Chapitre X. La rançon exorbitante de la gloire
- Par Joël Cornette
Pages 245 à 278
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- CORNETTE, Joël,
- Cornette, Joël.
- Cornette, J.
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Notes
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[1]
De France Wreetheyt, tot Bodegrave en Swammerda, 1673 (Les Cruautés françaises à Bodegrave et Swammerdam) ; Spiegel der Fransse Tyranny, 1673 (Miroir de la tyrannie française). Il s’agit des massacres perpétrés par l’armée française commandée par le duc de Luxembourg des villages de Swammerdam et Bodegrave du 28 au 30 décembre 1672.
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[2]
Fénelon, Lettre à Louis XIV, Neuchâtel, Ides et Calendes, 1961, p. 63-64.
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[3]
D. Dessert, Argent, pouvoir et société dans la France du Grand Siècle, op. cit. ; Katia Béguin, Financer la guerre au xviie siècle, La dette publique et les rentiers de l’absolutisme, Seyssel, Champ Vallon, 2012.
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[4]
Sur la multiplication des offices et des affaires extraordinaires provoquée par la guerre de Hollande, voir notamment William Doyle, « Colbert et les offices », Histoire, économie et société, vol. XIX, n° 4, 2000, p. 469-480.
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[5]
Voltaire, Le siècle de Louis XIV [1751], Paris, 1894, chap. xxx, « Finances et règlements ».
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[6]
Mémoires de Monsieur de La Colonie maréchal de camp des années de l’Électeur de Bavière, éd. Anne-Marie Cocula, Paris, Mercure de France, 1992, p. 50-51.
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[7]
J. Lynn, Giant of the Grand Siècle, op. cit. ; Les Guerres de Louis XIV, Paris, Perrin, 2010 ; Hervé Drévillon, L’Impôt du sang : le métier des armes sous Louis XIV, Paris, Tallandier, 2006.
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[8]
Timothée, II, 2, cité par Al. Maral, Le Roi-Soleil et Dieu, op. cit., p. 244-245.
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[9]
Journal du marquis de Torcy, pour les années 1709, 1710, 1711, op. cit., p. 86.
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[10]
Cité par François Lebrun, Les Hommes et la mort en Anjou aux xviie et xviiie siècles. Essai de démographie et de psychologie historique, Paris, 1971. Voir aussi Marcel Lachiver, Les Années de misère. La famine au temps du Grand Roi, Paris, Fayard, 1991.
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[11]
Cité par M. Lachiver, Les Années de misère, op. cit., p. 132.
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[12]
Pierre Goubert, Beauvais et le Beauvaisis de 1600 à 1730, Paris, SEVPEN, 1960.
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[13]
M. Lachiver, Les Années de misère, op. cit., p. 203-206.
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[14]
Laurent Lemarchand, Paris ou Versailles ? La monarchie absolue entre deux capitales, 1715-1723, Paris, CTHS, 2014, p. 32.
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[15]
Mémoires de Mlle d’Aumale. Cité par G. Ziegler, Les Coulisses de Versailles, op. cit., p. 371.
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[16]
Lettres de la princesse Palatine, op. cit., p. 280.
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[17]
Mémoire au roi du contrôleur général Desmaretz (26 août 1709), in A. M. de Boislisle. Correspondance des contrôleurs généraux des finances avec les intendants des provinces, Paris, 1874-1897, t. III, p. 604 et suiv.
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[18]
Cité par Jean Nicolas, La Rébellion française. Mouvements populaires et conscience sociale, 1661-1789, Paris, Éd. du Seuil, 2002, p. 238.
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[19]
Cité dans la lettre de la marquise d’Huxelles, l’appendice de l’année 1709 dans le Journal de Dangeau, cité par l’abbé Augustin-Jean Hurel Les Orateurs sacrés à la cour de Louis XIV, Paris, 1872, t. II, p. 174-176.
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[20]
Ibid., p. 177.
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[21]
Ibid., p. 346-349.
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[22]
Fénelon, Lettre à Louis XIV, op. cit., p. 63-66.
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[23]
Fénelon, lettre adressée de Cambrai au duc de Chevreuse, in Lettre à Louis XIV, op. cit., p. 129.
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[24]
Paul Bénichou, Morales du Grand Siècle [1948], Paris, Gallimard, « Folio essais », 2013, p. 93.
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[25]
Abbé de Saint-Pierre, Ouvrajes de politique, 1734, cité par Jean-Claude Perrot, Une histoire intellectuelle de l’économie politique (xviie-xviiie siècle), Paris, Éd. de L’EHESS, 1992, p. 41.
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[26]
Alexandre Dupilet, Thierry Sarmant, « Prélude à la polysynodie : un projet politique à la fin du règne de Louis XIV », Revue historique du droit français et étranger, 83 (4), octobre-novembre 2005, p. 657-678.
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[27]
Racine, Athalie, acte IV, sc. 2.
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[28]
Vauban, Projet de dîme royale, in Les Oisivetés de Monsieur de Vauban ou Ramas de plusieurs mémoires de sa façon, sur différents sujets, éd. M. Virol, Seyssel, Champ Vallon, 2007. Voir à ce propos Michèle Virol, Vauban. De la gloire du roi au service de l’État, Seyssel, Les Classiques de Champ Vallon, 2007, p. 350.
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[29]
Lettre à Le Peletier de Souzy, le 19 août 1695, citée in M. Virol, Vauban, op. cit.
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[30]
Les Oisivetés de Monsieur de Vauban, op. cit., p. 799-801.
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[31]
Ibid., p. 700.
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[32]
Lettre au comte de Druy, gouverneur de Luxembourg, 27 août 1707, citée in M. Virol, Vauban, op. cit.
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[33]
Margaret et Richard Bonney, Jean-Roland Malet, premier historien des finances de la monarchie française, Paris, Comité pour l’histoire économique et financière de la France, 1993, p. 55.
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[34]
K. Béguin, Financer la guerre au xviie siècle, op. cit., p. 252.
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[35]
Roland Mousnier, La Vénalité des offices sous Henri IV et Louis XIII, Paris, 1945.
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[36]
Christophe Blanquie, Les Présidiaux de Richelieu. Justice et vénalité, 1630-1642, Paris, Christian, 2000.
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[37]
Vincent Meyzie, Les Illusions perdues de la magistrature seconde. Les officiers « moyens » de justice en Limousin et en Périgord (vers 1665-vers 1810), Limoges, Presses universitaires de Limoges, 2006.
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[38]
Chantal Lagui-Helliez, « Les officiers royaux (1680-1715) », in Histoire du Lyonnais. Questions diverses, actes du 112e Congrès national des sociétés savantes (Lyon, 1987), Paris, Éd. du Comité des travaux historiques et scientifiques, 1988, p. 178.
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[39]
Texte cité par V. Meyzie, Les Illusions perdues de la magistrature seconde, op. cit.
Louis XIV n’avait pas prévu les conséquences de l’attaque brutale et massive lancée par les troupes françaises contre la Hollande au printemps de 1672. Il avait songé à une guerre éclair ; elle est devenue un conflit long, épuisant, coûteux, qui enraya le dispositif mis en place par Colbert pour développer l’économie du royaume et alléger les charges fiscales. La guerre de Hollande contribua également à la diffusion de l’image du « tyran français », avec les traits de Néron plutôt que ceux d’Auguste : les brutalités furent amplifiées dans une série d’estampes hollandaises de Romeyn de Hooghe représentant des soldats féroces brûlant des villages, tuant hommes, femmes et enfants, tels des diables déchaînés. Au-dessous de l’une de ces gravures, on pouvait lire : « Qui détruit le plus, fera le plus d’honneur au Roi. » Dans sa Lettre à Louis XIV, vraisemblablement écrite en 1694, Fénelon faisait remonter le dérèglement de la monarchie à cette guerre contre les Provinces-Unies, qu’il considérait comme la source de la plupart des maux dont la France souffrait : « Tant de troubles affreux qui ont désolé l’Europe depuis plus de vingt ans, tant de sang répandu, tant de scandales commis, tant de provinces saccagées, tant de villes et de villages mis en cendres, sont les funestes suites de cette guerre de 1672, entreprise pour votre gloire et pour la confusion des faiseurs de gazettes et de médailles de l’Europe. » La plupart des historiens ont ratifié ce jugement sans appel. Ils mettent en valeur les multiples déséquilibres provoqués par l’ampleur et la durée des combats, en particulier dès que la guerre s’est durcie et internationalisé…
Date de mise en ligne : 27/10/2023
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