Conclusions
- Par Yves Prigent
Pages 53 à 54
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- PRIGENT, Yves,
- Prigent, Yves.
- Prigent, Y.
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- Prigent, Y.
- Prigent, Yves.
- PRIGENT, Yves,
Dans les cas de harcèlement moral, il y a lieu de percevoir que l’on est en présence d’états posttraumatiques et non de pathologies au sens classique et général du terme. Ceci explique le caractère peu opérant des traitements psychiatriques habituels, souvent efficaces, au contraire, dans les névroses ou les psychoses.
Cette relative inefficacité des thérapeutiques implique particulièrement la nécessité d’une prévention, ou au moins d’un dépistage, en période d’installation et l’intérêt primor-dial d’un diagnostic précoce.
De même, contrairement à la pathologie psychiatrique, qui ne le requiert pas nécessairement, la prise en charge des états posttraumatiques par harcèlement moral nécessite que soient mis en œuvre, conjointement et de façon articulée, les différentes instances et acteurs : médicaux, médico-sociaux, socioprofessionnels.
La méconnaissance de ce dispositif pluridimensionnel, accueillant et informé, exposerait à des traumatismes seconds, facteurs de passage à la chronicité et parfois à une évolution psychotisante.
Le harcèlement moral est, en effet, lié à un défaut de reconnaissance d’un sujet dans son humanité, c’est-à-dire dans son honneur et sa dignité.
Si la prise en charge est insuffisante, morcelée, voire rejetante, une perturbation de l’essentielle dimension de reconnaissance apparaît. Il se crée alors un second trauma-tisme que certaines victimes indiquent comme plus cruel et moins élaborable que le premier…
Date de mise en ligne : 16/03/2026
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