18 - Fin 1953 : vers la Conférence de Genève
- Par Jacques de Folin
Pages 261 à 264
Citer ce chapitre
- DE FOLIN, Jacques,
- De Folin, Jacques.
- De Folin, J.
Citer ce chapitre
- De Folin, J.
- De Folin, Jacques.
- DE FOLIN, Jacques,
Notes
-
[1]
F.R.U.S., op. cit., du 5 mai 1953, p. 540.
-
[2]
F.R.U.S., compte rendu de l’entretien Bidault-Dulles à Washington, le 12 juillet 1953, p. 661-666.
-
[3]
F.R.U.S., compte rendu des entretiens tripartites (Bidault-Dulles-Salisbury) du 13 juillet 1953, communiqué final, pp. 678-679 ; et « Livre vert », M.A.E., réunion des trois ministres des Affaires étrangères, Washington, juillet 1953, pp. 81-84.
-
[4]
Porter (Gareth), The Definitive Documentation of Human Décisions, et « Livre vert », conférence de Londres, octobre 1953, p. 157.
-
[5]
Voir note 4.
-
[6]
F.R.U.S., op. cit., télégramme de Paris, n° 2110, du 30 novembre 1953, pp. 887-888.
-
[7]
Radford, op. cit., p. 378.
René Mayer fut le premier chef de gouvernement à faire connaître publiquement son intention de « sortir honorablement » de la guerre du Vietnam. Avant lui, plusieurs ministres avaient tenté, sans résultat, de chercher des contacts secrets avec le Vietminh.
Ainsi, à la fin de 1952, Antoine Pinay, alors président du Conseil, avait donné son accord à ce genre de sondage. Raphaël Leygues, conseiller de l’Union française, accompagné du prince Buu Hoï, cousin de Bao Daï, s’était entretenu à Rangoon avec des représentants du Vietminh, et la rencontre avait eu lieu le 26 février 1953 sans conséquences Pratiques.
Une approche toute différente allait mieux réussir : la recherche d’une négociation officielle dans le sillage de la Conférence envisagée pour un armistice en Corée.
René Pleven en parle à Dean Acheson en mai 1952 à Paris et l’idée fait son chemin dans la presse française au début de 1953 (Le Monde et L’Express de J.J. Servan-Schreiber). Elle est reprise, très prudemment, le 5 mai 1953, dans une note interne du département d’État qui demande : « Comment et avec qui ? »
Bidault, le 12 juillet 1953 à Washington, lance un vigoureux appel pour arrêter la guerre en Indochine si on doit la terminer en Corée. Dulles ne refuse pas d’en discuter, souligne les difficultés de procédure qui seraient soulevées mais
n’écarte pas une telle possibilité. Une réunion des trois ministres des Affaires étrangères (France, Angleterre, États-Unis) étudie la question le 13 juillet, et publie un communiqué mentionnant de manière prudente : « Tout armistice accepté par les Nations unies [en Corée] constituerait un progrès pour la cause de la paix dans l’ensemble du monde, et en particulier en Extrême-Orien…
Date de mise en ligne : 31/03/2020
Ce chapitre est en accès conditionnel
Acheter cet ouvrage
11,99 €