8 - Pierre Clitandre : La quête du beau entre l’absurde et le cauchemar
- Propos recueillis par Castel Germeil
Pages 111 à 118
Citer ce chapitre
- Propos recueillis par GERMEIL, Castel,
- MÉNARD, Nadève,
- Propos recueillis par Germeil, Castel.
- Propos recueillis par Germeil, C.
- N. Ménard
https://doi.org/10.3917/kart.mena.2011.01.0111
Citer ce chapitre
- Propos recueillis par Germeil, C.
- N. Ménard
- Propos recueillis par Germeil, Castel.
- Propos recueillis par GERMEIL, Castel,
- MÉNARD, Nadève,
https://doi.org/10.3917/kart.mena.2011.01.0111
Notes
-
[1]
GERMEIL Castel et FERJUSTE Marie Marcelle, Politique et Culture à l’haïtienne, Port-au-Prince, 2007, p. 174-175.
-
[2]
En 1980, 116 Haïtiens ont fui le pays par bateau et ont échoué sur l’île déserte de Cayo-Lobos. Certains ont survécu pendant trois mois en mangeant des coquilles et de la criste-marine. Quand le gouvernement de Duvalier a refusé de sauver les naufragés, le gouvernement bahamien a capturé les 102 survivants pour les retourner chez eux.
Nous avons tenu, Marie Marcelle Ferjuste et moi-même, dans notre
ouvrage publié récemment, plus précisément dans le chapitre qui t’est
consacré et qui s’intitule : Pierre Clitandre : l’obligation du souvenir, les
propos suivants : « Comme ses sœurs et ses frères d’infortune de cet
infâme exil forcé ou consenti, Pierre Clitandre a vu le temps de sa
jeunesse filer comme une étoile jusqu’à se découvrir une multitude de
cheveux blancs inattendus, et le temps substantiel lui-même se suspendre
indécemment et sine die sur sa tête comme une épée de Damoclès,
menaçant de se fractionner contre elle en un puzzle qui ne voudrait se
reconstituer que dans l’absurde ou le cauchemar : »
Y a-t-il véritablement une alternative entre l’absurde et le cauchemar ? Crois-tu que
nous avons eu raison d’affirmer que tu as accepté le baiser de Judas du
cauchemar ? En somme, comment t’en es-tu accommodé ?
Je suis entré en littérature par le désir de dire le beau et par le
sentiment, encore imprécis en 1980, que je devais ajouter ma part de lutte
à la relève d’un pays qui, déjà, manifestait les signes évidents d’une
inquiétante dérive. Le phénomène des boat people, l’humiliante affaire de
Cayo-Lobos
, prouvait à l’opinion que nous vivions l’annonce d’un
éclatement. Mais, jamais je n’ai cru que la littérature, la mienne en tout
cas, devait avoir pour mission d’être un lieu d’argument philosophique.
J’ai lu votre texte. J’ai trouvé très justes et très beaux les termes
« l’obligation du souvenir »…
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