Chapitre de Que sais-je ? / Repères

Chapitre premier. L’usage des statistiques en sciences sociales

Pages 5 à 18

Citer ce chapitre


  • Bugeja-Bloch, F.
  • et Couto, M.-P.
(2021). Chapitre premier. L’usage des statistiques en sciences sociales. Les Méthodes quantitatives (2e éd., p. 5-18). Presses Universitaires de France. https://shs.cairn.info/les-methodes-quantitatives--9782715408296-page-5?lang=fr.

  • Bugeja-Bloch, Fanny.
  • et al.
« Chapitre premier. L’usage des statistiques en sciences sociales ». Les Méthodes quantitatives, Presses Universitaires de France, 2021. p.5-18. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/les-methodes-quantitatives--9782715408296-page-5?lang=fr.

  • BUGEJA-BLOCH, Fanny
  • et COUTO, Marie-Paule,
2021. Chapitre premier. L’usage des statistiques en sciences sociales. In : Les Méthodes quantitatives. Paris cedex 14 : Presses Universitaires de France. Que sais-je ? p.5-18. URL : https://shs.cairn.info/les-methodes-quantitatives--9782715408296-page-5?lang=fr.

Notes

  • [1]
    A. Desrosières, S. Kott, « Quantifier », Genèses, no 58, 2005, p. 2-3.
  • [2]
    C. Lemercier, C. Zalc, Les Méthodes quantitatives pour l’historien, Paris, La Découverte, « Repères », 2008, p. 8-18.
  • [3]
    É. Vilquin, « Une édition critique en français de l’œuvre de John Graunt (1620-1674). Présentation d’un ouvrage hors collection de l’INED », Population, vol. 33, no 2, 1978, p. 416.
  • [4]
    Ces tableaux deviendront l’ancêtre de ce que l’on nomme aujourd’hui « tables de mortalité ».
  • [5]
    J. Graunt, Observations naturelles et politiques sur les bulletins de mortalité [1662], Paris, INED, « Classiques de l’économie et de la population », 1977.
  • [6]
    É. Vilquin, « Une édition critique en français de l’œuvre de John Graunt (1620-1674). Présentation d’un ouvrage hors collection de l’INED », art. cité, p. 419.
  • [7]
    Durkheim, Le Suicide [1897], Paris, Puf, « Quadrige », 2007.
  • [8]
    Ibid., p. 221.
  • [9]
    S. Beaud, F. Weber, « Le raisonnement ethnographique », in S. Paugam (dir.), L’Enquête sociologique, Paris, Puf, « Quadrige Manuels », 2010, p. 229.
  • [10]
    C. Lemercier, C. Zalc, Les Méthodes quantitatives pour l’historien, op. cit.
  • [11]
    A. Desrosières, « Séries longues et conventions d’équivalence », Genèses, no 9, 1992, p. 92-97.
  • [12]
    Ibid., p. 95.
  • [13]
    D. Merllié, « Le travail des catégories statistiques », Sociétés contemporaines, no 14-15, 1993, p. 149-163.
  • [14]
    L. Israël, « L’usage des archives en sociologie », in S. Paugam (dir.), L’Enquête sociologique, op. cit., p. 174.
  • [15]
    Institut national de la santé et de la recherche médicale.
  • [16]
    D. Merllié, « Le travail des catégories statistiques », art. cité, p. 154.
  • [17]
    M. Maruani, M. Meron, Un siècle de travail des femmes (1901-2011), Paris, La Découverte, 2012.
  • [18]
    É. Penissat, L’État des chiffres. Sociologie du service de statistique et des statisticiens du ministère du Travail et de l’Emploi (1945-2008), thèse de sociologie, EHESS.
  • [19]
    Lorraine Data, Le Grand Truquage. Comment le gouvernement manipule les statistiques, Paris, La Découverte, 2009. Voir aussi une synthèse : M. Selz, « Les statistiques, un service public détourné », La Vie des idées, 2009.
  • [20]
    « Safari ou la chasse aux Français », Le Monde, 21 mars 1974, accessible sur le site de la CNIL : www.cnil.fr/sites/default/files/atoms/files/le_monde_0.pdf. Voir aussi, sur le numéro d’inscription au répertoire, le site de l’Ina : https://sites.ina.fr/cnil/focus/chapitre/5.
  • [21]
    J. Peneff, « La fabrication statistique ou le métier du père », Sociologie du travail, no 2, 1984, p. 197.
  • [22]
    A. Desrosières, « La portée sociologique des diverses phases du travail statistique », in J.-L. Besson (dir), Des mesures, Lyon, PUL, p. 252.
  • [23]
    G. Felouzis, « L’usage des catégories ethniques en sociologie », Revue française de sociologie, vol. 49, no 1, 2008, p. 128.

L’activité de quantifier, de « faire exister sous forme numérique ce qui, auparavant, était exprimé seulement par des mots et non par des nombres », est au fondement de beaucoup de sciences sociales. Parmi ces disciplines, nous pouvons citer par exemple la démographie et la sociologie. L’histoire a aussi utilisé, à certaines périodes, la quantification.
1. La démographie. – Elle analyse la taille et la structure des populations humaines et étudie leurs évolutions. Elle est l’une des sciences sociales dont le développement reste étroitement lié à l’usage des outils statistiques et des sources sur lesquelles on a coutume de les mettre en œuvre.
En 1662, la première de ces sources fut les bulletins de mortalité de la ville de Londres, eux-mêmes extraits des registres paroissiaux. Au milieu du xviie siècle, John Graunt, drapier londonien, s’est emparé de la mort comme objet et a ainsi mis à mal un certain nombre de superstitions. On pensait « que Londres, la plus grande ville du monde, avait entre deux et six millions d’habitants ; que les épidémies de peste coïncidaient avec l’avènement des rois et que la population diminuait, etc. ». Au contraire, John Graunt a montré que malgré la peste, la population de Londres n’a cessé de croître et qu’à cette époque elle n’excédait pas les 384 000 habitants. Comment est-il parvenu à une telle démystification ? D’abord, John Graunt a collecté l’information sur les naissances, les décès et leurs causes dans les bulletins paroissiaux…


Date de mise en ligne : 01/12/2021

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