XIX. Unification des Églises – une possibilité réelle
Les huit thèses d’Heinrich Fries et de Karl Rahner, relues trente-cinq ans après
Pages 485 à 506
Citer ce chapitre
- THEOBALD, Christoph,
- Theobald, Christoph.
- Theobald, C.
Citer ce chapitre
- Theobald, C.
- Theobald, Christoph.
- THEOBALD, Christoph,
Notes
-
[1]
H. Fries, Karl Rahner, Einigung der Kirchen – eine reale Möglichkeit, p. 13 ; nous citons dans le texte d’abord la version de la Quaestio (traduite par nous-même) et ensuite, après /, les pages du vol. 27 des Sämtliche Werke. Einheit in Vielfalt. Schriften zur ökumenischen Theologie, p. 290.
-
[2]
Voir l’introduction du vol. 27 des Sämtliche Werke par K. cardinal Lehmann et A. Raffelt, SW, 27, p. IX-XVII.
-
[3]
K. Rahner, « Le Concile – un nouveau commencement », dans id., Le deuxième concile du Vatican. Contributions au Concile et à son interprétation, p. 757-777 (la célèbre citation se trouve à la p. 766).
-
[4]
Voir la décision du synode de Würzburg « Pastorale Zusammenarbeit der Kirchen im Dienst an der christlichen Einheit », dans Gemeinsame Synode der Bistümer in der Bundesrepublik Deutschland. Offizielle Gesamtausgabe, Fribourg, Herder, 1976, p. 774-806.
-
[5]
E. Herms, Einheit der Christen in der Gemeinschaft der Kirchen, p. 9 s.
-
[6]
« Anglican – Roman Catholic conversations. Final Report 1981 », dans Growth in Agreement : Reports and Agreed Statements of Ecumenical Conversations on a World Level, p. 61-118.
-
[7]
Commission on faith and order, « Baptism – Eucharist – Ministry », Lima, Peru, Council of Churches, 1982, ibid., p. 465-503. Voir p. 266.
-
[8]
Voir la traduction française des articles du cardinal Joseph Ratzinger, du père Jean-Marie Tillard et du pèfe Edward Yanold, les deux derniers étant membres catholiques de la commission, dans DC 81 (1984), p. 854-869.
-
[9]
Clarification du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens, « Les traditions grecque et latine concernant la procession du Saint-Esprit », dans DC 92 (1995), p. 941-945.
-
[10]
Déclaration commune de la Fédération luthérienne mondiale et de l’Église catholique romaine, « La doctrine de la justification », dans DC 94 (1977), p. 875-885 ; Réponse de l’Église catholique à la Déclaration commune de l’Église catholique et de la Fédération luthérienne mondiale sur la doctrine de la justification, « La Doctrine de la justification selon l’Église catholique », dans DC 95 (1998), p. 713-718 ; Communiqué commun officiel de la Fédération luthérienne mondiale et de l’Église catholique, « Annexe à la Déclaration commune catholique et luthérienne sur la doctrine de la justification », dans DC 96 (1999), p. 720-722.
-
[11]
Nous citons la traduction française de la Lettre Communionis notio, dans DC 89 (1992), p. 729-734.
-
[12]
E. Herms, Einheit der Christen in der Gemeinschaft der Kirchen, p. 189.
-
[13]
J.-F. Lyotard, La Condition postmoderne, Rapport sur le savoir, Paris, Éd. de Minuit, 1979 et G. Lipovetsky, (avec S. Charles), Des temps hypermodernes, Paris, Grasset, 2004.
-
[14]
K. Rahner, « Zur Theologie des ökumenischen Gesprächs », dans SW, 27, p. 66.
-
[15]
Ibid., p. 189-201.
-
[16]
E. Herms, Einheit der Christen in der Gemeinschaft der Kirchen, p. 151.
-
[17]
Ibid., p. 189.
-
[18]
Voir déjà notre formulation dans la conclusion du chap. xviii, p. ? ? ?
-
[19]
Voir p. ? ? ?
-
[20]
Voir par exemple J.-M. Donegani, « La mondanisation du salut », p. 345-363.
-
[21]
Voir J. Lecler, « À propos d’une maxime citée par le pape Jean XXIII : In necessariis unitas, in dubiis libertas, in omnibus caritas », dans RSR 49 (1961), p. 549-560 ; id., « Note complémentaire sur la maxime : In necessariis unitas, in non necessairiis libertas, in omnibus caritas », dans RSR 52 (1964), p. 432-438.
-
[22]
Voir p. ? ? ?
-
[23]
Voir plus loin, le chap. xxi.
-
[24]
Cette inversion de la formule conciliaire se trouve pour la première fois dans le discours de Jean-Paul II aux cardinaux et à la Curie romaine du 20 décembre 1990, dans DC 88 (1991), p. 104 s.
-
[25]
Voir p. ? ? ?, n. ? ? ?
-
[26]
E. Herms, Einheit der Christen in der Gemeinschaft der Kirchen, p. 116-121 et 162-168.
-
[27]
Voir p. ? ? ?
Publiées à Pâques 1983, les huit thèses de Heinrich Fries et de Karl Rahner en vue d’une possible Unification des Églises n’ont rien perdu de leur actualité. C’est ce que je voudrais montrer, tout en tenant compte de la distance historique qui nous sépare aujourd’hui de ce que ces deux œcuménistes de grande renommée appellent leur « cri de détresse », un « cri de détresse de chrétiens qui ont l’impression qu’en cette affaire, les choses n’avancent pas ».
Or, « l’unité de l’Église est le commandement du Seigneur de l’Église, qui demandera compte aux chefs des Églises si, en cette question, ils ont effectivement fait tout ce qui était en leur pouvoir ». Ce point de départ proprement théologal de la proposition Fries-Rahner est, du fait même de son statut « prophétique », immédiatement suivi d’un diagnostic de la situation globale de la chrétienté.
En un temps – continuent-ils – où la foi en Dieu et en son Christ est menacée en profondeur par un athéisme mondial et militant et par un scepticisme relativiste, aussi dans des pays dans lesquels l’athéisme n’est pas encore religion d’état, cette unité (commandée par le Seigneur de l’Église) est une question de vie et de mort pour la chrétienté. N’étant plus soutenu par un colonialisme européen, le christianisme ne peut se payer aujourd’hui le luxe de rencontrer, séparé et déchiré, les peuples et cultures auxquels il veut toujours transmettre – jusqu’à maintenant presque sans succès – son message. L’absence de la grande unité des Églises signifie aussi parmi les chrétiens un affaiblissement durable de leur courage de croire et de leur confiance, d’autant plus qu’il n’y a plus de pays ni de régions où la vie chrétienne serait une évidence sociale et culturelle dans la sphère publique, capable de soutenir et de faciliter la foi chrétienne [9/287]…
Date de mise en ligne : 20/02/2026
Ce chapitre est en accès conditionnel
Acheter cet ouvrage
23,99 €
Acheter ce chapitre
5,00 €