La contribution de Norbert Élias à l’analyse de la construction sociale de l’État parlementaire
- Par Bernard Lacroix
Pages 213 à 240
Citer ce chapitre
- LACROIX, Bernard,
- ROUSSEAU, Dominique
- et MORVAN, Michel,
- Lacroix, Bernard.
- Lacroix, B.
- D. Rousseau
- et M. Morvan
https://doi.org/10.3917/oj.rouss.2002.01.0213
Citer ce chapitre
- Lacroix, B.
- D. Rousseau
- et M. Morvan
- Lacroix, Bernard.
- LACROIX, Bernard,
- ROUSSEAU, Dominique
- et MORVAN, Michel,
https://doi.org/10.3917/oj.rouss.2002.01.0213
Notes
-
[1]
Norbert Elias, Engagement et distanciation, Paris, Fayard, 1993.
-
[2]
Norbert Elias, John L. Scotson, Logiques de l’exclusion. Enquête sociologique au cœur des problèmes d’une communauté, Paris, Fayard, 1997.
-
[3]
Norbert Elias, La Civilisation des mœurs, Paris, Calmann-Lévy, 1973 ; La Dynamique de l’Occident, Paris, Calmann-Lévy, 1975.
-
[4]
Georg Simmel, Les problèmes de la philosophie de l’histoire, Paris, Presses universitaires de France, coll. « Sociologies », 1984.
-
[5]
Ernst Cassirer, La philosophie des formes symboliques, 3 tomes, Paris, Les Éditions de Minuit, coll. « Le sens commun », 1972.
-
[6]
Norbert Elias, La société de cour, Paris, Flammarion, coll. « Champs », 1985.
-
[7]
Max Weber, L’Éthique protestante et l’esprit du capitalisme, Paris, Flammarion, coll. « Champs », 2000.
-
[8]
Norbert Elias, Éric Dunning, Sport et civilisation. La violence maîtrisée, Paris, Fayard, 1994, note 1, p. 39.
-
[9]
Norbert Elias, La société de cour, op. cit., préface, paragraphe 7, p. XLI-XLIV.
-
[10]
Max Weber, Le savant et le politique, Paris, Plon, 1959, p. 180.
-
[11]
Norbert Elias, Norbert Elias par lui-même, Paris, Fayard, 1991.
-
[12]
Norbert Elias, Sport et civilisation. La violence maîtrisée, op. cit., p. 35-36.
-
[13]
Pierre Rosanvallon, L’État en France de 1789 à nos jours, Paris, Les Éditions du Seuil, 1990.
-
[14]
Norbert Elias, La dynamique de l’Occident, op. cit., p. 144.
Il n’y a rien de vraiment déraisonnable à appeler du point de vue de la tradition de la pensée académique mais également du point de vue des conventions qui sont nécessaires à l’accord entre chercheurs, « théorie de l’objectivation sociale », ces deux processus indissociables que sont : a) les réalisations historiques des acteurs sociaux et les constructions de la réalité dont celles-ci s’accompagnent, b) le travail d’explicitation de ces réalisations et de leurs conditions d’apparition sous l’espèce du travail symbolique spécifique qui en fournit une représentation adéquate et dont le travail scientifique est le dernier avatar. Sur un plan très général, considérée sous le premier aspect, « la théorie de l’objectivation sociale » n’est rien d’autre qu’une visée de compréhension des réalisations historiques dans leur étendue et leur diversité. Sous le second aspect, elle n’est rien de plus que la forme historiquement située dans laquelle ces réalisations se réfléchissent, ce par quoi cette réflexion appartient au monde qu’elle analyse.
On ne croit pouvoir trouver au fil des pages laissées par Norbert Elias de construction systématique qui réponde à une telle définition et qui puisse tenir lieu de pierre philosophale du politiste : ce n’est pas pour des raisons qui tiennent à telle ou telle faiblesse intrinsèque de l’auteur, ceci ne voulant pas dire qu’il n’y a pas de limites au travail du sociologue ; c’est plutôt parce qu’une réponse complète, complètement « achevée » et complètement « satisfaisante » est en principe irréalisable, l’intuition de son existence n’étant sans doute rien de plus que l’une de ces multiples utopies scolastiques qui prennent naissance dans le monde des « scholars »…
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