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5. Le baron Alexander von Bach, père de l’administration autrichienne moderne

Pages 193 à 225

Citer ce chapitre


  • Bled, J.-P.
(2023). 5. Le baron Alexander von Bach, père de l’administration autrichienne moderne. Les grands ministres des Habsbourg : Du XVIIe siècle à la chute de l'Empire (p. 193-225). Perrin. https://shs.cairn.info/les-grands-ministres-des-habsbourg--9782262097271-page-193?lang=fr.

  • Bled, Jean-Paul.
« 5. Le baron Alexander von Bach, père de l’administration autrichienne moderne ». Les grands ministres des Habsbourg Du XVIIe siècle à la chute de l'Empire, Perrin, 2023. p.193-225. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/les-grands-ministres-des-habsbourg--9782262097271-page-193?lang=fr.

  • BLED, Jean-Paul,
2023. 5. Le baron Alexander von Bach, père de l’administration autrichienne moderne. In : Les grands ministres des Habsbourg Du XVIIe siècle à la chute de l'Empire. Paris : Perrin. Synthèses Historiques, p.193-225. URL : https://shs.cairn.info/les-grands-ministres-des-habsbourg--9782262097271-page-193?lang=fr.

Notes

  • [1]
    Verwaltungsarchiv, Nachlass Bach.
  • [2]
    Eva Macho, Alexander Freiherr von Bach. Stationen einer umstrittenen Karriere, Beiträge zur neueren Geschichte Österreichs, Francfort-sur-le-Main, Peter Lang, 2009, p. 5.
  • [3]
    Hans Loew, Alexander von Bach, diss. Dact., Vienne, 1947, p. 59.
  • [4]
    E. Macho, op. cit., p. 63.
  • [5]
    Bernhard von Meyer, Erlebnisse, Vienne, Satori, 1875, p. 350.
  • [6]
    E. Macho, op. cit., p. 148.
  • [7]
    Ibid.
  • [8]
    Franz Schnürer, op. cit., p. 232, lettre de François-Joseph à l’archiduchesse Sophie, 8 octobre 1854.
  • [9]
    Erika Weinzierl, Die österreichischen Konkordate von 1855 und 1933, Vienne, 1960, p. 63.
  • [10]
    Ibid.
  • [11]
    Le placetum regium soumet la correspondance entre les évêques et Rome à l’approbation de l’État.
  • [12]
    Jean-Paul Bled, Sophie de Habsbourg. L’impératrice de l’ombre, Paris, Perrin, 2018.
  • [13]
    Hermann Kohl, Die Legation des Baron Bach in Rom, Phil. Diss., Vienne, 1939, p. 16.

Dans la mémoire collective, Alexander von Bach est associé à la décennie néoabsolutiste dont il devient la figure emblématique après la disparition du prince Schwarzenberg. Ministre de la Justice, puis surtout de l’Intérieur, il incarne à la perfection la catégorie des « conservateurs gouvernementaux », pour reprendre la classification établie par Johann Christoph Allmayer-Beck dans son étude sur le conservatisme. S’il a laissé une trace profonde dans l’histoire de l’Autriche moderne, il a, de son vivant, concentré sur son nom de fortes inimitiés. Les libéraux dénoncent en lui un renégat qui a trahi leur cause. À l’inverse, les conservateurs, principalement dans les rangs de la noblesse, n’ont de cesse de le traiter de « ministre des barricades » (Barrikadenminister), ne lui pardonnant pas d’avoir démantelé le système seigneurial.
S’il n’est pas Viennois de naissance – il voit le jour en 1813 à Loosdorf, un village près de Melk –, Alexander Bach vit ses jeunes années dans la capitale de l’Empire avant d’y établir sa résidence. Les fées ont veillé sur son berceau : élevé dans une famille de cette bourgeoisie aisée qu’on appellera bientôt la « seconde société », il en partage les atouts. Il fait de brillantes études, d’abord ses humanités au très coté Akademisches Gymnasium, puis au moment de choisir sa voie, il reprend le modèle de son père qui, après avoir servi comme intendant sur le domaine du prince Khevenhüller à Loosdorf, avait ouvert un cabinet d’avocat très vite réputé…


Date de mise en ligne : 27/07/2023

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