Chapitre 5. L’abdication inachevée
Pages 285 à 331
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Notes
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[*1]
Le plébiscite des 20 et 21 décembre 1851 légitima le coup d’État, avec 7,4 millions de oui contre 647 000 non. Il y eut 1,8 million d’abstentions, soit 18,7 % des inscrits. Celui des 21 et 22 novembre 1852, qui rétablissait l’Empire, fut approuvé par 7,8 millions d’électeurs, avec environ 250 000 refus et 2,1 millions d’absentions, soit 20 % des inscrits.
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[*2]
« Grande pensée du règne », l’expédition française au Mexique visait à instaurer une monarchie catholique en Amérique. Dans un climat d’insurrection permanente, l’archiduc Maximilien, frère de l’empereur d’Autriche François-Joseph, devint empereur du Mexique en 1864, avec le soutien des troupes commandées par Bazaine. Quelques mois après leur départ, rendu inéluctable par la victoire du Nord à l’issue de la guerre de Sécession, l’éphémère souverain fut vaincu par les opposants menés par Juárez, puis fusillé en juin 1867.
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[*3]
Après des siècles de fermeture, le Japon avait été forcé d’établir des relations commerciales avec les États-Unis en 1854, avant la signature d’un traité d’amitié et de commerce avec la France en 1858, permettant au commerce, notamment celui de la soie, de se développer. Plusieurs ambassades japonaises se rendirent en France en 1862, 1863 et enfin 1867, année de l’Exposition universelle.
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[*4]
Le dépouillement du scrutin donna 7,3 millions de oui contre 1,5 million de non et 2,1 millions d’abstentions, faisant dire à l’empereur, qui songeait aux plébiscites de 1851 et 1852, cette phrase célèbre : « J’ai retrouvé mon chiffre. »
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[*5]
Créée par Bismarck après la victoire prussienne à Sadowa, la Confédération de l’Allemagne du Nord remplaça la Confédération germanique fondée en 1815, où l’Autriche avait encore exercé une influence importante. Seize petits États vinrent former cette alliance militaire dominée par la Prusse, dotée d’une Constitution, de deux Chambres et d’une armée, qui préfigurait l’Allemagne unifiée. Au sud, les royaumes de Bavière, de Wurtemberg, le grand-duché de Bade et une partie du Hesse-Darmstadt, où la Prusse était très impopulaire, conservèrent théoriquement leur indépendance tout en signant secrètement des traités d’alliance avec Berlin.
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[*6]
Ce grand château près de Cassel avait été la principale résidence de Jérôme Bonaparte comme roi de Westphalie.
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[*7]
La réponse du roi est restée célèbre : « Après avoir fait d’immenses sacrifices pour sa défense, l’Allemagne veut être assurée que la guerre prochaine la trouvera mieux préparée à repousser l’agression sur laquelle nous pouvons compter aussitôt que la France aura réparé ses forces et gagné ses alliés ; c’est cette triste considération seule, et non le désir d’agrandir une nation dont le territoire est assez grand, qui me force à insister sur des sessions de territoires » (AN, AE/I/27/1). Cette lettre, transmise par l’impératrice Eugénie à Clemenceau qui la lut lors d’une réunion interalliée à la Sorbonne en mars 1918, fut un des arguments qui permit de justifier la rétrocession des départements de l’Est à la France après la Première Guerre mondiale.
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[*8]
Engagé dans l’armée britannique, l’héritier du trône impérial fut tué le 1er juin 1879 au cours d’une mission de reconnaissance au Zoulouland, dans l’actuelle Afrique du Sud. L’événement frappa toute l’Europe, l’émotion populaire ayant été particulièrement forte en France.
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[1]
Anonyme, Les Candidats à la présidence de la République, Paris, Imprimerie du Courrier français, 1848, p. 5.
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[2]
A. de Lamartine, Mémoires politiques, op. cit., vol. 40, p. 30.
-
[3]
J. Glickman, « L’image de l’oncle : Napoléon III et la politique du souvenir », dans Napoléon III, l’homme, le politique, actes du colloque, Paris, Napoléon III éditions, 2008, p. 193.
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[4]
P.-J. Proudhon, Correspondance, Paris, A. Lacroix et Cie, 1875, vol. 5, p. 366, lettre à Charles-Edmond Chojecki, 4 février 1854.
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[5]
H. de Balzac, Maître Cornélius, dans La Comédie humaine, op. cit., vol. 11, p. 60.
-
[6]
Le Charivari, 16-17 août 1865, p. 1.
-
[7]
Anonyme, Confédération européenne, ou l’Europe en 1869, par un spirite, Paris, Renou et Maulde, 1866, p. 44.
-
[8]
F.-A. Mignet, Charles Quint, son abdication, son séjour et sa mort au monastère de Yuste, Paris, Librairie académique Didier et Cie, 1863, p. XIV.
-
[9]
P.-N. Rapetti, La Défection de Marmont en 1814, op. cit., p. 344.
-
[10]
Correspondance de Napoléon Ier, op. cit., vol. 27, p. 358, no 21555, « Déclaration du 4 avril », et note 1.
-
[11]
J.-F. Delion, Catalogue de la bibliothèque de M. le cte Charles de l’Escalopier, Paris, J.-F. Delion, Toulouse et Taranne, 1866, vol. 2, p. 280, no 4583, et p. 505.
-
[12]
Almanach de Napoléon : au peuple, à l’armée, Paris, Bernardin Béchet, 1869, vol. 21, p. 71. Le fac-similé de l’abdication encadré figure toujours dans les réserves du château de Fontainebleau, sous le numéro d’inventaire F 721 C.
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[13]
H. de Beauharnais, Mémoires, op. cit., vol. 3, p. 281-282.
-
[14]
J.-C.-B. Gallix, Histoire complète du prince Louis-Napoléon, Paris, H. Morel, 1853, vol. 2, p. 328.
-
[15]
Le Figaro, 31 août 1875, p. 3.
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[16]
J.-O. Boudon, Le Roi Jérôme, op. cit., p. 554-555.
-
[17]
O. Aubry, L’Impératrice Eugénie, Paris, Fayard, 1931, vol. 1, p. 160.
-
[18]
A. Mansfeld, Napoléon III, Paris, Au bureau de la souscription nationale, 1860, vol. 1, p. 20.
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[19]
É. Anceau, Napoléon III, un Saint-Simon à cheval, Paris, Tallandier, 2008, p. 408.
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[20]
A. Darimon, La Maladie de l’empereur, avec des pièces et des documents nouveaux, Paris, E. Dentu, 1886, p. 6.
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[21]
O. Aubry, L’Impératrice Eugénie, op. cit., vol. 2, p. 14.
-
[22]
J.-L.-C.-A. Randon, Mémoires du maréchal Randon, Paris, Lahure, 1875-1877, vol. 2, p. 337.
-
[23]
A. Frèrejean, Napoléon III, Paris, Fayard, 2017, p. 279 ; M. Michelet, L’Impératrice Eugénie : une vie politique, Paris, Éditions du Cerf, 2020, p. 237.
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[24]
R. Dargent, L’Impératrice Eugénie, Paris, Belin, 2017, p. 460. Napoléon III reçut d’ailleurs à la même époque plusieurs notes d’Alphonse Dano, ambassadeur de France au Mexique, faisant part du désir de l’impératrice Charlotte de sauver le trône de son époux en obtenant des soldats et de l’argent de la France (AMAE, CP Mexique 67, fol. 207, dépêche de Dano, 10 juillet 1866).
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[25]
Il contredisait en cela son propre gouvernement, la pire crainte du maréchal Bazaine étant que Maximilien ne décidât de renoncer au trône avant le départ des troupes françaises, ce qui l’aurait contraint à pallier la vacance du pouvoir (Ibid., fol. 116, dépêche de Dano, 30 mai 1866).
-
[26]
M. M. McAllen Amberson, Maximilian and Carlota : Europe’s last Empire in Mexico, San Antonio, Trinity University Press, 2014, p. 270.
-
[27]
D. Dufour de Pradt, Du congrès de Vienne, Paris, Deterville et Delaunay, 1815, vol. 2, p. 163.
-
[28]
M. López Martínez, Le meilleur Espagnol, c’est la reine, Paris, Hennuyer et fils, 1868, p. 45-47.
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[29]
Le Gaulois, 2 août 1868, p. 1.
-
[30]
La Lanterne, 2 octobre 1869, p. 9.
-
[31]
G. de Ludre, Napoléon IV, Nancy, Imprimerie de Veuve Raybois, 1868, p. 94.
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[32]
Le Siècle, 28 décembre 1869, p. 1.
-
[33]
. North London News, 1er janvier 1870, p. 5 ; Dublin Weekly Nation, 1er janvier 1870, p. 8.
-
[34]
É. Ollivier, L’Empire libéral : études, récits, souvenirs, Paris, Garnier frères, 1895-1918, 18 vol., vol. 12, p. 337.
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[35]
A. Filon, Souvenirs sur l’impératrice Eugénie, Paris, Calmann-Lévy, 1920, p. 77.
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[36]
Anonyme, Lanterne d’un paysan sur le plébiscite du 8 mai, Grenoble, Imprimerie de l’Allier, 1870, p. 16.
-
[37]
É. Anceau, « Le paradoxe Napoléon III. Abdication virtuelle, chute et déchéance »…, p. 563.
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[38]
L. Lanzac de Laborie, « La princesse Mathilde et l’impératrice Eugénie », Le Correspondant, 10 juillet 1928, p. 795.
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[39]
M.-F. Schmidt, Isabelle II, reine d’Espagne, Paris, Pygmalion, 2011, p. 180-181 ; C. Saurel, Juillet 1870 : le drame de la dépêche d’Ems, Paris, Payot, 1930, p. 101-103.
-
[40]
BnF, Mss., NAF 14466, Mémoires de Rémusat, fol. 33.
-
[41]
P. Milza, L’Année terrible. La guerre franco-prussienne, septembre 1870-mars 1871, Paris, Perrin, 2009, p. 57-59.
-
[42]
G.-M.-L. de La Ferronnays, Mémoires de Mme de La Ferronnays, op. cit., p. 189.
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[43]
G. Roux, Napoléon III, Paris, Flammarion, 1969, p. 350.
-
[44]
Voir la consultation du médecin Sée dans les Papiers et correspondance de la famille impériale, Paris, Beauvais, 1872, vol. 2, p. 59-61.
-
[45]
F. Roth, La Guerre de 1870, Paris, Fayard, 1990, p. 25.
-
[46]
North British Daily Mail, 8 août 1870, p. 4 ; Pall Mall Gazette, 9 août, p. 11 ; Morning Advertiser, 9 août, p. 4.
-
[47]
BnF, Mss., NAF 19993, Souvenirs de la comtesse Stéphanie Tascher de La Pagerie, fol. 103.
-
[48]
É. Anceau, Napoléon III, op. cit., p. 515.
-
[49]
BnF, Mss., NAF 28121, lettre no 109 du colonel Borel à son épouse, 10 août 1870.
-
[50]
The Times, 9 août 1870, p. 6.
-
[51]
É. de Kératry, La Contre-guérilla française au Mexique : souvenirs des terres chaudes, Paris, Librairie internationale, 1869, p. 273.
-
[52]
Annales du Sénat et du Corps législatif, session extraordinaire de 1870, du 9 août au 4 septembre, Paris, À l’administration du Moniteur universel, 1871, p. 12.
-
[53]
É. de Kératry, Le 4 septembre et le gouvernement de la défense nationale. Déposition devant la commission d’enquête de l’Assemblée nationale, Paris, Librairie internationale, 1872, p. 6.
-
[54]
. BnF, Mss., NAF 19998, Souvenirs de la comtesse Stéphanie Tascher de La Pagerie, fol. 230.
-
[55]
A. Verly, Souvenirs du Second Empire, Paris, H. Daragon, 1908, p. 67.
-
[56]
É. Zola, La Débâcle, dans Les Rougon-Macquart, Paris, Gallimard, 1967, vol. 5, p. 1455.
-
[57]
Ibid., p. 523. Voir également B. C. Lintz, « L’empereur fardé : Napoléon III des Châtiments à La Débâcle », Nineteenth-Century French Studies, vol. 35, 2007, p. 610-627, ainsi que le dossier préparatoire du roman de Zola, contenant des notes de lecture et des comptes rendus d’entretiens avec des témoins oculaires (BnF, Mss., NAF 10287).
-
[58]
F. Roth, La Guerre de 1870, op. cit., p. 70.
-
[59]
AN, 400 AP 69, transcription de la déposition de Mac-Mahon devant l’Assemblée nationale, 13 novembre 1872.
-
[60]
L.-J. Trochu, L’Empire et la défense de Paris devant le jury de la Seine, Paris, J. Hetzel et Cie, 1872, p. 415.
-
[61]
AN, 400 AP 68, dossier 2, dépêche de Napoléon III à Eugénie, 17 août 1870.
-
[62]
Napoléon III, Œuvres posthumes et autographes inédits de Napoléon III en exil : histoire et plan de la campagne de 1870, principes politiques, travaux scientifiques, manuscrits, lettres autographiées, annotations de la main de S. M. l’empereur, Paris, E. Lachaud, 1873, p. 225.
-
[63]
Lettre d’Eugénie à Napoléon III, août 1870, citée dans les Papiers et correspondance de la famille impériale, Paris, Imprimerie nationale, 1870, vol. 1, p. 64.
-
[64]
Anonyme, Une page d’histoire. L’Empire et la guerre de 1870, Paris, Pougin, 1876, p. 6.
-
[65]
É. Ollivier, L’Empire libéral, op. cit., vol. 17, p. 379.
-
[66]
BnF, Mss., NAF 20620, fol. 307, procès-verbal du 20 août 1870.
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[67]
BnF, Mss., NAF 28121, lettre no 116 du colonel Borel à son épouse, 22 août 1870.
-
[68]
J. Claretie, Histoire de la Révolution de 1870-71 : chute de l’Empire, la guerre, le gouvernement de la défense, la paix, le siège de Paris, la Commune de Paris, le gouvernement de M. Thiers, Paris, La Librairie illustrée, 1877, p. 168.
-
[69]
BnF, Mss., NAF 14466, Mémoires de Rémusat, fol. 49 ; J.-O.-B. de Cléron d’Haussonville, Mon journal pendant la guerre (1870-1871), Paris, Calmann-Lévy, 1905, p. 42, note du 21 août 1870 ; P. Pélissier, Prosper Mérimée, Paris, Tallandier, 2009, p. 491-500.
-
[70]
F. Guizot, Mémoires, op. cit., vol. 8, p. 104.
-
[71]
. É. de Girardin, Hors Paris, Bordeaux, A. Lanefranque, 1870, p. 26.
-
[72]
BnF, Mss., NAF 14445, Mémoires de Rémusat, fol. 89.
-
[73]
C. Cousin-Montauban de Palikao, Un ministère de la Guerre de vingt-quatre jours, du 10 août au 4 septembre 1870, Paris, Henri Plon, 1871, p. 124-125.
-
[74]
A. Duquet, Frœschwiller, Châlons, Sedan, Paris, G. Charpentier, 1882, p. 371.
-
[75]
AN, 400 AP 43, lettres de Napoléon III à Eugénie, 2 septembre 1870.
-
[76]
AMAE, CP Angleterre 756, fol. 214, dépêche télégraphique, 3 septembre 1870, 4 h 55 du matin.
-
[77]
É. Ollivier, L’Empire libéral, op. cit., vol. 17, p. 436.
-
[78]
BnF, Mss., NAF 14466, Mémoires de Rémusat, fol. 84.
-
[79]
É. Talbot, Sedan et le Quatre septembre. Comment meurent les empires et comment naissent les républiques, Auch, Imprimerie de l’Avenir, 1874, p. 19. Voir É. Anceau, L’Empire libéral, Paris, SPM, 2017, vol. 2, p. 902.
-
[80]
L.-J. Trochu, Œuvres posthumes, Tours, A. Mame et fils, 1896, vol. 1, p. 179-180.
-
[81]
A. Carette, Souvenirs intimes de la cour des Tuileries, Paris, Paul Ollendorff, 1889-1891, 3 vol., vol. 3, p. 268.
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[82]
A. Filon, Souvenirs, op. cit., p. 145-147 ; voir aussi les allusions à cette visite dans Le Temps, 5 septembre 1870, p. 1 ; É. Bouscatel, L’Impératrice et le 4 septembre, Paris, Amyot, 1872, p. 123.
-
[83]
Enquête parlementaire sur les actes du gouvernement de la défense nationale : dépositions des témoins, Versailles, Cerf et fils, 1872-1873, 5 vol., vol. 1, p. 176.
-
[84]
L.-A. Garnier-Pagès, L’Opposition et l’Empire, Paris, Librairie de la Bibliothèque démocratique, 1872, vol. 2, p. 117.
-
[85]
P. Cornut-Gentille, 4 septembre 1870 : l’invention de la République, Paris, Perrin, 2017, p. 91.
-
[86]
É. de Kératry, Le 4 septembre et le gouvernement, op. cit., p. 12.
-
[87]
G. d’Heylli, Journal du siège de Paris : décrets, proclamations, circulaires, rapports, notes, renseignements, documents divers, officiels et autres, Paris, Librairie générale, 1871-1873, vol. 1, p. CXXX.
-
[88]
A. Carette, Souvenirs, op. cit., vol. 1, p. 271-272.
-
[89]
P.-É. Puyol, « Le 4 septembre aux Tuileries », Le Figaro, 24 novembre 1870, p. 1.
-
[90]
Anonyme, L’Impératrice et l’enquête sur le 4 septembre, Paris, E. Lachaud, 1873, p. 12.
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[91]
. Enquête parlementaire sur les actes du gouvernement de la défense nationale, op. cit., vol. 1, p. 20.
-
[92]
É. Ollivier, L’Empire libéral, op. cit., vol. 17, p. 500.
-
[93]
A. Filon, Souvenirs, op. cit., p. 158.
-
[94]
P.-É. Puyol, « Le 4 septembre aux Tuileries », art. cité.
-
[95]
T. Wiltberger Evans, La Fin du Second Empire avec l’empereur et l’impératrice. Mémoires du Docteur Th. Evans, Paris, Plon, 1935, p. 161.
-
[96]
A. Castelot, Vers l’exil, op. cit., p. 321.
-
[97]
Glasgow Evening Post, 5 septembre 1870, p. 3 ; Sheffield Independant, 3 septembre 1870, p. 10.
-
[98]
AN, 400 AP 43, lettres de Napoléon III à Eugénie, 17 et 29 septembre 1870.
-
[99]
Ibid., lettre de Napoléon III à Eugénie, 20 octobre 1870.
-
[100]
Ibid., lettre de Napoléon III à Eugénie 11 janvier 1871.
-
[101]
Ibid., lettres de Napoléon III à Eugénie, 22 décembre 1870 et 9 janvier 1871.
-
[102]
Ibid., lettre de Conti à Napoléon III, 29 janvier 1871, et coupure de presse jointe ; lettre de Napoléon III à Eugénie, 30 février 1871.
-
[103]
É. Ollivier, « Lettres d’exil (1870-1874) », Revue des Deux Mondes, 15 juin 1919, p. 736, lettre à Napoléon III, 8 juin 1871. La phrase « imperatorem stantem mori oportet » (il faut que l’empereur meure debout) aurait, selon Suétone, été prononcée par Vespasien avant sa mort.
-
[104]
BnF, Mss., NAF 19998, Souvenirs de la comtesse Stéphanie Tascher de La Pagerie, fol. 232.
-
[105]
F. Guizot, Mémoires, op. cit., vol. 2, p. 203.
-
[106]
P.-J. Proudhon, Œuvres complètes, Paris, A. Lacroix, Verboeckhoven et Cie, 1850-1871, vol. 26, p. 197.
-
[107]
Sur l’exil de la famille impériale, voir X. Mauduit, Le Ministère du faste : la Maison de l’empereur Napoléon III, Paris, Fayard, 2016, p. 302-306.
-
[108]
Le XIXe siècle, 21 février 1872, p. 2.
-
[109]
J.-J. Weiss, Notes et impressions, choix de lettres, Paris, Calmann-Lévy, 1902, p. 328.
-
[110]
A. Thiers, Histoire du Consulat et de l’Empire, op. cit., vol. 17, p. 710.
-
[111]
AN, 542 AP 3, journal d’Émile Ollivier, fol. 1, note du 17 mars 1874.
-
[112]
On retrouve, par exemple, l’expression dans la brochure de Jourdeuil, Du Césarisme en France, Paris, Muzard, 1871, p. 9.
-
[113]
F. Furet, La Révolution, op. cit., p. 794.
En décembre 1848, l’élection du prince Louis-Napoléon Bonaparte à la présidence de la République fut perçue par certains de ses opposants comme le premier signe indubitable de « l’abdication de la France républicaine ». Face au spectre d’une restauration impériale, Lamartine avait prononcé le 6 octobre devant l’Assemblée constituante un discours flamboyant contre la candidature du neveu de l’empereur, en évoquant à nouveau le souvenir des abdications passées. Plutôt que de s’opposer frontalement à lui, l’écrivain avait préféré l’affronter sur un autre terrain, plus subtil, le plaçant en quelque sorte en porte-à-faux. À l’en croire, cette candidature était indigne d’un prince, et elle risquait par ricochet de faire perdre aux rois déchus le peu de lustre et de respect qu’ils pouvaient encore inspirer : « Je dis que les représentants de ces dynasties éteintes, errantes aujourd’hui sur la terre étrangère, regarderaient non pas comme un triomphe, mais comme une abdication, une seconde abdication de leur naissance, de leur nature, de leur droits divins, de venir briguer quoi ? Quelques voix pour une candidature à un pouvoir précaire. » Facilement élu quelques semaines plus tard, le nouveau chef de l’État ne tarda pas à montrer sa volonté très nette de reconquérir le trône, la présidence n’étant pour lui qu’un marchepied. Trois ans plus tard, après avoir systématiquement consolidé son pouvoir puis balayé l’Assemblée avec le coup d’État du 2 décembre 1851, Louis-Napoléon Bonaparte se faisait plébisciter président à vie…
Date de mise en ligne : 18/11/2024
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