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Chapitre 15. La reconstruction morale

Pages 282 à 312

Citer ce chapitre


  • Nivet, P.
(2014). Chapitre 15. La reconstruction morale. La France occupée (1914-1918) (p. 282-312). Armand Colin. https://shs.cairn.info/la-france-occupee-1914-1918--9782200289607-page-282?lang=fr.

  • Nivet, Philippe.
« Chapitre 15. La reconstruction morale ». La France occupée (1914-1918) Armand Colin, 2014. p.282-312. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/la-france-occupee-1914-1918--9782200289607-page-282?lang=fr.

  • NIVET, Philippe,
2014. Chapitre 15. La reconstruction morale. In : La France occupée (1914-1918) Paris : Armand Colin. Hors collection, p.282-312. URL : https://shs.cairn.info/la-france-occupee-1914-1918--9782200289607-page-282?lang=fr.

Notes

  • [1]
    René Delame, op. cit., t. I, p. 404.
  • [2]
    Louise de Bettignies avait en effet reçu de nombreuses décorations. Le 20 avril 1916, le maréchal Joffre lui avait conféré la Croix de guerre avec palme, avec cette citation à l’ordre de l’armée : « Louise de Bettignies s’est volontairement dévouée pendant plusieurs mois, animée uniquement par le sentiment patriotique le plus élevé, pour rendre à son pays un service des plus importants pour la défense nationale. A affronté, avec un courage inflexible, toutes les difficultés périlleuses de sa tâche patriotique. A surmonté pendant longtemps ces difficultés grâce à ses capacités et à son dévouement, risquant sa vie en plusieurs occasions, assumant les plus graves responsabilités, déployant, en un mot, un héroïsme qui a été rarement surpassé. » Le 7 octobre 1918, le président de la République l’avait nommée au grade de chevalier de la Légion d’honneur, à titre exceptionnel, nomination publiée au Journal officiel du 22 juin 1919. En 1919 lui avaient été décernés les insignes du roi Georges et la Croix d’officier de l’ordre du British Empire.
  • [3]
    Cité par René Deruyck, Louise de Bettignies, p. 233.
  • [4]
    Olivier Jonneaux, op. cit., p. 107. Voir le récit qu’en fait aussi Charles Ghewy, « La guerre de 1914-1918 dans la région de Guise », Mémoires de la Fédération des sociétés d’histoire et d’archéologie de l’Aisne, 1981, p. 140-164 (p. 158). Le soldat allemand assassin aurait été ensuite enfermé.
  • [5]
    G. Leroux, Avec eux., op. cit., p. 83. Voir la photographie dans le cahier d’illustrations.
  • [6]
    D’autres hommages avaient également été rendus à ces hommes. Des rues de Lille portent leurs noms, une plaque est apposée dans les fossés de la citadelle, là où ils ont été fusillés, le « Comité Jacquet et des cinq fusillés lillois » organise une marche silencieuse un dimanche de septembre, à l’anniversaire de leur exécution. Un monument à Ernest Deconinck est également érigé à Armentières, sur la Grand-Place, reproduisant, dans le contexte du pacifisme de l’entre-deux-guerres une phrase du fusillé : « La guerre est une terrible calamité et la civilisation future ne fera jamais assez pour abolir cette barbarie où l’ouvrier est toujours le plus atteint. » Une statue de Léon Trulin par Edgar Boutry est inaugurée en 1934 sur l’avenue du peuple belge ; elle est déplacée en 2003 rue Léon-Trulin.
  • [7]
    En février 1917 le maire, son adjoint et le garde champêtre y avaient été fusillés pour avoir caché deux soldats français d’origine africaine ; furent également condamnées à dix ans de prison la boulangère du village, Marie Delaporte, pour avoir fourni du pain aux deux zouaves, et la femme du maire à un an de prison ; une peine identique est infligée à une jeune fille de seize ans, Marie Hain.
  • [8]
    Cf. supra.
  • [9]
    Journal officiel, 24 octobre et 23 novembre 1919.
  • [10]
    Arrêté au début août 1915, incarcéré à Bruxelles, à la prison Saint-Gilles, jugé du 4 août au 22 octobre 1915, il avait été condamné par le tribunal de campagne à trois ans de travaux forcés. L’absence de preuves certaines, l’adroite défense de l’avocat belge Sadi Kirschen lui avaient évité la peine de mort qu’Édith Cavell devait subir quelques jours après. Il est envoyé à la prison cellulaire de Rheinbach (Prusse rhénane) puis, le 20 juin 1916, à la prison royale de Siegburg. Sa famille avait demandé une intervention du Saint-Siège qui aboutit à la commutation de la peine de réclusion à la peine de prison. En juin 1917, Léon Dreyfus est libéré sous caution, placé sous la surveillance de la police allemande avec résidence officielle à Bruxelles. Il se mit à la disposition du comité national de secours et d’alimentation espagnol qui lui confia le bureau des réfugiés. Accusé en mai 1918 par un soldat d’avoir tenu des propos antiallemands, il est renvoyé en prison. Il n’est libéré que le 8 novembre 1918 par les soldats révolutionnaires.
  • [11]
    René Delame, op. cit., t. I, p. 178.
  • [12]
    Son nom a été donné à une rue, dans le quartier des Trois-Ponts, à Roubaix.
  • [13]
    René Deruyk, La Mort pour la liberté, histoire du comité Jacquet, op. cit., p. 39 et 42.
  • [14]
    René Wibaux, op. cit., p. 311.
  • [15]
    Henri de Forge, Jean Mauclère, op. cit., p. 235-240.
  • [16]
    Arch. nat., F/23/361.
  • [17]
    Jean-Yves Bonnard et alii, op. cit., p. 94.
  • [18]
    Cité dans Jean-Claude et Brigitte Lefranc-Florin, Douai sous l’occupation 1914-1918, Bruxelles, SPRL Sodim, 1974, p. 123.
  • [19]
    Pierre Lefèvre, art. cit., p. 106.
  • [20]
    Journal officiel, 3 juillet 1918.
  • [21]
    Les dossiers ont été conservés aux Archives nationales, cotes F/23/373 à F/23/375.
  • [22]
    Marcel Savart, Occupation 1914-1918, quarante ans après, Nancy, imprimerie Grandville, 1958, p. 156.
  • [23]
    Arch. nat., F/23/150.
  • [24]
    Jacques Mortane, Les Civils héroïques, Paris, Éditions Baudinière, 1935.
  • [25]
    Dossier Marguerite Damaye, épouse Contant, Arch. nat., F/23/150.
  • [26]
    Cité dans Jean-Yves Bonnard, op. cit., p. 183.
  • [27]
    G. Leroux, op. cit., p. 47.
  • [28]
    Docteur Lapierre, op. cit., p. 10.
  • [29]
    Toussaint-Pique, Quatre ans d’occupation ou les crimes boches, récits vécus, Lille, imprimerie coopérative « La Gutenberg », 1919, 63 p.
  • [30]
    Clément Durant, Lille pendant l’occupation allemande, Lille, imprimerie La Gutenberg, 1918.
  • [31]
    Pascale Verdier (éd.), Les Instituteurs meusiens…, op. cit., p. 8.
  • [32]
    Léon Poirier, Sœurs d’armes, Épisodes inspirés par l’héroïsme de Louise de Bettignies, de Léonie Vanhoutte et de toutes les femmes admirables des pays envahis 1914-1918, photographies du film, Tours, Mame, 1937.
  • [33]
  • [34]
    Occupations…, op. cit., p. 99.
  • [35]
    Les Carnets d’Eugénie Deruelle, une civile en zone occupée, op. cit., p. 105.
  • [36]
    Ibid., p. 136 (23 novembre 1915).
  • [37]
    Ibid., p. 197.
  • [38]
    Ibid., p. 416 (12 juillet 1917).
  • [39]
    Ibid., p. 454 (29 août 1917).
  • [40]
    Ibid., p. 122 (14 septembre 1915).
  • [41]
    Ibid., p. 470 (18 septembre 1917).
  • [42]
    Cité par Manon Pignot, op. cit., p. 274.
  • [43]
    Rapport du commissaire spécial d’Évian après arrivée d’un convoi de rapatriés d’Anzin, de Bruay et de Valenciennes, 9 février 1917, n° 705, AD de Haute-Savoie 4 M 513.
  • [44]
    Bulletin de Lille, n° 47, 25 avril 1915. Le Bulletin de Lille du 25 novembre 1916 (n° 213) publie la condamnation à 25 marks d’amende ou 5 jours de détention d’une Lilloise qui avait traité de « putain », « paillasse de boche » une femme travaillant pour l’Autorité allemande.
  • [45]
    Cité dans Occupations…, op. cit., p. 99.
  • [46]
    Ibid., p. 99.
  • [47]
    Témoignage d’Alexande Dunand, entrepreneur ingénieur de Maubeuge, 7 février 1917, n° 699, AD de Haute-Savoie 4 M 513.
  • [48]
    Témoignage de Germaine Spriet, rapatriée de Roubaix, 23 avril 1917, n° 1199, AD de Haute-Savoie 4 M 513.
  • [49]
    Je remercie Manon Pignot de m’avoir communiqué cet extrait du journal de Marie-Louise Congar (24 juillet 1916).
  • [50]
    Lettre du commissaire central au préfet du Nord, 20 octobre 1918, AD du Nord, 9 R 1240.
  • [51]
    Rapport du gendarme Duhain des brigades de Roubaix, 9 novembre 1918, AD du Nord 9 R 1196.
  • [52]
    Archives de la Préfecture de police de Paris, BA 1587, rapport du 24 novembre 1918.
  • [53]
    Cité par David Bellamy, « Marie Masquelier, une jeune femme à Lille dans la Grande Guerre » dans Marion Trévisi et Philippe Nivet (sous la direction de), Les Femmes et la guerre de l’Antiquité à 1918, actes du colloque d’Amiens des 15-16 novembre 1917, Economica, 2010, p. 325-344 (p. 342).
  • [54]
    Bruno Cabanes, La Victoire endeuillée, la sortie de guerre des soldats français, Paris, Seuil, 2004, p. 257.
  • [55]
    AD des Ardennes, 5 U 471.
  • [56]
    Pascale Verdier, op. cit., p. 22.
  • [57]
    J. Lambert, « Louise et Fritz. Un amour né de la Grande Guerre », Terres Ardennaises, n° 52, octobre 1995, p. 29-42 ; n° 53, décembre 1995, p. 44-52 ; n° 54, mars 1996, p. 36-39.
  • [58]
    Journal des Ardennes, 11 janvier 1927, dans dossier Marie Guenerie, Arch. nat. F/23/361.
  • [59]
    Arch. nat., BB18 2614.
  • [60]
    AD de Meurthe-et-Moselle, W 1146/179.
  • [61]
    Note du 9 septembre 1919, Arch. nat., BB/18/2620.
  • [62]
    Cité dans la Revue des causes célèbres, 27 juillet 1919, p. 718.
  • [63]
    René Wibaux, op. cit., p. 299-311.
  • [64]
    Ainsi l’instituteur de Gognies-Chaussée, Henri Libert, est-il arrêté le 20 décembre 1918 et inculpé d’intelligence avec l’ennemi. Une première photographie, tirée à un grand nombre d’exemplaires, le montre au milieu d’un groupe d’Allemands ayant pour la plupart le verre à la main, un gendarme allemand lui donnant négligemment le bras ; une autre photographie représente Libert et sa famille dans l’intimité, avec deux Allemands. S’il bénéficie d’un non-lieu, il est menacé de sanctions administratives par l’inspecteur d’académie pour qui « ces deux documents précisent la nature des relations que cet instituteur entretenait avec l’ennemi » (lettre de l’inspecteur d’académie au préfet du Nord, 25 juin 1919, AD du Nord, 9 R 1193). De même, les accusations contre le garde-chasse de Neuville-en-Ferrain se basent en particulier sur une photographie qui « le montre assis à un bureau de la mairie, en tenue de garde, en compagnie d’Allemands. Son air souriant laisse percer son consentement et une grande intimité avec nos ennemis » (lettre du commissaire spécial de Lille au préfet du Nord, AD du Nord, 21 juin 1919).
  • [65]
    AD du Nord, 9 R 1196.
  • [66]
    Rapport du commissaire de police de Fourmies au sous-préfet d’Avesnes au sujet des faits reprochés à Berteaux, secrétaire de mairie, délégué du service du Ravitaillement, AD du Nord, 9 R 1193.
  • [67]
    Lettre du 14 janvier 1919, Arch. nat. BB18 2611.
  • [68]
    AD de Meurthe-et-Moselle, 1 M 657.
  • [69]
    AD de Meurthe-et-Moselle, 2 U 1455.
  • [70]
    Arch. nat., BB18 2611.
  • [71]
    Arch. nat., BB18 2611.
  • [72]
    AD du Nord, 9 R 1193.
  • [73]
    Revue des causes célèbres, 27 juillet 1919, p. 715.
  • [74]
    AD des Ardennes, 7 U 302.
  • [75]
    Arch. nat., BB18 2637.
  • [76]
    L’Est républicain, 27 mai 1919.
  • [77]
    L’Est républicain, 23 août 1919.
  • [78]
    Arch. nat.BB18 6091.
  • [79]
    Renée Martinage, « Les collaborateurs devant la cour d’assises du Nord après la très Grande Guerre », Revue du Nord, t. LXXVII, n° 309, janvier-mars 1995, p. 95-115.
  • [80]
    Le dernier condamné, Charles Minne, l’est le 25 octobre 1924. Ancien commerçant à Valenciennes, devenu débitant de tabacs à Calais, il est sanctionné par cinq ans de détention et dix ans d’interdiction de séjour pour avoir, à Valenciennes, de 1914 à 1918, répandu « par ses propos des bruits défavorables aux officiers de l’armée française ».
  • [81]
    Parmi les 55 hommes jugés, on note 1 grand propriétaire foncier se disant agriculteur, 1 agent d’affaires, 1 architecte, 2 comptables, 9 confectionneurs, 1 contremaître de tissage, 1 fabricant de brosses, 2 industriels et 5 négociants, soit un groupe de 24 hommes (plus du tiers du total) relevant de cette catégorie. Les 28 femmes en revanche semblent d’un niveau social moindre : 13 ménagères ou sans profession, 1 artiste de théâtre, 3 commerçantes, pour le reste 7 ouvrières du textile (1 couturière, 1 dévideuse, 1 doubleuse, 1 ouvrière de filature, 1 ouvrière de peignage, 1 peigneuse, 1 tailleuse d’habits), 3 journalières et 1 soigneuse.
  • [82]
    Archives de la prison des femmes de Rennes, AD d’Ille-et-Vilaine, 278 W 136.
  • [83]
    Archives de la prison des femmes de Rennes, AD d’Ille-et-Vilaine, 278 W 354.
  • [84]
    Archives de la prison des femmes de Rennes, AD d’Ille-et-Vilaine, 278 W 240.
  • [85]
    La Gazette des tribunaux, 16-17 mai 1919.
  • [86]
    Archives de la prison des femmes de Rennes, AD d’Ille-et-Vilaine, 278 W 262.
  • [87]
    La Gazette des tribunaux, 31 août 1919.
  • [88]
    L’Est républicain, 14 mars 1919.
  • [89]
    Le Messager de la Somme, 17 août 1919, 16 novembre 1919, 28 décembre 1919.
  • [90]
    Cf. supra.
  • [91]
    Archives de la prison des femmes de Rennes, AD d’Ille-et-Vilaine, dossier Angèle Aubert, 278 W 9 et L’Est républicain, 23 novembre 1919.
  • [92]
    AD de l’Aisne, 201 U 16.
  • [93]
    Archives de la prison des femmes de Rennes, AD d’Ille-et-Vilaine, 278 W 146.
  • [94]
    Archives de la prison des femmes de Rennes, AD d’Ille-et-Vilaine, 278 W 17.
  • [95]
    Archives de la prison des femmes de Rennes, AD d’Ille-et-Vilaine, 278 W 298.
  • [96]
    L’Est républicain, 1er septembre 1920.
  • [97]
    La Gazette des tribunaux, 10-11 décembre 1919.
  • [98]
    L’Est Républicain, 6 et 9 juillet 1921.
  • [99]
    AD de l’Aisne, 201 U 6.
  • [100]
    Cité par Renée Martinage, art. cit., p. 104.
  • [101]
    La Gazette vosgienne, 24 juillet 1919.
  • [102]
    Archives de la prison des femmes de Rennes, AD d’Ille-et-Vilaine, 278 W 251.
  • [103]
    Le Messager de la Somme, 9 février et 16 mars 1919.
  • [104]
    Maurice Garçon, Histoire de la justice sous la IIIe République, II – Les Grandes affaires, Paris, Fayard, 1957, p. 192-199 et Revue des causes célèbres, p. 951-1112.
  • [105]
    AD de Meurthe-et-Moselle, 2 U 1460 ; archives de la prison des femmes de Rennes, AD d’Ille-et-Vilaine, 278 W 80, dossier Marie Forget ; L’Est républicain, 15 mai 1919.
  • [106]
    La Gazette des tribunaux, 15 février 1920. Le Messager de la Somme, 22 février 1920.
  • [107]
    Revue des causes célèbres, 1919, p. 772.
  • [108]
    Le dossier sur l’affaire est conservé aux AD de Haute-Savoie, 4 M 520.
  • [109]
    Des pièces de l’enquête sur la famille Werrebrouck sont conservées aux AD du Nord, 9 R 1197. Une habitante de Wignehies, interrogée le 17 janvier 1919, rapporte ainsi que Marie Werrebrouck lui avait confié être, ainsi que sa fille, au service de la police allemande. Elles étaient payées de ce fait six francs par jour. Sa fille, à la prison de Valenciennes, était chargée d’espionner les prisonniers : « Elle est cachée dans une armoire placée dans une pièce où se trouvent des prisonniers qui ne se doutent de rien ; dès qu’elle a entendu une conversation intéressante, elle va la rapporter à la police. Elle est ensuite placée dans une autre pièce où elle opère de la même façon. Elle est bien payée pour ce travail. »
  • [110]
    L’Humanité, 9 juillet 1919.
  • [111]
    Archives de la prison des femmes de Rennes, AD d’Ille-et-Vilaine 278 W 346.
  • [112]
    Archives de la prison des femmes de Rennes, AD d’Ille-et-Vilaine 278 W 514.
  • [113]
    Archives de la prison des femmes de Rennes, AD d’Ille-et-Vilaine 278 W 468.
  • [114]
    Archives de la prison des femmes de Rennes, AD d’Ille-et-Vilaine 278 W 280.
  • [115]
    Archives de la prison des femmes de Rennes, AD d’Ille-et-Vilaine 278 W 409.
  • [116]
    Archives de la prison des femmes de Rennes, AD d’Ille-et-Vilaine, 278 W 27.
  • [117]
    Revue des causes célèbres, 24 août 1919, p. 776.
  • [118]
    L’Humanité, 9 juillet 1919.
  • [119]
    Dossier Élise Alavoine veuve Vaillant, archives de la prison des femmes de Rennes, AD d’Ille-et-Vilaine 278 W 2.
  • [120]
    Ainsi, celle de G. Sénéchal, conseiller général du Nord, qui défend en juin 1923 la demande de libération conditionnelle d’Alzire Deghaye épouse Delhaye, née en 1877, mère de cinq enfants, condamnée le 23 février 1921 par la Cour d’Assises du Nord à cinq ans de détention pour intelligence avec l’ennemi : « Tout le monde dans le pays déplore cette détention trop prolongée, et absolument injustifiée, alors que tant d’autres, qui ont commis les pires méfaits avec les Boches, sont acquittés. » (archives de la prison des femmes de Rennes, AD d’Ille-et-Vilaine, 278 W 127). Alzire Deghaye purgea la totalité de sa peine, du 15 février 1921 au 15 février 1926.
  • [121]
    Voir Philippe Nivet, « Les procès d’épuration en France après la Première Guerre mondiale », dans Marie Houllemare et Philippe Nivet, Justice et guerre de l’Antiquité à la Première Guerre mondiale, Amiens, Encrage, 2011, p. 231-257 (p. 256).

Dès la fin de la guerre, et tout au long des années 1920, des gestes symboliques sont faits pour célébrer les Français des territoires occupés s’étant opposés à l’occupant. Les retours de corps sont l’occasion d’hommages, des monuments sont érigés, des noms de résistants donnés à des rues, des décorations décernées, tandis que livres et films rappellent le sort des occupés.
Des cérémonies d’hommages sont organisées à l’occasion du retour de corps de résistants. Le 17 juillet 1919, alors que le corps d’Angèle Lecat, fusillée pour avoir répondu à un questionnaire envoyé par pigeon voyageur, est reconduit à Rumegies, cette commune et la ville de Saint-Amand s’associent pour faire à l’héroïne des funérailles imposantes. Derrière le char funèbre, couvert de fleurs, un sous-officier porte sur un coussin la Croix de guerre avec palme qui lui a été décernée à titre posthume :
« Grand Quartier de l’Est. Ordre 1541. Le maréchal de France, commandant en chef des armées de l’Est, cite à l’ordre de l’Armée Mlle Angèle Lecat, de Rumegies (Nord). Jeune fille d’une abnégation et d’un patriotisme admirables, a payé de sa vie les services exceptionnels qu’elle a rendus à la France. Le Grand Quartier, le 6 avril 1919. Signé : maréchal Pétain. »Le corps de Louise de Bettignies, enseveli à Cologne, est exhumé le 20 février 1920 pour être ramené en France. La famille est représentée par son frère, l’abbé de Bettignies, et par son beau-frère, le comte d’Argœuves, qui ont ainsi raconté l’événement …


Date de mise en ligne : 25/08/2025

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