Conclusion
- Par Philippe Nivet
Pages 321 à 328
Citer ce chapitre
- NIVET, Philippe,
- Nivet, Philippe.
- Nivet, P.
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- NIVET, Philippe,
Notes
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[1]
Les Carnets d’Eugénie Deruelle, une civile en zone occupée, op. cit., p. 393 (12 juin 1917).
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[2]
Sœur Saint-Éleuthère, op. cit., p. 87.
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[3]
Annette Becker, « Des vies déconstruites. Prisonniers civils et militaires », 14-18 aujourd’hui, Marginaux, marginalité, marginalisation, Noêsis, 2001, p. 79-87.
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[4]
« Mon existence pendant l’occupation allemande. Mémoire de l’institutrice de Baälon, Denise Valentin », cité dans Pascale Verdier (éd.), Les Instituteurs meusiens…, op. cit., p. 63.
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[5]
« Ceux qui meurent en ce moment ne sont pas à plaindre » (Les Carnets d’Eugénie Deruelle, une civile en zone occupée, op. cit., p. 444, 8 août 1917) ; « Madame Wall-Potart est morte de maladie de cœur et d’asthme… Ne plaignons point ceux qui nous quittent ! » (ibid., p. 499, 23 novembre 1917).
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[6]
Ibid., p. 283 (13 décembre 1916).
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[7]
Dès le 2 octobre 1914, Bernadette Colin note : « J’en reviens à notre emploi du temps. L’après-midi, j’écris un peu, je fais ordinairement mon journal, une autre tricote, une autre ne fait rien du tout. On n’a plus de goût à rien, on se laisse aller. On prie aussi. »
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[8]
Le recours à la foi est omniprésent dans les journaux de Marie Masquelier et de Mme Eugène Delayahe-Thery. À Péronne, on constate que « depuis le début de la guerre, l’église est toujours pleine et des femmes les plus anticléricales sont les premières à communier tous les matins » (Fasol, Péronne sous l’occupation, op. cit., p. 62).
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[9]
Madeleine Havard de la Montagne, La Vie agonisante des pays occupés, Lille et la Belgique, notes d’un témoin, Paris, Perrin, 1918, p. 134.
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[10]
Sœur Saint-Éleuthère, op. cit., p. 93.
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[11]
Déposition de sœur Saint-Romuald, supérieur de l’hôpital civil de Noyon, Rapports et procès-verbaux de la commission d’enquête instituée en vue de constater les actes commis par l’ennemi en violation du droit des gens, t. VI-VII-VIII-IX, Paris, Imprimerie nationale, 1917, p. 100.
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[12]
Camille Fauchart, op. cit., p. 56.
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[13]
Témoignage de François Bourguignon, originaire de Maquigny (Aisne), venant de Vinalmont (Belgique) recueilli par le commissaire spécial d’Évian le 12 octobre 1917 (n° 2868), AD de Haute-Savoie 4 M 518.
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[14]
Journal officiel, Débats de la Chambre des députés, 1917, p. 20.
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[15]
Préface à Madeleine Havard de la Montagne, op. cit., p. III.
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[16]
AD des Ardennes, 1 J 727.
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[17]
Cité dans Clément Durant, op. cit., p. 209.
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[18]
Abbé Chollet, op. cit., p. 615.
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[19]
Marc Blancpain, Quand Guillaume II gouvernait de la Somme aux Vosges, Paris, Fayard, 1980, p. 135.
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[20]
Marcel Savart, Occupation 1914-1918. Quarante ans après. Martyrologe de la zone envahie. Massacres et déportations, Nancy, imprimerie Grandville, 1958, p. 92.
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[21]
Titre de plusieurs publications, par exemple T. Pique, Quatre ans d’occupation ou les crimes boches, récits vécus, chez l’auteur, Lille, 1919.
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[22]
Le Petit Parisien, 28 janvier 1920.
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[23]
Pour tout ce qui précède, voir Jean-Jacques Becker, « Les procès de Leipzig » dans Annette Wieviorka (sous la direction de), Les Procès de Nuremberg et de Tokyo, Complexe, 1996, p. 51-60.
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[24]
Chanoine Occre, op. cit., p. 140.
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[25]
Hanna Diamond, Fleeing Hitler : France 1940, Oxford University Press, Oxford and New York, 2007.
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[26]
Alain Huyon, « Journal d’un réfugié sur l’exode de mai-juin 1940 », Revue historique des Armées, juin 2000, n° 219, p. 118-125, cité dans par Éric Alary, L’Exode, un drame oublié, Paris, Perrin, 2010, p. 92.
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[27]
Étienne Dejonghe, « Les départements du Nord et du Pas-de-Calais » in Jean-Pierre Azéma et François Bédarida (sous la direction de), La France des années noires, 1. De la défaite à Vichy, Paris, Points/Seuil, 2000, p. 523-563 (p. 531).
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[28]
Pour reprendre l’expression du général de Gaulle lors du discours de Bar-le-Duc du 28 juillet 1946.
Les civils des départements français du Nord et de l’Est occupés entre 1914 et 1918 ont vécu une expérience de guerre très différente de celle subie par les Français de la zone libre. Les uns sont sous le joug allemand et travaillent contre leur propre patrie ; les autres sont libres et travaillent pour la France. Les occupés ont conscience de cette dichotomie, à l’instar de Jeanne Thomassin, qui note dans son journal, le 15 octobre 1917 :
« L’autre jour, je pensais à la différence de vie d’une jeune fille des pays envahis et d’une des pays non occupés : Nous, nous travaillons contre notre patrie, nous travaillons pour leur procurer de la nourriture ; nous sommes sous leur domination et Dieu sait qu’elle est parfois dure ! nous gagnons très peu : 20 sous au plus par jour, nous sommes comme des prisonnières : on ne peut même pas aller promener dans les champs ni les bois, et les jeunes filles qui sont de l’autre côté, avec quelle joie elles travaillent pour la France, soit dans les fabriques, soit dans les champs, etc. ; elles sont libres, ne connaissent pas le joug allemand ; elles gagnent beaucoup d’argent et ne sont pas comme nous à se demander quel hiver nous allons passer. »
Isolés, privés de nouvelles, vivant dans un territoire largement germanisé, cibles de la propagande allemande, ils subissent carences alimentaires, travail forcé, interdictions multiples, condamnations, déportations. Un véritable régime de « terreur » s’est imposé. Ce terme revient dans plusieurs journaux d’occupés : Eugénie Deruelle parle ainsi des Allemands qui « nous terrorisent de toutes les façons »…
Date de mise en ligne : 25/08/2025
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