Introduction
- Par Gianluca Piscini
Pages 431 à 434
Citer ce chapitre
- PISCINI, Gianluca,
- Piscini, Gianluca.
- Piscini, G.
Citer ce chapitre
- Piscini, G.
- Piscini, Gianluca.
- PISCINI, Gianluca,
Notes
-
[1]
Voir Gérard Genette, Seuils, Paris, Seuil, 1987 et, pour l’Antiquité grecque, Lucia Del Corso, Il libro nel mondo antico. Archeologia e storia (secoli VII a.C.-IV d.C.), Rome, Carocci, 2022, p. 145-164. Certains des éléments qui rentrent dans la catégorie du paratexte ne pourront pas être pris en compte ici, soit parce qu’ils n’existaient pas dans l’Antiquité (péritexte éditorial ; différents épitextes), soit parce que, s’ils figuraient dans les œuvres de notre corpus, ils sont perdus pour nous (dédicace ; épigraphes). En ce qui concerne la préface, au sens de « … ces déclarations par lesquelles l’auteur présente, et parfois commente son œuvre » (Seuils, p. 167, où l’on donne aussi des exemples tirés d’auteurs anciens), nous avons des traces de celles de Celse et Julien : nous les étudierons quand nous nous interrogerons sur le plan du Discours véritable et du Contre les Galiléens.
-
[2]
À notre connaissance, le seul à parler de « genre littéraire » pour les traités polémiques antichrétiens est Marco Rizzi, « Some Reflections on Origen, Celsus and their Views on the Jews », Jews and Christians in Antiquity. A Regional Perspective, éd. Pierluigi Lanfranchi et Jozef Verheyden, Louvain, Peeters, 2018, p. 37-59, 47.
-
[3]
Voir Marco Zambon, « Il confronto tra cristiani platonici nel II-III secolo », Rivista di storia della filosofia, 2, 2015, p. 473-488, 478-479.
-
[4]
Voir infra, chapitre 16.2.
-
[5]
Le pamphlet est un genre moderne : voir Marc Angenot, La parole pamphlétaire. Contribution à la typologie des discours modernes, Paris, Payot, 1982, p. 20-45. Selon Richard Goulet, « Hypothèses récentes sur le traité de Porphyre Contre les chrétiens », Hellénisme et christianisme, éd. Michel Narcy et Éric Rebillard, Villeneuve d’Ascq, Presses Universitaires du Septentrion, 2004, p. 61-109, 72, n. 30, « pamphlet » reste néanmoins la meilleure traduction pour συσκευή, mot employé pour désigner le Contre les chrétiens en Eusèbe de Césarée, Préparation évangélique I 9, 20 et V 1, 9.
Après avoir analysé la présence et la fonction des sources littéraires chez les polémistes antichrétiens et la façon dont ces derniers attaquent leurs adversaires, nous pouvons étudier la forme littéraire des ouvrages antichrétiens antiques. Notre objectif sera double.
D’une part, nous nous intéresserons particulièrement à des éléments du texte qui soit ont reçu peu d’attention, soit nécessitent d’être analysés ultérieurement dans d’autres perspectives. C’est notamment le cas des choix faits par les quatre polémistes dans la présentation de leurs œuvres. Ces choix relèvent en partie de ce qu’on appelle « paratexte », dont Gérard Genette a montré l’importance pour la compréhension d’un ouvrage littéraire. Car décider d’écrire un traité d’un seul livre sous-entend des intentions différentes de celles qui inspirent un ouvrage en trois ou quinze livres ; de même, écrire un « discours véritable » n’est pas exactement la même chose qu’écrire « contre les chrétiens », et « chrétiens » n’est pas exactement synonyme de « Galiléens ». Aussi, l’étude des choix faits au niveau du titre, de l’ampleur et de la structure des ouvrages antichrétiens est indispensable pour la compréhension de la polémique de nos auteurs.D’autre part, il nous semble important d’affronter l’épineuse question du genre littéraire. Car à qui s’adressaient ces textes ? Et comment les classer ? Forment-ils un ensemble ? Un genre ? La question est très rarement abordée dans la littérature critique. Pour désigner les ouvrages de Celse, Porphyre, Hiéroclès et Julien, on se borne normalement à parler de « textes/traités polémique…
Date de mise en ligne : 20/02/2026
Ce chapitre est en accès conditionnel
Acheter cet ouvrage
37,99 €
Acheter ce chapitre
5,00 €