VII. Prise en charge des victimes
- Par Yves Prigent
Pages 43 à 52
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- PRIGENT, Yves,
- Prigent, Yves.
- Prigent, Y.
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- PRIGENT, Yves,
Notes
-
[1]
Extrait de Yves Prigent, La Cruauté ordinaire, op. cit., p. 48-49.
• Proposer des formations dans les entreprises, auprès des différents intervenants professionnels, sociaux, syndicaux, destinées à alerter sur les risques de harcèlement moral afin que l’éventuel harceleur ne puisse bénéficier de la considération aveugle dont il jouit souvent.
• Proposer des informations dans le public, afin que le sujet lui-même, ou ses proches, sache repérer les situations de manipulation psychique et les premiers signes d’états post-traumatiques, pour demander suffisamment tôt du secours, voire des soins.
• Repositionner régulièrement le sujet dans l’entreprise. Cela se produira essentiellement à partir de son désir et de sa parole. Il s’agit là d’un impératif éthique mais aussi réaliste et technique.
• On ne peut prétendre demander à des sujets humains de collaborer à un travail d’entreprise en déniant qu’ils soient, comme tous les êtres humains, des êtres de désir et de parole.
Un minimum de formation anthropologique serait souhaitable pour tout dirigeant d’entreprise, de même pour toute personne ayant quelques responsabilités dans le monde du travail.
• Sensibiliser les responsables à leurs nécessaires fonctions d’autorité. Il existe en effet souvent dans le public, mais aussi chez les personnes concernées par leurs fonctions, une méconnaissance de la nature anthropologique de l’autorité, qui est souvent confondue avec l’organisation, le pouvoir, la hiérarchie, le commandement, etc.
Il est intéressant d’analyser pourquoi la fonction d’autorité se trouve souvent ainsi méconnue…
Date de mise en ligne : 16/03/2026
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