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Chapitre XI. Le Très-Chrétien

Pages 279 à 313

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  • Cornette, J.
(2023). Chapitre XI. Le Très-Chrétien. La mort de Louis XIV : Apogée et crépuscule de la royauté (1er septembre 1715) (p. 279-313). Gallimard. https://shs.cairn.info/la-mort-de-louis-xiv-apogee-et-crepuscule-de-la-royaute-1er-septembre-1715--9782073001474-page-279?lang=fr.

  • Cornette, Joël.
« Chapitre XI. Le Très-Chrétien ». La mort de Louis XIV Apogée et crépuscule de la royauté (1er septembre 1715) Gallimard, 2023. p.279-313. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/la-mort-de-louis-xiv-apogee-et-crepuscule-de-la-royaute-1er-septembre-1715--9782073001474-page-279?lang=fr.

  • CORNETTE, Joël,
2023. Chapitre XI. Le Très-Chrétien. In : La mort de Louis XIV Apogée et crépuscule de la royauté (1er septembre 1715) Paris : Gallimard. Folio Histoire, p.279-313. URL : https://shs.cairn.info/la-mort-de-louis-xiv-apogee-et-crepuscule-de-la-royaute-1er-septembre-1715--9782073001474-page-279?lang=fr.

Notes

  • [1]
    Cité par Al. Maral, Le Roi-Soleil et Dieu, op. cit., p. 44-45.
  • [2]
    Abbé de Choisy, Mémoires pour servir à l’histoire de Louis XIV, op. cit., p. 561.
  • [3]
    Louis XIV, Mémoires pour l’instruction du Dauphin, op. cit., année 1661, livre second, deuxième section.
  • [4]
    Marc Bloch, Les Rois thaumaturges. Étude sur le caractère surnaturel attribué à la puissance royale particulièrement en France et en Angleterre [1924], Paris, Gallimard, 1983, p. 363.
  • [5]
    Cité par Al. Maral, Le Roi-Soleil et Dieu, op. cit., p. 32-33.
  • [6]
    Ibid., p. 81.
  • [7]
    Ibid., p. 63, 94, 235, 243, 252-253.
  • [8]
    Ibid., p. 254, p. 270-271.
  • [9]
    Cité par Al. Maral, Le Roi-Soleil et Dieu, op. cit., p. 166.
  • [10]
    Ernest Lavisse, Histoire de France, depuis les origines jusqu’à la Révolution, t. VII, vol. 2, Louis XIV. La religion, les lettres et les arts, la guerre, Paris, Hachette, 1911, p. 80.
  • [11]
    Souvenirs de Madame de Caylus, édition présentée et annotée par Bernard Noël, Paris, Mercure de France, 1986, p. 30-31 ; É. Spanheim, Relation de la cour de France, op. cit., p. 387.
  • [12]
    Saint-Simon, Parallèle des trois premiers rois Bourbons, in Papiers en marge des Mémoires, op. cit., p. 852-853.
  • [13]
    Madame de Maintenon, Lettres, op. cit., éd. M. Langlois, t. III, p. 294.
  • [14]
    É. Spanheim, Relation de la cour de France, op. cit., p. 409.
  • [15]
    J.-Chr. Petitfils, Louis XIV, op. cit., p. 480.
  • [16]
    Janine Garrisson, L’Édit de Nantes et sa révocation, Paris, Éd. du Seuil, 1985, chap. v, « L’étouffement à petites goulées, 1657-1682 ».
  • [17]
    Élisabeth Labrousse, La Révocation de l’édit de Nantes. Une foi, une loi, un roi ?, Paris, 1990, p. 99.
  • [18]
    Recueil des édits, déclarations et arrests du Conseil concernans la Religion Pr. Réformee, lesquels ont été registrez en la Cour de Parlement, depuis 1664 jusqu’à présent, Rouen, 1729.
  • [19]
    D’après l’abbé de Rancé, Correspondance, édition originale par Alban John Krailsheimer, Éd. du Cerf/Cîteaux, Commentarii Cistercienses, 1993.
  • [20]
    R. Sauzet, Le Notaire et son roi, op. cit.
  • [21]
    Abbé de Rancé. Correspondance, op. cit., lettre à la duchesse de Guise, 5 juin 1686.
  • [22]
    Vauban, Mémoire pour le rappel des huguenots. Adressé à feu M. Louvois en décembre 1689, in Les Oisivetés de Monsieur de Vauban, op. cit., p. 73-123.
  • [23]
    Catherine Maire, De la cause de Dieu à la cause de la Nation. Le jansénisme au xviiie siècle, Paris, Gallimard, 1998.
  • [24]
    Ibid., p. 29 ; Marie-José Michel, Jansénisme et Paris (160-1730), Paris, Klincksieck, 2000.
  • [25]
    Cité par Dale K. Van Kley, Les Origines religieuses de la Révolution française (1560-1791), Paris, Éd. du Seuil, 2006, p. 114.
  • [26]
    Lucien Goldmann, Le Dieu caché : étude sur la vision tragique dans les Pensées de Pascal et dans le théâtre de Racine, Paris, Gallimard, 1955 ; id., « Remarques sur le jansénisme : la vision tragique du monde et la noblesse de robe », xviie siècle, n° 19, 1953, p. 177-195.
  • [27]
    Cité in Port-Royal, anthologie établie, présentée et annotée par Laurence Plazenet, Paris, Flammarion, 2012, p. 46.
  • [28]
    Antoine Arnaud et Pierre Nicole, La Logique ou l’Art de penser [1662], Paris, Flammarion, 1970, p. 113-115.
  • [29]
    Cité par René Taveneaux, La Vie quotidienne des jansénistes aux xviie et xviiie siècles, Paris, Hachette, 1973, p. 96.
  • [30]
    Ibid., p. 100.
  • [31]
    Nicolas Lyon-Caen, La Boîte à Perrette. Le jansénisme parisien au xviiie siècle, Paris, Albin Michel, 2010, p. 41.
  • [32]
    Cité par R. Taveneaux, La Vie quotidienne des jansénistes, op. cit., p. 101.
  • [33]
    Ibid., p. 137-139.
  • [34]
    Cité par Pierre Blet, Le Clergé du Grand Siècle et ses assemblées, 1615-1715, Paris, Éd. du Cerf, 1995, p. 434-435.
  • [35]
    Pierre Blet, Le Clergé de France. Louis XIV et le Saint-Siège de 1695 à 1715, Cité du Vatican, 1989, p. 442.
  • [36]
    Cité par P. Blet, Le Clergé de France, op. cit., p. 442.
  • [37]
    Monique Cottret, « Edmond Richer, 1559-1631 : la politique et le sacré », in Henry Méchoulan (dir.), L’État baroque. Regards sur la pensée politique de la France du premier xviie siècle, Paris, Vrin, 1985, p. 62-77.
  • [38]
    M.-J. Michel, Jansénisme et Paris, op. cit., p. 387.
  • [39]
    Ibid., p. 391.
  • [40]
    C. Maire, De la cause de Dieu à la cause de la Nation, op. cit., p. 98.
  • [41]
    Ibid., p. 99.
  • [42]
    M.-J. Michel, Jansénisme et Paris, op. cit., p. 197.
  • [43]
    Ibid., p. 199.
  • [44]
    N. Lyon-Caen, La Boîte à Perrette, op. cit., p. 87 ; Ségolène de Dainville-Barbiche, Devenir curé à Paris. Institutions et carrières ecclésiastiques (1695-1789), Paris, PUF, 2005, « La campagne des signatures », p. 154-180.
  • [45]
    Cité par C. Maire, De la cause de Dieu à la cause de la Nation, op. cit., p. 99.
  • [46]
    D. K. Van Kley, Les Origines religieuses de la Révolution française, op. cit., p. 121 ; C. Maire, De la cause de Dieu à la cause de la Nation, op. cit., p. 140.

Au moment où il s’apprête à quitter le monde, ce ne sont pas seulement la guerre, la misère du peuple et sa propre succession qui préoccupent ce souverain vieillissant, mais aussi sa position, sa fonction et son action en tant que roi « Très-Chrétien » devant le seul Juge face auquel il se sait comptable : le Souverain des souverains. Louis XIV entend mourir, comme il a vécu, en fils fidèle de la religion catholique, apostolique et romaine, confie-t-il aux cardinaux présents à son chevet. Cette religion, « je l’ai soutenue autant qu’il m’a été possible pendant le cours de mon règne ». Mais, comme pour se prémunir contre toute condamnation du Juge suprême, il leur dit également avoir suivi leurs avis et conseils. « C’est pourquoy, si j’ay pu mal faire, c’est sur votre conscience, n’y ayant point eu d’autre part, et vous en répondrez devant Dieu ; pour moy je n’ay eu que de très bonnes intentions. »
Cette apostrophe dit assez l’importance et l’inquiétude reconnues par le monarque mourant aux « dernières affaires », comme il les qualifie lui-même, à savoir la querelle religieuse qui déchirait alors l’Église et, bien au-delà, la société elle-même, autour de la bulle Unigenitus, fulminée par le pape deux ans plus tôt, le 8 septembre 1713. La querelle janséniste aura hanté Louis XIV en effet, jusqu’à ses derniers moments. Elle heurtait sa conscience autant de monarque absolu que de « Fils aîné de l’Église ». Et cette vive sensibilité, on le sait, aux choses de l’Église comme à l’unité de la foi n’a fait qu’augmenter dans les dernières années du règne, au contact de Mme de Maintenon…


Date de mise en ligne : 27/10/2023

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