Chapitre II. Les universités comme corporations
- Par Jacques Verger
Pages 47 à 78
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- VERGER, Jacques,
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- Verger, J.
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Nous voudrions évoquer dans ce chapitre quelques aspects de la vie des universités européennes au xiiie siècle. Il n’était pas question de donner un tableau détaillé des institutions universitaires ni des courants de doctrines qui se sont exprimés à cette époque dans les universités. Nous avons simplement essayé de dégager un certain nombre de données générales, de caractères communs à toutes les universités pour aider à saisir le phénomène dans sa dimension européenne ; nous avons d’autre part insisté sur les problèmes — anciens et nouveaux — qui restent en suspens, et indiqué quelques pistes de recherches, sans dissimuler que les graves lacunes de la documentation du xiiie siècle ne permettront pas de les suivre toutes bien loin.
En lisant cet exposé forcément très simplifié, on voudra d’ailleurs bien se rappeler deux choses.
D’une part, si le phénomène universitaire a présenté, à travers l’Europe, une remarquable unité (due notamment à l’action de la papauté), ce qui autorise le genre d’analyse globale que nous avons tentée, chaque studium n’en avait pas moins sa personnalité propre. L’étude monographique de chaque université et, plus encore, l’étude comparée de plusieurs universités gardent donc tout leur intérêt, à condition que les particularités et les différences qu’elles feront apparaître soient interprétées moins en termes de modèles juridiques (« modèle parisien », « modèle bolonais »), d’influences et de filiations qu’en termes d’adaptation de l’institution universitaire à des contextes politiques, sociaux, etc…
Date de mise en ligne : 03/05/2017
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