8. L’attente d’un nouveau fondateur
Pages 148 à 169
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- NÉRAUDAU, Jean-Pierre,
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- Néraudau, Jean-Pierre.
- Néraudau, J.-P.
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Cette reconstruction était attendue avec d’autant plus d’impatience que sa réalisation, fugitivement entrevue à plusieurs reprises, était sans cesse différée. De là l’attention portée à des prophéties qui alarmèrent de plus en plus le dernier siècle de la République, au fur et à mesure que passaient les années et que les événements se reproduisaient avec une angoissante fréquence. Dans les époques troublées, la superstition a la part belle, et la République moribonde écoutait, fascinée et épouvantée, les devins vaticiner sa fin prochaine. En effet, certaines de ces prophéties, d’origine étrusque, mises à profit par quelques ambitieux, annonçaient la venue d’un roi. Catilina y pensa certainement en fomentant sa conjuration, et aussi César, qui fut assassiné parce qu’il était soupçonné de vouloir être ce roi annoncé. Or, le 23 septembre 63, alors que le Sénat délibérait à propos de l’affaire Catilina, le sénateur Caius Octavius arriva en retard à la séance, parce que sa femme venait d’accoucher d’un fils. Son collègue Nigidius Figulus, dès qu’il en fut averti, réfléchit quelques instants et vint lui dire qu’un maître venait de naître pour l’univers (Suétone, Le Dieu Auguste, 94). Si l’anecdote est vraie, Nigidius Figulus avait des dons prophétiques certains, car cet enfant était le futur Auguste.
Plus tard, Marathus, son plus proche secrétaire, ajoutera que, quelques mois avant la naissance d’Auguste, un prodige avait annoncé que la nature allait mettre au monde un maître pour le peuple romain…
Date de mise en ligne : 04/07/2024
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