèges valables, comme la licencia ubique docendi, dans toute la chrétienté.
A la suite du P. Denifle, les premiers historiens des universités médiévales ont surtout vu dans le problème de la naissance de ces universités un problème de classement et de chronologie. Le P. Denifle distinguait les universités de fondation pontificale, de fondation impériale, de fondation pontificale et impériale ; on a discuté pour savoir à quelle date et à quel texte précis assigner l’apparition de l’université de Paris, etc. Cela paraît aujourd’hui un peu vain ; on s’aperçoit que, le plus souvent, textes officiels et définitions juridiques intervenaient tardivement et ne faisaient qu’entériner des situations existantes, des institutions nées empiriquement sous la pression de nécessités pratiques. Comme dans bien d’autres problèmes d’histoire administrative, l’important est moins de reconstituer l’organigramme des institutions que de montrer quelles évolutions sociales, quels besoins intellectuels leur ont donné naissance. Nous avons cherché à retracer dans ce premier chapitre la démarche générale de cette interrogation qui se demande pourquoi et comment, du monde, d’ailleurs encore mal connu, des écoles du xiie siècle, sont nées les universités médiévales proprement dites ; nous l’illustrerons en analysant ensuite rapidement les deux exemples fondamentaux de Paris et Bologne.
Des écoles laïques ne subsistaient qu’en Italie ; écoles privées et mal connues. A Rome, Ravenne, Bologne, Pavie, etc., on enseignait, avec les arts libéraux, des éléments d’art notarial et de droit pratique ; à Salerne, aux marges du monde arabe, une active école de médecine s’était développée depuis la fin d…
Date de mise en ligne : 03/05/2017
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