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Chapitre III. Politesse mondaine et naissance d’un espace public sous Louis XIII

Pages 77 à 122

Citer ce chapitre


  • Muchembled, R.
(2017). Chapitre III. Politesse mondaine et naissance d’un espace public sous Louis XIII. La société policée : Politique et politesse en France du XVIe au XXe siècle (p. 77-122). Le Seuil. https://shs.cairn.info/la-societe-policee-politique-et-politesse-en-france-du-xvie-au-xxe-siecle--9782020345422-page-77?lang=fr.

  • Muchembled, Robert.
« Chapitre III. Politesse mondaine et naissance d’un espace public sous Louis XIII ». La société policée Politique et politesse en France du XVIe au XXe siècle, Le Seuil, 2017. p.77-122. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/la-societe-policee-politique-et-politesse-en-france-du-xvie-au-xxe-siecle--9782020345422-page-77?lang=fr.

  • MUCHEMBLED, Robert,
2017. Chapitre III. Politesse mondaine et naissance d’un espace public sous Louis XIII. In : La société policée Politique et politesse en France du XVIe au XXe siècle. Paris : Le Seuil. L'Univers historique, p.77-122. URL : https://shs.cairn.info/la-societe-policee-politique-et-politesse-en-france-du-xvie-au-xxe-siecle--9782020345422-page-77?lang=fr.

Notes

  • [1]
    R.J.Knecht, op. cit., p. 520-525.
  • [2]
    Jürgen Habermas, L’Espace public, archéologie de la publicité comme dimension constitutive de la société bourgeoise, Paris, Payot, 1978 (éd. originale allemande 1962).
  • [3]
    Ibid. Et Hélène Merlin, Public et Littérature en France au xviie siècle, Paris, Les Belles Lettres, 1994, p. 24-27.
  • [4]
    H. Merlin, ibid., p. 388.
  • [5]
    N. Elias, op. cit. Voir également Bernard Cahier, Norbert Elias, Michel Foucault : affinités et oppositions, deux approches de la modernité, mémoire de DEA de philosophie, Université Paris-VIII, 1996, 66 p. dact.
  • [6]
    Peter Burke, « The Courtier abroad : or, the Uses of Italy », dans Die Renaissance im Blick der Nationen Europas, Wiesbaden, Otto Harrassowitz, s. d., p. 1-16.
  • [7]
    J. Habermas, op. cit.
  • [8]
    O. Ranum, art. cité, pour l’importance de la période ouverte en 1630.
  • [9]
    Peter Burke, The Art of Conversation, Ithaca, Cornell U.P., 1993, p. 102-108.
  • [10]
    Alain Viala, Naissance de l’écrivain. Sociologie de la littérature à l’âge classique, Paris, Minuit, 1985. Sauf exception signalée, les données suivantes proviennent de cet ouvrage.
  • [11]
    Ibid., p. 132-133.
  • [12]
    Ibid., p. 143-148.
  • [13]
    Ibid., p. 153.
  • [14]
    Ibid., p. 168 et 172.
  • [15]
    Ibid., p. 197.
  • [16]
    J. Hennequin, art. cité, p. 90-91. Voir également A. Jouanna, op. cit.
  • [17]
    J. Bailbé, art. cité, p. 311.
  • [18]
    F. Billacois, op. cit., p. 148-149, 260.
  • [19]
    Ibid., p. 270, 274.
  • [20]
    A. Viala, op. cit., p. 199, 202.
  • [21]
    Ibid., p. 146, 241.
  • [22]
    Ibid., p. 242-245, et tableau d’appartenance sociale des auteurs, p. 247.
  • [23]
    Ibid., p. 259.
  • [24]
    Ibid., p. 264, 269.
  • [25]
    Ibid., p. 291-299.
  • [26]
    Boileau, Satire XII, cité par A. Viala, op. cit., p. 298.
  • [27]
    A. Viala, op. cit., p. 141-142.
  • [28]
    N. Elias, op. cit.
  • [29]
    Ibid. Et du même (avec J.L.Scotson), The Established and the Outsiders. A Social Enquiry into Community Problems, Londres, Frank Cass, 1965.
  • [30]
    James B. Collins, The State in Early Modern France, Cambridge, Cambridge U.P., 1995, p. 44-47.
  • [31]
    A. Jouanna, op. cit.
  • [32]
    Boris Porchnev, Les Soulèvements populaires en France de 1623 à 1648, Paris, SEVPEN, 1963.
  • [33]
    William Beik, Urban Protest in Seventeenth-Century France. The Culture of Retribution, Cambridge, Cambridge U.P., 1997.
  • [34]
    Joël Cornette, Le Roi de guerre. Essai sur la souveraineté dans la France du Grand Siècle, Paris, Payot, 1993.
  • [35]
    J.B.Collins, op. cit., p. 46-47.
  • [36]
    N. Elias, op. cit.
  • [37]
    W. Beik, op. cit., p. 265-267.
  • [38]
    O. Ranum, art. cité, p. 435, sur la courtoisie comme moyen de renforcer l’autorité royale.
  • [39]
    François Lebrun, Être chrétien en France sous l’Ancien Régime, 1516-1790, Paris, Seuil, 1996, p. 45, 53.
  • [40]
    L’ouvrage fondamental demeure la thèse de doctorat ès lettres de Maurice Magendie, La Politesse mondaine et les Théories de l’honnêteté en France, au xviie siècle, de 1600 à 1660, Paris, PUF, 1925. Le Dictionnaire raisonné de la politesse et du savoir-vivre du Moyen Age à nos jours, dirigé par Alain Montandon, Paris, Seuil, 1995, et les ouvrages du même auteur sur le sujet peuvent être consultés avec profit, mais ne fournissent pas une analyse historique générale du phénomène sous Louis XIII.
  • [41]
    M. Magendie, op. cit., p. 159-164.
  • [42]
    Ibid., p. 165.
  • [43]
    Ibid., p. 342-343.
  • [44]
    Ibid., p. 345-349.
  • [45]
    Ibid., p. 349-354.
  • [46]
    Louise Godard de Donville, Signification de la mode sous Louis XIII, Aix-en-Provence, Édisud, 1978, p. 119-120.
  • [47]
    Ibid., p. 39-40.
  • [48]
    Ibid., planches p. 234-237.
  • [49]
    Ibid., p. 40.
  • [50]
    Ibid., p. 205-233.
  • [51]
    Ibid., p. 248 (texte complet p. 248-250).
  • [52]
    Ibid., p. 57, épigramme de Maynard.
  • [53]
    Ibid., p. 55-56.
  • [54]
    Ibid., p. 105, et planches p. 240-245.
  • [55]
    Ibid., gravure reproduite entre les p. 144 et 145.
  • [56]
    M. Magendie, op. cit., p. 355-369, et du même auteur édition du texte de Nicolas Faret, L’Honnête Homme, ou l’Art de plaire à la Cour, Paris, PUF, 1925.
  • [57]
    Ibid., p. 367, citant d’après la Bibliothèque française de Sorel.
  • [58]
    Ibid., p. 367-368.
  • [59]
    Ibid., p. 371-379.
  • [60]
    Ibid., p. 380-383.
  • [61]
    L. Godard de Donville, op. cit., p. 227, et planche p. 246-247.
  • [62]
    J. Cornette, op. cit.
  • [63]
    M. Magendie, op. cit., p. 722.
  • [64]
    Ibid., p. 722-729.
  • [65]
    Daniel Gordon, Citizens without Sovereignty. Equality and Sociability in French Thought, 1670-1789, Princeton, Princeton U.P., 1994.

L’éthique guerrière de la noblesse française s’est encore renforcée durant les troubles religieux de la seconde moitié du xvie siècle. Vers 1610, rien n’indique que les valeurs intellectuelles puissent prendre la place de la morale ombrageuse de l’honneur dans l’univers mental aristocratique. Temps de guerres intérieures et extérieures, le xviie siècle aurait pu n’enregistrer que des continuités en ce domaine. Or il se trouve être le moment crucial où se réalise la fusion si longtemps cherchée entre la monarchie et les élites sociales, au premier rang desquelles figure l’aristocratie. Des choix vitaux pour l’avenir du pays et de la royauté s’accomplissent en deux étapes, Louis XIV portant à la perfection un mécanisme hérité du règne de son père. Trop souvent éclipsé par la gloire attachée au temps du Roi-Soleil, le premier xviie siècle mérite en effet d’être réévalué. Derrière les tumultes de cette époque troublée, dont notre mémoire collective retient souvent des caractères inexacts, romancés par Alexandre Dumas, se cache une très profonde mutation des rapports entre la monarchie et les couches dominantes. Un espace public, c’est-à-dire un lieu d’échanges symboliques entre les membres de différents groupes sociaux supérieurs, d’où sortent des représentations et des pratiques de l’autorité, voit alors véritablement le jour. Littérature et pouvoir nouent des relations privilégiées, poussant nombre de nobles à troquer l’épée contre la plume pour faire carrière et s’imposer dans l…


Date de mise en ligne : 15/09/2022

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