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Chapitre 16. La reconstruction matérielle

Pages 312 à 320

Citer ce chapitre


  • Nivet, P.
(2014). Chapitre 16. La reconstruction matérielle. La France occupée (1914-1918) (p. 312-320). Armand Colin. https://shs.cairn.info/la-france-occupee-1914-1918--9782200289607-page-312?lang=fr.

  • Nivet, Philippe.
« Chapitre 16. La reconstruction matérielle ». La France occupée (1914-1918) Armand Colin, 2014. p.312-320. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/la-france-occupee-1914-1918--9782200289607-page-312?lang=fr.

  • NIVET, Philippe,
2014. Chapitre 16. La reconstruction matérielle. In : La France occupée (1914-1918) Paris : Armand Colin. Hors collection, p.312-320. URL : https://shs.cairn.info/la-france-occupee-1914-1918--9782200289607-page-312?lang=fr.

Notes

  • [1]
    Albert Demangeon, Le Déclin de l’Europe, Paris, Payot, 1920, p. 33-34.
  • [2]
    Jean-Jacques Becker, Serge Berstein, Victoire et frustrations 1914-1929, Paris, Seuil, 1990, p. 150.
  • [3]
    Hugh Clout, After the Ruins, Restoring the Countryside of Northern France after the Great War, University of Exeter Press, 1996, p. 47.
  • [4]
    Francis Pigeon, art. cit., p. 210.
  • [5]
    Pierre Pierrard, « Lille, ville allemande », art. cit., p. 114.
  • [6]
    Société d’encouragement pour l’industrie nationale, La Destruction systématique par les Allemands des usines métallurgiques du Nord et de l’Est de la France pendant l’occupation militaire (1914-1918) par L. Baclé, op. cit., p. 92.
  • [7]
    Sébastien Debarge, « Fourmies occupée pendant la Grande Guerre », Revue du Nord, n° 325, avril-juin 1998, p. 285-309 (p. 291).
  • [8]
    Clément Rendu, Réquisitions et pillages dans l’Aisne occupée, mémoire de master sous la direction d’Olivier Forcade et de Philippe Nivet, université de Picardie, 2007-2008, p. 103-104, d’après Arch. nat. C7769.
  • [9]
    Didier Bigorgne, « La guerre 1914-1918 : destruction et reconstruction de l’industrie », in Terres ardennaises, janvier 1984, n° 5, p. 35-41.
  • [10]
    Voir Pierre Pouchain, Les Maîtres du Nord, Paris, Perrin, 1998, p. 204.
  • [11]
    Cité dans Le Messager de la Somme, 21 mars 1920.
  • [12]
    Jean-Yves Bonnard et alii, op. cit., p. 175.
  • [13]
    Le Messager de la Somme, 22 février 1920.
  • [14]
    Didier Bigorgne, art. cit., p. 39.
  • [15]
    L. Trenard, P. Deyon, F. Codaccioni, P. Bruyelle, J. Prouvost, Histoire de Roubaix, Westhoek Éditions, 1984, p. 220.
  • [16]
    Le terme de zone « rouge » vient de la teinte par laquelle est représentée la zone considérée comme irrécupérable sur la carte dressée par le bureau topographique de la reconstruction foncière. Au terme de la loi, la zone est déterminée par ce fait que « la remise en état du sol doit dépasser par son prix la valeur du terrain dépréciée par son utilisation. »
  • [17]
    Edmond Michel, Les Dommages de guerre de la France et leur réparation, Paris, Berger-Levrault, 1932, p. 207.
  • [18]
    Ibid. p. 6.
  • [19]
    René Colinet, « Les Ardennes, histoire de la reconstitution d’une région industrielle dévastée (1918-1924) », Revue historique ardennaise, t. XXIX, 1994, p. 195-205 (p. 205).

Après 1918, la France libérée est une France dévastée, vidée d’une partie de ses habitants.
Écrivant en 1920 Le Déclin de l’Europe, le géographe Albert Demangeon dépeint ainsi la catastrophe :
« Dans la France du Nord, c’est un cataclysme qui a tout renversé ; on ne déplore pas seulement la dévastation des forêts, des usines, des maisons, volontairement accomplie par l’ennemi ; il faut encore revoir par la pensée cette zone, longue de 500 kilomètres, large de 10 à 25, qui suit le front de la bataille et que le manque de culture, joint à la destruction de la bonne terre, a transformée en désert, en une steppe sauvage, en un champ d’éruptions […]. Partout où le cyclone a passé, il faut restaurer les bâtiments agricoles, renouveler le matériel des fermes, refaire parfois la fertilité du sol, reconstruire et rééquiper les usines, en un mot recréer toute la vie économique. »
Bien que variables, les statistiques mettent toutes en valeur l’ampleur de l’œuvre à accomplir. D’après l’économiste Alfred Sauvy, les différents ministères concernés chiffrèrent, en 1921, à 34 milliards de francs-or le coût des biens perdus et de leur remise en état. Dans les dix départements partiellement ou totalement affectés par les opérations militaires, on estime que 11 000 édifices publics (mairies, écoles, églises…), 350 000 maisons avaient été détruits, 2 500 000 hectares de terrains agricoles devaient être remis en état, 596 000 hectares de terrains bâtis, 62 000 kilomètres de routes, 1 858 kilomètres de canaux, plus de 5 000 kilomètres de chemins de fer étaient à refair…


Date de mise en ligne : 25/08/2025

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