7. Le comte Eduard von Taaffe, la politique des petits pas
- Par Jean-Paul Bled
Pages 265 à 292
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Notes
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[1]
L’armistice est signé le 26 janvier 1871, puis le traité de Francfort du 10 mai 1871 met définitivement fin à la guerre.
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[2]
Cette crise éclate en 1875 avec le soulèvement des populations chrétiennes d’Herzégovine bientôt soutenues par la Serbie. La Russie intervient à son tour pour secourir les Serbes en difficulté. Après avoir défait les Turcs, elle impose à la Sublime Porte, en mars 1878, le traité léonin de San Stefano. Mais celui-ci se heurte à l’opposition de l’Angleterre et de l’Autriche-Hongrie inquiètes du renforcement des positions russes en Méditerranée et dans les Balkans. La crise trouve son règlement au congrès de Berlin tenu à l’initiative de Bismarck.
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[3]
Cité dans Gerhard Silberbauer, Österreichs Katholiken und die Arbeiterfrage, Graz-Vienne-Cologne, 1966, p. 74.
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[4]
E. C. Corti, H. Sokol, Der alte Kaiser, Graz-Vienne-Cologne, 1953, p. 181.
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[5]
Helmut Rumpler, Österreichische Geschichte 1804-1914. Eine Chance für Mitteleuropa. Bürgerliche Emanzipation und Staatsverfall in der Habsburgermonarchie, Vienne, Ueberreuter, 1997, p. 484.
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[6]
William A. Jenks, Austria under the Iron Ring 1879-1893, The University Press of Virginia, Charlottesville, 19, p. 219.
Le comte Eduard von Taaffe est connu de beaucoup de Français pour le rôle qu’il joua ou non dans la tragédie de Mayerling qui voit l’héritier du trône, l’archiduc Rodolphe, se suicider après qu’il eut tué sa maîtresse, la baronne Marie Vetsera. En réalité, ce drame n’occupe dans sa carrière qu’une place à tout prendre marginale. Sa longévité gouvernementale mérite de retenir davantage l’attention. Nommé ministre-président le 12 août 1879, il reste en fonction jusqu’au 11 novembre 1893, soit un peu plus de quatorze ans, une durée que, depuis l’entrée de l’Autriche dans l’ère constitutionnelle, n’avait atteinte aucun de ses prédécesseurs et qu’après lui aucun de ses successeurs ne connaîtra. Soutenu par une coalition parlementaire regroupant les conservateurs catholiques, les partis tchèques et les Polonais de Galicie, il assure à l’Autriche les avantages d’une ère de stabilité.
Né le 24 février 1833 à Vienne, Eduard von Taaffe appartient à une vieille famille de la noblesse catholique irlandaise qui s’est établie en Autriche, plus précisément en Bohême, à la fin du xviie siècle par refus de servir la couronne d’Angleterre après le renversement de Jacques II en 1688. Son père, le comte Ludwig, occupe plusieurs postes élevés dans la haute administration de la monarchie sous les règnes de François Ier puis de Ferdinand Ier, une position qui le met en situation d’entretenir une relation de proximité avec la famille impériale. Quoi d’étonnant alors à ce que le jeune bambin compte parmi les compagnons de jeux du petit archiduc Franz, le futur François-Joseph, seulement de trois ans son aîné…
Date de mise en ligne : 27/07/2023
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