Chapitre d’ouvrage

Conclusion

Pages 429 à 430

Citer ce chapitre


  • Piscini, G.
(2024). Conclusion. "J'ai lu, j'ai compris, j'ai condamné" : Aspects littéraires de la polémique antichrétienne antique (p. 429-430). Éditions du Cerf. https://shs.cairn.info/jai-lu-jai-compris-jai-condamne--9782204164436-page-429?lang=fr.

  • Piscini, Gianluca.
« Conclusion ». "J'ai lu, j'ai compris, j'ai condamné" Aspects littéraires de la polémique antichrétienne antique, Éditions du Cerf, 2024. p.429-430. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/jai-lu-jai-compris-jai-condamne--9782204164436-page-429?lang=fr.

  • PISCINI, Gianluca,
2024. Conclusion. In : "J'ai lu, j'ai compris, j'ai condamné" Aspects littéraires de la polémique antichrétienne antique. Paris : Éditions du Cerf. Beauchesne / Théologie historique, p.429-430. URL : https://shs.cairn.info/jai-lu-jai-compris-jai-condamne--9782204164436-page-429?lang=fr.

Notes

  • [1]
    Sur les rapports entre polémique antichrétienne et philosophie antique, voir notamment et en dernier Marco Zambon, « Nessun dio è mai sceso quaggiù ». La polemica anticristiana dei filosofi antichi, Rome, Carocci, 2019.
  • [2]
    Pietro Ressa, « L’eresia argomento di polemica anticristiana in Celso, Porfirio e Giuliano », Auctores nostri, 5, 2007, p. 203-223, 223. Ressa attribue aussi l’interprétation donnée par Celse de l’évolution du christianisme (de l’unité à la fragmentation) à l’emploi de réflexions hérésiologiques chrétiennes (211-214). Dans ce cas aussi, l’utilisation des modèles grecs nous paraît une explication plus simple.

Au-delà de l’état fragmentaire des textes, l’étude des attaques ad hominem chez les polémistes antichrétiens laisse entrevoir des stratégies polémiques articulées et variées. C’est le cas notamment chez Celse et Julien, chacun des deux créant un système de symétries et d’oppositions entre des personnages bibliques, à l’aide de mots-clés (στάσις, τόλμα). Dans l’ensemble de cette polémique, on peut dégager quelques lignes d’évolution.
On observe l’émergence d’objections attaquant les apôtres en tant qu’auteurs. Celse met en question la fiabilité des témoins de la Résurrection et fait allusion à des réécritures successives des évangiles ; il n’entre cependant pas dans le détail, et préfère consacrer la grande partie de sa uis polémique aux figures de Jésus et, en deuxième lieu, de Moïse. Il en va autrement pour les autres polémistes, qui d’ailleurs ont parfois une attitude relativement ouverte vis-à-vis de Moïse ou du Christ. Porphyre, Hiéroclès et Julien attaquent les auteurs des livres sacrés chrétiens, en dénonçant leur hypocrisie ou en les comparant (à leur détriment, cela va de soi) soit à des écrivains païens, soit à Moïse. Bien qu’inférieur aux penseurs grecs, ce dernier reste d’ailleurs pour Julien un meilleur théologien que Paul ou Jean.
L’accent mis sur la critique des auteurs des livres chrétiens confirme une approche de plus en plus centrée sur les textes, telle que nous l’avions dégagée dans la deuxième partie de notre enquête. Notre hypothèse, qui y voyait un reflet de l’évolution du christianisme, trouve aussi des éléments de confirmation dans les attaque…


Date de mise en ligne : 20/02/2026

Ce chapitre est en accès conditionnel

Acheter cet ouvrage

37,99 €

650 pages, format électronique (HTML et feuilletage, par chapitre)

Acheter ce chapitre

5,00 €

2 pages format électronique (HTML et feuilletage)
Membre d'une institution cliente ?