6. Le comte Friedrich Ferdinand von Beust, artisan du compromis de 1867
- Par Jean-Paul Bled
Pages 227 à 264
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Notes
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[1]
Albert Schäffle, « Der preussisch-französiche Handelsvertrag », Deutsche Vierteljahrsschrift, t. 3, 1863, p. 290.
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[2]
Friedrich Ferdinand von Beust, Aus drei Vierteljahhunderten, Stuttgart, Cotta, 1887, 2 vol., t. 1, p. 340.
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[3]
Friedrich Ferdinand von Beust, Aus drei Vierteljahrhunderten meines Lebens, op. cit., p. 412.
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[4]
O. Ernst (éd.), Franz Joseph I. in seinen Briefen, Vienne-Leipzig-Munich, 1924, p. 164, lettre de François-Joseph à Albert de Saxe, 20 juin 1866.
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[5]
Ibid.
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[6]
Ferenc Deak, Pesti Naplo, 16 avril 1865.
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[7]
Jean-Paul Bled, François-Joseph, op. cit., p. 329.
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[8]
Comte Ludwig Belcredi (éd.), « Fragmente aus dem Nachlass des ehemaligen Staatsministers Grafen Richard Belcredi », Die Kultur, t. 7, 1906, p. 300.
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[9]
Jacques Droz, L’Europe centrale. Évolution historique de l’idée de Mitteleuropa, op. cit., p. 146-147.
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[10]
F. F. von Beust, Aus drei Vierteljahrhunderten meines Lebens, t. 2, p. 162.
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[11]
Après la guerre austro-prussienne de 1866, Napoléon III cherche à en tirer un avantage territorial. Bismarck l’oriente vers le Grand-Duché de Luxembourg, une suggestion qui a des allures de piège. Le Luxembourg appartient au royaume des Pays-Bas, mais surtout a appartenu à la Confédération germanique et une garnison prussienne y est installée. Dès lors il est facile à Bismarck de mobiliser le sentiment national allemand contre ce projet. Finalement l’affaire se solde par un échec pour Napoléon III. Seul lot de consolation : la garnison prussienne quittera Luxembourg.
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[12]
Napoléon III est d’autant plus prompt à présenter ses condoléances à François-Joseph qu’il n’a pas été étranger à l’acceptation de l’archiduc Maximilien de ceindre la couronne impériale du Mexique. Seule l’aide d’un corps expéditionnaire français permet au jeune souverain d’asseoir son pouvoir dans un premier temps. Mais la roue tourne vite. La résistance mexicaine dirigée par Benito Juarez avec le concours des États-Unis finit par prendre le dessus. Après son refus de suivre les troupes françaises rentrant en Europe, Maximilien tombe aux mains des insurgés et est fusillé le 19 juin 1867 à Queretaro.
-
[13]
Les Origines diplomatiques de la guerre de 1870-1871, recueil de documents publié par le ministère des Affaires étrangères, t. 11-29, Paris, 1920-1931, t. 25, p. 247.
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[14]
Lettre de François-Joseph à l’archiduchesse Sophie, Schönbrunn, 23 octobre 1870, dans F. Schnürer, Briefe Kaiser Franz Josephs I an seine Mutter 1838-1872, p. 380-381.
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[15]
J.-P. Bled, François-Joseph, op. cit., p. 390.
La longue carrière du baron, puis comte Friedrich Ferdinand von Beust se partage en deux temps. Saxon de naissance – il est né le 13 janvier 1809 – il sert d’abord sa patrie de 1832 à 1866. Après avoir gravi les échelons de la carrière diplomatique, il dirige la politique étrangère du royaume durant dix-sept ans, de 1849 jusqu’à la bataille de Sadowa où son destin bascule. La Saxe a été trop associée à l’Autriche au cours des dernières années et tout particulièrement en 1866 pour qu’il puisse rester en poste. Et pourtant sa carrière ne s’achève pas là. Elle se poursuit en effet sur les bords du Danube. Après lui avoir confié une mission diplomatique, François-Joseph l’appelle à la tête du gouvernement autrichien. Il est même le dernier à porter le titre prestigieux de chancelier illustré avant lui par Kaunitz et Metternich. Dans cette fonction, il accomplit l’acte capital qui lui vaut de figurer dans cette galerie de portraits : avec ses partenaires hongrois Deak et Andrassy, il négocie le compromis qui bouleverse l’organisation de la monarchie, en la transformant en un ensemble dualiste. Toutefois, après les défaites françaises de 1870-1871, François-Joseph estime que Beust n’est plus en phase avec l’ère nouvelle qui s’ouvre dans la politique européenne sous l’égide de Bismarck. Pour autant, il ne quitte pas le service de la monarchie habsbourgeoise devenue l’Autriche-Hongrie. On le retrouve ambassadeur à Londres, puis à Paris. Il consacre sa retraite à écrire ses Mémoires qui se veulent un monument à sa gloire…
Date de mise en ligne : 27/07/2023
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