3. La montée du populisme
- Par Antoine Foucher
Pages 44 à 55
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- FOUCHER, Antoine,
- Foucher, Antoine.
- Foucher, A.
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Notes
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[1]
Entretien, Le Monde, 10 novembre 2016.
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[2]
Christophe Guilluy, La France périphérique, Paris, Flammarion, 2014.
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[3]
Laurent Davezies, L’État a toujours soutenu ses territoires, Paris, Éd. du Seuil, « La République des idées », 2021.
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[4]
Denis Olivennes, Le Délicieux Malheur français, Paris, Albin Michel, 2019.
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[5]
Branko Milanovic, Global Inequality : A New Approach for the Age of Globalization, Cambridge (MA), Harvard University Press, 2016, chap. 1.
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[6]
Grégory Verdugo, Les Nouvelles Inégalités du travail. Pourquoi l’emploi se polarise, Paris, Presses de Sciences Po, 2017, p. 17.
-
[7]
« En 30 ans, forte progression de l’emploi dans les métiers qualifiés et dans certains métiers peu qualifiés de services », Dares Analyse, avril 2015, no 28.
-
[8]
L. Davezies, L’État a toujours soutenu ses territoires, op. cit., p. 13.
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[9]
Jérôme Fourquet, L’Archipel français. Naissance d’une nation multiple et divisée, Paris, Éd. du Seuil, 2019, respectivement p. 274, 288 et 291.
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[10]
Selon la formule radicale de Jérôme Sainte-Marie dans Bloc contre bloc. La dynamique du macronisme, Paris, Éditions du Cerf, 2019.
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[11]
34 % du PIB contre 24 % au début des années 1980.
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[12]
« Les transferts sociaux versés aux ménages », Insee, 6 novembre 2017.
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[13]
« Quarante ans d’inégalités de niveau de vie et de redistribution en France », in France, portrait social, édition 2019, Insee.
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[14]
L. Davezies, L’État a toujours soutenu ses territoires, op. cit., p. 62.
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[15]
Ibid., p. 99.
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[16]
Lionel Fontagné, La feuille de paye et le caddie, Paris, Presses de Sciences Po, 2021, p. 26.
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[17]
Selon le titre de l’ouvrage de Jean-Claude Michéa, L’Empire du moindre mal, Paris, Flammarion, 2010.
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[18]
C’est en ce sens d’un contrat social vicié, et non d’un procès de la méritocratie en soi, qu’il faut prendre la critique de l’idéologie méritocratique par Michael J. Sandel dans La Tyrannie du mérite. Qu’avons-nous fait du bien commun ?, trad. fr., Paris, Albin Michel, 2021.
Le premier symptôme de notre évolution collective profonde, c’est la montée, et parfois le succès électoral spectaculaire, du populisme. On l’a dit, le mot est trop omniprésent pour être contourné, mais il est trop connoté pour être éclairant. « Populisme » a fini par devenir synonyme, dans le langage courant, de démagogie, de mensonge, voire de menace pour la démocratie. Ce qu’il y a de vrai dans cette assimilation ne doit pas conduire, pour autant, à figer notre regard sur ce versant du phénomène, et à rechigner d’en faire le tour pour explorer l’hypothèse que les votes populistes expriment en même temps, les partis qui en bénéficient fussent-ils trompeurs, une demande de démocratie. Notre difficulté à envisager cette ambivalence dit, en réalité, le degré d’intégration du contrat social néolibéral dans nos consciences : il a fini, lui, par occuper la totalité de l’espace pensable de la démocratie.
Pourtant, les « insurrections électorales » du populisme, pour reprendre la formule éloquente d’Hubert Védrine, sont aussi et simplement l’expression du refus d’une partie de plus en plus importante d’entre nous, et parfois majoritaire, de continuer à vivre avec les règles du jeu que nous avons adoptées voilà une quarantaine d’années.
On le sait, ce refus fait l’objet de beaucoup de discussions, qui tendent un arc d’interprétations allant de l’explication plutôt compréhensive à la dénonciation d’une instrumentalisation politicienne. En France, quand certains montreront que le vote populiste est largement lié à un sentiment de relégation à la périphérie du développement économiqu…
Date de mise en ligne : 06/06/2022
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