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Chapitre 4. Une abdication superflue ?

Pages 231 à 283

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  • Vial, C.-É.
(2024). Chapitre 4. Une abdication superflue ? Le Siècle des chutes : Abdications et déchéances en France (1814-1870) (p. 231-283). Perrin. https://shs.cairn.info/le-siecle-des-chutes--9782262108410-page-231?lang=fr.

  • Vial, Charles-Éloi.
« Chapitre 4. Une abdication superflue ? ». Le Siècle des chutes Abdications et déchéances en France (1814-1870) Perrin, 2024. p.231-283. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/le-siecle-des-chutes--9782262108410-page-231?lang=fr.

  • VIAL, Charles-Éloi,
2024. Chapitre 4. Une abdication superflue ? In : Le Siècle des chutes Abdications et déchéances en France (1814-1870) Paris : Perrin. Tempus, p.231-283. URL : https://shs.cairn.info/le-siecle-des-chutes--9782262108410-page-231?lang=fr.

Notes

  • [*1]
    On peut citer Thiers, ministre des gouvernements Laffitte (2 novembre 1830-13 mars 1831), Gérard (11 octobre 1832-10 novembre 1834), Mortier puis Broglie (18 novembre 1834-22 février 1836), avant d’être à son tour président du Conseil jusqu’au 9 octobre 1840. D’autres figures moins connues peuvent être évoquées, comme Tanneguy Duchâtel, ministre de l’Intérieur dans les gouvernements Soult et Gérard, qui perdit son portefeuille le 10 novembre 1834 pour le retrouver le 18 à la faveur d’un remaniement, le conservant ensuite jusqu’au 22 février 1836 pour le récupérer le 6 septembre suivant, à nouveau remercié le 15 avril 1837, rappelé le 12 mai 1839, et qui demeura ensuite en fonction jusqu’en 1848 ; ou encore à Jean-Charles Persil, ministre de la Justice du 11 octobre 1832 au 12 mars 1835, puis à nouveau du 6 septembre 1836 au 15 avril 1837.
  • [*2]
    Ne souhaitant pas faire de Rambouillet un lieu de pèlerinage légitimiste, comme l’était le cabinet de l’abdication de Fontainebleau pour les bonapartistes, Louis-Philippe avait en revanche sorti le domaine de la liste civile, avant de le mettre en location en 1832.
  • [*3]
    L’abdication du roi avait été évoquée une première fois par la presse en 1831. Après la signature du traité de Londres en juin, qui reconnaissait la séparation de la Belgique du royaume des Pays-Bas et sanctionnait l’avènement de Léopold Ier, tout juste élu roi des Belges, une guerre avait éclaté entre les deux États. L’armée néerlandaise avait repoussé les soldats belges en août, et le nouveau monarque avait brièvement envisagé d’abdiquer avant que la France n’envoie des troupes à son secours. Après l’abdication de Guillaume Ier des Pays-Bas en 1840, son fils Guillaume II aurait ensuite soutenu un groupe de conspirateurs cherchant à capturer Léopold et à le forcer à abdiquer. Les protagonistes de cette « conspiration des paniers percés » furent arrêtés et jugés en octobre 1841.
  • [*4]
    D’abord jeune prêtre connu pour ses opinions ultramontaines et sa proximité avec les ultras, Félicité-Robert de Lamennais (1782-1854) fonda en 1830 le journal L’Avenir, puis milita en faveur de la liberté de conscience, de la presse et de la religion. Il en vint à s’opposer au pape Grégoire XVI, qui soutenait davantage les souverains que les peuples aspirant à l’indépendance, notamment la Pologne catholique confiée par le congrès de Vienne à la domination russe. En 1834, son ouvrage Paroles d’un croyant fut condamné par Rome, l’amenant à se brouiller définitivement avec l’Église et à se rapprocher des républicains et même des socialistes. Il fut brièvement emprisonné en 1841 pour avoir attaqué le gouvernement royal et se fit élire député après la révolution de 1848.
  • [*5]
    Lancé à la suite de l’accord donné en 1840 par Adolphe Thiers, alors président du Conseil, l’immense chantier des fortifications de Paris, comportant notamment 95 bastions, 17 portes, et 23 barrières, mobilisa 45 000 ouvriers de 1841 à 1844.
  • [*6]
    C’est-à-dire la réponse des députés au « discours du trône », par lequel le souverain présentait la politique générale de son gouvernement à l’occasion de l’ouverture de la session parlementaire.
  • [*7]
    Louis-Philippe aurait effectivement rédigé trois copies de son acte d’abdication. Un exemplaire échut au général Lagrange. Un deuxième, vendu à Drouot en 2015, aurait appartenu au vicomte Alcide de Beauchesne, historien de Louis XVII et ancien gentilhomme de la Chambre de Louis XVIII devenu chef de section aux Archives impériales sous Napoléon III. Le troisième, qui aurait été récupéré par l’opposant républicain Anthony Thouret (1807-1871), a été mis en vente en octobre 2021 avant d’être revendiqué par le service interministériel des Archives de France (vente Livres et documents, Ruellan auction, Vannes, 16 octobre 2021, lot 45).
  • [*8]
    Un des originaux de l’abdication passa de main en main sur la place du Palais-Royal, avant d’être récupéré par le « général » Charles Lagrange, un des chefs des émeutiers de 1848, qui le conserva jusqu’à sa mort en 1857 en Hollande, où il avait été exilé après le coup d’État du 2 décembre 1851. Sa sœur le donna ensuite au pasteur Martin Paschoud qui voulut l’offrir au comte de Paris, qui préféra le voir remis aux Archives nationales, le considérant comme un document d’État plutôt que comme un papier de famille.
  • [*9]
    Cette « route de l’exil » avait été empruntée une première fois par Marie-Louise le 29 mars 1814, alors qu’elle fuyait Paris attaqué par les Cosaques en passant par Versailles, Rambouillet, puis Chartres, Vendôme et enfin Blois où elle s’était réfugiée. Voir la carte reproduite dans A. Castelot, Vers l’exil, Paris, Perrin, 1962, p. 208.
  • [*10]
    Soit environ 91 millions d’euros actuels, un franc germinal étant à peu près équivalent à 3,66 euros.
  • [1]
    Anonyme, Une nouvelle abdication, ou encore un empereur et roi sans empire ou royaume, Paris, Maldasa, 1831, p. 1-8.
  • [2]
    V. Hugo, Le roi s’amuse, Paris, Eugène Renduel, 1833, p. XXXVI.
  • [3]
    F. Guizot, Mémoires, op. cit., vol. 8, p. 583.
  • [4]
    F. Laurent, Victor Hugo : espace et politique (jusqu’à l’exil : 1823-1852), Rennes, PUR, 2008, p. 65.
  • [5]
    G. Franconie, Le Lys et la cocarde : la construction d’une dynastie nationale sous la monarchie de Juillet (1830-1848), thèse de doctorat en histoire sous la direction du professeur Philippe Boutry, Paris, Université Paris-I-Panthéon-Sorbonne, 2015, vol. 1, p. 327.
  • [6]
    Explication des ouvrages de peinture, sculpture, architecture et gravure et lithographie des artistes vivants exposés au Musée royal le 1er mars 1833, Paris, Vinchon, 1833, p. 105.
  • [7]
    Marie d’Orléans, Une correspondance inédite de la princesse Marie d’Orléans, duchesse de Wurtemberg, Paris, Boivin, 1937, p. 117, lettre au duc de Nemours, Saint-Cloud, 16 juin 1831.
  • [8]
    F. Bouchot (d’après), G. Ferri, Napoléon signe son abdication à Fontainebleau le 4 avril 1814, huile sur toile, 1843, Musée national des châteaux de Versailles et de Trianon, inv. MV 1774.
  • [9]
    Explication des ouvrages de peinture, sculpture, architecture et gravure et lithographie des artistes vivants exposés au musée national du Louvre le 15 mars 1844, Paris, Vinchon, 1844, p. 120.
  • [10]
    P. Delaroche, Napoléon à Fontainebleau le 31 mars 1814, huile sur toile, 1840, Paris, Musée de l’Armée, inv. 11931.
  • [11]
    Paris, Bibliothèque interuniversitaire de médecine, ms. 5348,Voyage en Italie de Jules Cloquet, fol. 2v.
  • [12]
    A. Dumas, Nouvelles Impressions de voyage : Midi de la France, Paris, Dumont, 1841, vol. 1, p. 65.
  • [13]
    G. Flaubert, L’Éducation sentimentale, op. cit., p. 351.
  • [14]
    A. Brooke Faulkner, Letters to the right honourable Lord Brougham and Vaux, presenting rambling details of a tour through France, Switzerland, and Italy, with some remarks on home politics, Londres, John Macrone, 1837, p. 41.
  • [15]
    J.-B.-H.-R. Capefigue,L’Europe pendant le Consulat et l’Empire de Napoléon, Paris, Pitois-Levrault et Cie, 1840, vol. 10, p. 515.
  • [16]
    É.-M. de Saint-Hilaire, Histoire des conspirations et attentats contre le gouvernement et la personne de Napoléon, Paris, Charles Fellens, 1847, p. 14.
  • [17]
    D. Lobstein, « L’image de Charles Quint dans les salons parisiens du dix-neuvième siècle », Bulletin de la société franco-japonaise d’art et d’archéologie, 2002, no 22, en ligne sur : https://www.latribunedelart.com/l-image-de-charles-quint-dans-les-salons-parisiens-du-dix-neuvieme-siecle
  • [18]
    L. Gallait,L’Abdication de Charles Quint en faveur de son fils Philippe II à Bruxelles le 25 octobre 1555, huile sur toile, 1841, Bruxelles, Musée des Beaux-Arts, inv. 2695.
  • [19]
    A. Voisin, Abdication de Charles Quint, Gand, C. Annoot-Braeckman, 1841, p. 8-9.
  • [20]
    F. de Lamennais, Correspondance inédite entre Lamennais et le baron de Vitrolles, Paris, G. Charpentier et Cie, 1886, p. 334, lettre à Vitrolles, 16 mars 1841.
  • [21]
    Explication des ouvrages de peinture, sculpture, architecture et gravure et lithographie des artistes vivants exposés au musée national du Louvre le 16 mars 1847, Paris, Vinchon, 1847, p. 50.
  • [22]
    Le ministre des Affaires étrangères de Louis-Philippe fit d’ailleurs acheter un manuscrit sur l’abdication de Charles Quint en avril 1844 pour 4 000 francs (AMAE, Espagne 230-231, Retiro, estancia y muerte de Carlos V en el monasterio de Yuste, par Tomás Gonzalez, 1556-1558, copie).
  • [23]
    J. Durant de Mareuil, Mémoires du baron Joseph Durant de Mareuil (1769-1855), Paris, L’Harmattan, 2020, p. 437.
  • [24]
    AN, 300 AP III 73, Journal de Jean Vatout, premier bibliothécaire de Louis-Philippe.
  • [25]
    BnF, Mss., NAF 6245, Maxime Du Camp, « Les Mœurs de mon temps », fol. 87.
  • [26]
    A. Teyssier, Louis-Philippe, op. cit., p. 342.
  • [27]
    F. Furet, La Révolution, op. cit., p. 631.
  • [28]
    Le Figaro, 22 novembre 1836, p. 1.
  • [29]
    F. Erre, Le Règne de la poire : caricatures de l’esprit bourgeois de Louis-Philippe à nos jours, Seyssel, Champ Vallon, 2011, p. 166-222.
  • [30]
    E. Pelletan, Histoire des trois journées de février 1848, Paris, Louis Colas, 1848, p. 3.
  • [31]
    A. Teyssier, Louis-Philippe, op. cit., p. 382.
  • [32]
    . Voir L. Theis, François Guizot, Paris, Fayard, 2008, p. 437 ; V. Chai, « Des passions aveugles ou ennemies : l’entêtement fatal de la majorité Guizot (février 1848) », Parlement[s], revue d’histoire politique, 2020/1, p. 132.
  • [33]
    A. Esquiros, Histoire des Montagnards, Paris, Victor Lecou, 1847, vol. 2, p. 48.
  • [34]
    É. Cabet, Histoire populaire de la Révolution française de 1789 à 1830, Paris, Au bureau du Populaire, 1845-1847, vol. 5, p. 56.
  • [35]
    Bibliothèque municipale de Mâcon, ms. 107, fol. 104-105, lettre de Lamartine à Pierre Ronot, 20 mars 1847.
  • [36]
    V. Hugo, Choses vues, ou journal de ce que j’apprends chaque jour, dans Œuvres complètes, Paris, Robert Laffont, 1987, vol. 6, p. 718.
  • [37]
    A. de Boigne, Récits d’une tante, op. cit., vol. 4, p. 358.
  • [38]
    A. de Tocqueville, Souvenirs, Paris, Calmann-Lévy, 1893, p. 92.
  • [39]
    A. de Boigne, Récits d’une tante, op. cit., vol. 5, p. 97. Voir aussi É.-D. Pasquier, La Révolution de 1848, Paris, Plon, 1944, p. 100.
  • [40]
    É.-D. Pasquier, La Révolution de 1848, op. cit., p. 100.
  • [41]
    Revue rétrospective ou archives secrètes du dernier gouvernement, 1830-1848, Paris, Paulin éditeur, 1848, p. 482.
  • [42]
    B. de Castellane, Journal, op. cit., vol. 4, p. 18-19, note du 17 février 1848.
  • [43]
    B. Goujon, Monarchies postrévolutionnaires : 1814-1848, Paris, Seuil, 2012, p. 391 ; M. Price, Louis-Philippe, op. cit., p. 376.
  • [44]
    Morning Post, 2 décembre 1847, p. 5 ; Morning Advertiser, 1er janvier 1848, p. 2.
  • [45]
    V. Robert Le Temps des banquets : politique et symbolique d’une génération, 1818-1848, Paris, Publications de la Sorbonne, 2010, p. 7.
  • [46]
    A. de Lamartine, Mémoires politiques, dans Œuvres complètes, Paris, l’Auteur, 1861-1862, vol. 36 à 40, vol. 38, p. 23.
  • [47]
    Cité par O. Barrot, Mémoires posthumes, Paris, Charpentier, 1875-1876, vol. 1, p. 479.
  • [48]
    E. Labrousse, « 1848-1830-1789. Comment naissent les révolutions », dans Actes du congrès historique du centenaire de la révolution de 1848, Paris, PUF, 1948, p. 1-20.
  • [49]
    AN, 300 AP III 73, « Ce que j’ai vu, février 48 », par le duc d’Elchingen.
  • [50]
    É.-F. de Beaumont-Vassy, Histoire de mon temps, Paris, Perrotin, 1855-1858, 4 vol., vol. 4, p. 45. Sur l’attitude de la garde nationale, voir M. Larrère, L’Urne et le Fusil : la garde nationale de Paris de 1830 à 1848, Paris, PUF, 2016, p. 283-289.
  • [51]
    A. de Boigne,Récits d’une tante, op. cit., vol. 5, p. 104.
  • [52]
    . AN, 300 AP III 73, récit du baron Atthalin sur les 23 et 24 février.
  • [53]
    On se sert, pour les lignes qui vont suivre, de la chronologie des événements rédigée par Louis-Philippe (AN, 300 AP III 13, pièces 28-30, « Note autographe avec indication des heures »).
  • [54]
    R. Calmon-Maison, « Les journées de février 1848, d’après des souvenirs inédits », Revue des Deux Mondes, 15 mars 1923, p. 412-440, p. 426 ; A. Martin-Fugier, Louis-Philippe et sa famille, 1830-1848, Paris, Perrin, 2012, p. 247 ; BnF, Mss., NAF 14444, Mémoires de Rémusat, fol. 95.
  • [55]
    AN, 300 AP III 73, « Ce que j’ai vu, février 48 », par le duc d’Elchingen.
  • [56]
    L. Theis, François Guizot, op. cit., p. 468.
  • [57]
    Le Figaro, supplément littéraire du dimanche, 24 février 1883, p. 1.
  • [58]
    AN, BB30 297, pièce 561, déposition de Bugeaud, 17 mai 1848.
  • [59]
    BnF, Mss., NAF 14444, Mémoires de Rémusat, fol. 86.
  • [60]
    M. Agulhon, 1848, ou l’apprentissage de la République, 1848-1852, Paris, Seuil, 1992, p. 42.
  • [61]
    É.-F. de Beaumont-Vassy, Histoire de mon temps, op. cit., vol. 4, p. 74.
  • [62]
    L. Véron, Nouveaux mémoires d’un bourgeois de Paris, depuis le 10 décembre 1848 jusqu’aux élections générales de 1863, Paris, A. Lacroix, 1866, p. 358.
  • [63]
    P. Thureau-Dangin, Histoire de la monarchie de Juillet, Paris, Plon, Nourrit et Cie, 1888-1892, vol. 7, p. 487. Il s’agissait du fils de l’ancien secrétaire de Napoléon puis de Louis-Philippe, disparu en 1836.
  • [64]
    BnF, Mss., NAF 28001, manuscrit de l’Histoire de la Révolution de 1848, par Louis Blanc, fol. 111.
  • [65]
    A. D. Vandam, Un Anglais à Paris : notes et souvenirs, 1835-1871, Paris, Plon, 1893, 2 vol., vol. 1, p. 293.
  • [66]
    AN, 300 AP III 73, « Ce que j’ai vu, février 48 », par le duc d’Elchingen.
  • [67]
    A. de Tocqueville, Souvenirs, op. cit., p. 255.
  • [68]
    L. Blanc, Histoire de la Révolution de 1848, Paris, C. Marpon et E. Flammarion, 1880, vol. 1, p. 8.
  • [69]
    AN, 300 AP III 73, récit du baron Atthalin sur les 23 et 24 février.
  • [70]
    A. de Lamartine, Histoire de la Révolution de 1848, op. cit., vol. 1, p. 125.
  • [71]
    . BnF, Mss., NAF 14444, Mémoires de Rémusat, fol. 104.
  • [72]
    Voir H. Becquet, G. Franconie, G. Malandain, « Abdiquer après la Révolution. Napoléon, Charles X, Louis-Philippe »…, p. 553.
  • [73]
    F. de Montréal, Les Dernières Heures d’une monarchie, Troyes, Imprimerie de Dufour-Bouquot, 1893, p. 63. Voir aussi BnF, Mss., NAF 14444, Mémoires de Rémusat, fol. 108 ; R. de Castries, Le Testament de la monarchie, Paris, Perrin, 1965, vol. 4, p. 369.
  • [74]
    A. de Lamartine, Histoire de la Révolution de 1848, op. cit., vol. 1, p. 90.
  • [75]
    N. W. Senior, Conversations with M. Thiers, M. Guizot, and other distinguished persons, during the Second Empire, Londres, Hurst and Blackett, 1878, 2 vol., vol. 1, p. 311-313, entretien avec Thiers, 8 mars 1852.
  • [76]
    M.-C. de Montalivet, Fragments et souvenirs, Paris, Calmann-Lévy, 1899-1900, vol. 2, p. 169.
  • [77]
    BnF, Mss., NAF 14444, Mémoires de Rémusat, fol. 109.
  • [78]
    AN, 300 AP III 13, pièce 65, récit autographe de Louis-Philippe, « du jeudi 24 février au samedi 4 mars ». On trouve une autre version de son récit dans le même carton, intitulée « Récit de mon départ des Tuileries le jeudi 24 février jusqu’à mon arrivée à Claremont le samedi 4 mars 1848 ». Ce texte, rédigé par le roi en anglais, a été traduit et publié dans L. Véron, Mémoires, op. cit., vol. 4, p. 267.
  • [79]
    A. Crémieux, La Révolution de février : étude critique sur les journées des 21, 22, 23 et 24 février 1848, Paris, Champion, 1912, p. 317. Voir aussi A. Teyssier, Louis-Philippe, op. cit., p. 401.
  • [80]
    AN, BB30 297, pièce 581, déposition d’Henri de Sercey, aide de camp du maréchal Gérard, [1848].
  • [81]
    AN, AE/I/21.
  • [82]
    AN, BB30 297, pièce 519, déposition du lieutenant Aubert-Roche, 30 juin 1848 ; BB30 298, pièce 1073, déposition de Charles Lagrange, 17 mai 1848.
  • [83]
    L.-A. Garnier-Pagès, Histoire de la Révolution de 1848, Paris, Pagnerre, 1866, vol. 2, p. 149.
  • [84]
    AN, 300 AP III 13, pièce 65, récit autographe de Louis-Philippe, « Du jeudi 24 février au samedi 4 mars ».
  • [85]
    A. Crémieux, En 1848, discours et lettres de M. A. Crémieux, Paris, Calmann-Lévy, 1883, p. 297.
  • [86]
    V. Hugo, Choses vues, ou journal de ce que j’apprends chaque jour, op. cit., p. 1019.
  • [87]
    A.-M.-J.-J. Dupin, Mémoires de M. Dupin, op. cit., vol. 4, p. 458.
  • [88]
    . V. Adam et J. Arnout, Fuite de Louis-Philippe, lithographie, Paris, Goupil, Vibert et Cie, 1848, BnF, Estampes, de Vinck 13569.
  • [89]
    AN, 300 AP III 73, « Ce que j’ai vu, février 48 », par le duc d’Elchingen.
  • [90]
    Le Figaro, supplément littéraire du dimanche, 24 février 1883, p. 1.
  • [91]
    R. Calmon-Maison, « Les journées de février 1848 », art. cité, p. 436.
  • [92]
    É. Renard, Louis Blanc, sa vie, son œuvre, Paris, Hachette, 1928, p. 49.
  • [93]
    L. Girard, Nouvelle Histoire de Paris. La Deuxième République et le Second Empire, 1848-1870, Paris, Hachette, 1981, p. 9.
  • [94]
    AN, 300 AP III 73, « Ce que j’ai vu, février 48 », par le duc d’Elchingen. Voir aussi BnF, Mss., NAF 14444, Mémoires de Rémusat, fol. 119.
  • [95]
    A. de Lamartine, Histoire de la Révolution de 1848, op. cit., vol. 1, p. 260.
  • [96]
    F. Chauvaud et J.-J. Yvorel, « Les provinces face à février 1848 : échos et contre-échos (22 février-16 mars) », dans 1848 : actes du colloque international du cent cinquantenaire tenu à l’Assemblée nationale à Paris les 23-25 février 1998, Paris, Créaphis, 2002, p. 258.
  • [97]
    AN, 300 AP III 13, pièces 31-32, « Réflexions autographes du roi Louis-Philippe sur son abdication ».
  • [98]
    AN, BB30 297, pièce 579, déposition du général Gourgaud, 27 avril 1848.
  • [99]
    E. Pelletan, Histoire des trois journées, op. cit., p. 107. Voir aussi Saint-Amand, Le Drame des Tuileries après la Révolution du 24 février 1848, par le citoyen Saint-Amand, commandant supérieur du palais au nom du gouvernement provisoire, Paris, Féret, [mai] 1848, p. 12.
  • [100]
    E. Fureix, L’Œil blessé. Politiques de l’iconoclasme après la Révolution française, Seyssel, Champ Vallon, 2019, p. 212-218.
  • [101]
    BHVP, ms. 1055, fol. 142, récit au crayon du pillage des Tuileries, rédigé au verso d’une feuille du service des patrouilles des Tuileries du 20 octobre 1841 ramassée dans la cour du château en 1848.
  • [102]
    A. D. Vandam, Un Anglais à Paris, op. cit., vol. 1, p. 298.
  • [103]
    A.-P. Denys,Les Tuileries en 1848, Paris, Joseph Albanel, 1869, p. 54-62.
  • [104]
    P. Audebrand, Souvenirs de la tribune des journalistes (1848-1852), Paris, E. Dentu, 1867, p. 261. Il s’agit des papiers reclassés après 1848 et conservés sous l’appellation de « papiers des Tuileries » (AN, AB XIX 14-24).
  • [105]
    . G. Flaubert, L’Éducation sentimentale, op. cit., p. 319-320.
  • [106]
    Bibl. Sorbonne, MSVC 121, fol. 5, rapport général du service du château des Tuileries, 24-25 février 1848 ; fol. 8, rapport des gouverneurs provisoires des Tuileries, 25 février ; BHVP, ms. 1055, fol. 141, « Inventaire général des objets laissés par les gouverneurs provisoires des Tuileries délégués par le gouvernement provisoire ».
  • [107]
    T. Gudin, Souvenirs du baron Gudin, peintre de la marine, Paris, Plon, 1921, p. 175 ; L. Tirel, La République dans les carrosses du roi, triomphe sans combat, curée de la Liste civile et du domaine privé, Paris, Garnier frères, 1850, p. 64.
  • [108]
    AN, 300 AP III 13, pièces 31-32, « Réflexions autographes du roi Louis-Philippe sur son abdication ».
  • [109]
    H.-G.-H. de Noailles, Le Comte Molé, op. cit., vol. 1, p. 143.
  • [110]
    Anonyme, Louis File-Vite, lithographie, Paris, Naegelen, 1848, BnF, Estampes, de Vinck 13592 ; L. Fortuné, Des agréments de l’incognito, lithographie, Paris, Deshayes, 1848, BnF, Estampes, de Vinck 13655.
  • [111]
    J.-J. Pégout, Épisode du 24 février 1848 ; notice circonstanciée et rectificative des faits avancés par M. de Lamartine dans son Histoire de la révolution de 1848, Paris, G. Gratiot, 1850, p. 14-15.
  • [112]
    AN, 300 AP III 73, « 1848 : France et Angleterre », par Jean Vatout.
  • [113]
    AN, 300 AP III 13, pièce 65, récit autographe de Louis-Philippe, « Du jeudi 24 février au samedi 4 mars » ; L. Véron, Mémoires, op. cit., vol. 4, p. 272.
  • [114]
    Bibl. Sorbonne, MSVC 121, fol. 3, dépêche d’Aubernon, préfet de Seine-et-Oise, au ministre de l’Intérieur, 24 février 1848.
  • [115]
    A.-J. de Marnay, Mémoires secrets et témoignages authentiques : chute de Charles X, royauté de Juillet, 24 février 1848, Paris, Librairie des bibliophiles, 1875, p. 298.
  • [116]
    BnF, Mss., NAF 28349, collection d’autographes de Gabriel Marcel, fol. 76, ordre de Louis-Philippe à Montalivet, 24 février 1848. Le billet a été publié dans L. Véron, Mémoires, op. cit., vol. 4, p. 277.
  • [117]
    AN, 300 AP III 13, pièce 65, récit autographe de Louis-Philippe, « Du jeudi 24 février au samedi 4 mars ».
  • [118]
    BnF, Mss., NAF 19953, Souvenirs de la comtesse Stéphanie Tascher de La Pagerie, fol. 6.
  • [119]
    R. Calmon-Maison, « Les journées de février 1848 », art. cité, p. 437.
  • [120]
    M.-T. de Rumigny, Souvenirs, op. cit., p. 333, « Récit de l’arrivée, du séjour et du départ de S. M. le roi Louis-Philippe, par Louis Guittier, ancien maire de Trouville ». Voir aussi BHVP, ms. 1055, fol. 100-106, relation du capitaine Barbey, syndic des gens de mer de Trouville, 25 décembre 1848.
  • [121]
    AN, 300 AP III 13, pièce 65, « itinéraire » du 24 février au 5 mars 1848, rédigé par Louis-Philippe.
  • [122]
    Ibid., récit autographe de Louis-Philippe, « Du jeudi 24 février au samedi 4 mars ».
  • [123]
    A.-P. Denys,Les Tuileries en 1848, op. cit., p. 101.
  • [124]
    Bibl. Thiers, ms. T 1417, pièce 6, lettre de Saint-Amand au gouvernement provisoire, 1er mars 1848, copie.
  • [125]
    Ibid., pièce 29, lettre de Parlongue au préfet de police, 27 avril 1848, copie.
  • [126]
    L. Tirel, La République dans les carrosses du roi, op. cit., p. 64 ;La Presse, 11 juillet 1849, p. 3 et 10 juillet 1851, p. 4.
  • [127]
    C. de Mazade, « Les illusions et les mécomptes d’un royaliste : M. de Falloux et les rêves de restauration monarchique depuis 1848 », Revue des Deux Mondes, 15 avril 1893, p. 721-763, p. 722.
  • [128]
    P. de Barante, Souvenirs, op. cit., vol. 7, p. 304, lettre à Guizot, 12 mars 1848.
  • [129]
    Explication des ouvrages de peinture, sculpture, architecture et gravure et lithographie des artistes vivants exposés au musée national du Louvre le 15 mars 1848, Paris, Vinchon, 1848, p. 41.
  • [130]
    O. Ihl, « Louis-Marie Bosredon et l’entrée dans le suffrage universel. Sociogenèse d’une lithographie de 1848 », Revue d’histoire du xixe siècle, no 50, 2015, p. 139-163.
  • [131]
    V. Hugo, Napoléon le Petit, Paris, Robert Laffont, 1987, vol. 6, p. 14.
  • [132]
    F. Bertran de Balanda, Louis de Bonald homme politique, de la fin de l’Ancien Régime à la monarchie de Juillet. Modernité d’une métaphysique en action face au réel historique, thèse de doctorat sous la direction du professeur Jacques-Olivier Boudon, Paris, Université Paris-Sorbonne, 2016, vol. 1, p. 431.
  • [133]
    T. Gudin, Souvenirs, op. cit., p. 178.
  • [134]
    J. Wilson Croker,Révolution de février 1848 : revue critique de quelques-uns des ouvrages publiés récemment sur l’histoire de cette époque, Paris, Au bureau de la Revue britannique, 1850, p. 33-36 et 79.
  • [135]
    É. Lemoine, Abdication du roi Louis-Philippe, racontée par lui-même, Paris, Michel Lévy frères, 1851, p. 15 et 54.
  • [136]
    É.-D. Pasquier, La Révolution de 1848, op. cit., p. 239.
  • [137]
    BnF, Mss., NAF 14445, Mémoires de Rémusat, fol. 8.
  • [138]
    F. Furet, La Révolution, op. cit., p. 630.
  • [139]
    . F.-R. de Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, op. cit., vol. 2, p. 868.
  • [140]
    AN, 300 AP III 13, pièce 65, récit autographe de Louis-Philippe, « Du jeudi 24 février au samedi 4 mars ».
  • [141]
    R. Calmon-Maison, « Les journées de février 1848 », art. cité, p. 438.
  • [142]
    V. Hugo, Choses vues, souvenirs, journaux, cahiers, 1849-1869, Paris, Gallimard, 1972, p. 188.
  • [143]
    AN, 42 AP 27, coupures de presse et brochures sur la révolution de 1848 et le départ du roi Louis-Philippe, rassemblées par Guizot.
  • [144]
    G. Antonetti, Louis-Philippe, Paris, Fayard, 1994, p. 935.

Loin d’être un cas isolé, la chute de Charles X avait été le point de départ d’une véritable épidémie de révolutions, reflet de l’instabilité institutionnelle qui ébranlait les fondements de l’Europe monarchique et de « l’ordre intangible » fixé par le congrès de Vienne autour de deux principes : la légitimité et l’équilibre des puissances continentales. On ne parla jamais autant d’abdication qu’à cette époque, au premier comme au second degré. Imprimée à Paris à un petit nombre d’exemplaires en 1831, une brochure railla ainsi le difficile métier de souverain au xixe siècle : les monarques de l’ancien temps n’avaient rien eu d’autre à faire que de « porter une couronne », alors que leurs successeurs étaient désormais victimes de « l’inconstante fortune », régulièrement « précipités du trône par une de ces commotions politiques si fréquentes, [ils] se trouvent condamnés à finir leurs jours, en simples particuliers, sur la terre de l’exil ». Le texte, rédigé au moment de l’arrivée en France de l’empereur Pierre Ier du Brésil, en butte à l’opposition libérale depuis des années et qui avait fini par jeter l’éponge le 7 avril 1831, concluait sur le malheur de régner sur des peuples de plus en plus récalcitrants, en ne se privant pas de faire allusion aux rois les plus récemment appelés au trône, à savoir Louis-Philippe en France et Léopold Ier en Belgique : « De mauvaises langues vont même jusqu’à dire qu’il n’y aurait rien d’impossible que [à ce que] ceux qui veulent ou voudront bien recevoir une couronne offerte par une nation aient lieu de s’en repentir plus tar…


Date de mise en ligne : 18/11/2024

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