Chapitre d’ouvrage

8 - Pierre Clitandre : La quête du beau entre l’absurde et le cauchemar

Pages 111 à 118

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  • Propos recueillis par Germeil, C.
(2011). 8 - Pierre Clitandre : La quête du beau entre l’absurde et le cauchemar. Dans
  • N. Ménard
Écrits d'Haïti : Perspectives sur la littérature haïtienne contemporaine (1986-2006) (p. 111-118). Karthala. https://doi.org/10.3917/kart.mena.2011.01.0111.

  • Propos recueillis par Germeil, Castel.
« 8 - Pierre Clitandre : La quête du beau entre l’absurde et le cauchemar ». Écrits d'Haïti Perspectives sur la littérature haïtienne contemporaine (1986-2006) Karthala, 2011. p.111-118. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/ecrits-d-haiti--9782811104962-page-111?lang=fr.

  • Propos recueillis par GERMEIL, Castel,
2011. 8 - Pierre Clitandre : La quête du beau entre l’absurde et le cauchemar. In :
  • MÉNARD, Nadève,
Écrits d'Haïti Perspectives sur la littérature haïtienne contemporaine (1986-2006) Paris : Karthala. Lettres du Sud, p.111-118. DOI : 10.3917/kart.mena.2011.01.0111. URL : https://shs.cairn.info/ecrits-d-haiti--9782811104962-page-111?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/kart.mena.2011.01.0111


Notes

  • [1]
    GERMEIL Castel et FERJUSTE Marie Marcelle, Politique et Culture à l’haïtienne, Port-au-Prince, 2007, p. 174-175.
  • [2]
    En 1980, 116 Haïtiens ont fui le pays par bateau et ont échoué sur l’île déserte de Cayo-Lobos. Certains ont survécu pendant trois mois en mangeant des coquilles et de la criste-marine. Quand le gouvernement de Duvalier a refusé de sauver les naufragés, le gouvernement bahamien a capturé les 102 survivants pour les retourner chez eux.

Nous avons tenu, Marie Marcelle Ferjuste et moi-même, dans notre ouvrage publié récemment, plus précisément dans le chapitre qui t’est consacré et qui s’intitule : Pierre Clitandre : l’obligation du souvenir, les propos suivants : « Comme ses sœurs et ses frères d’infortune de cet infâme exil forcé ou consenti, Pierre Clitandre a vu le temps de sa jeunesse filer comme une étoile jusqu’à se découvrir une multitude de cheveux blancs inattendus, et le temps substantiel lui-même se suspendre indécemment et sine die sur sa tête comme une épée de Damoclès, menaçant de se fractionner contre elle en un puzzle qui ne voudrait se reconstituer que dans l’absurde ou le cauchemar : »  Y a-t-il véritablement une alternative entre l’absurde et le cauchemar ? Crois-tu que nous avons eu raison d’affirmer que tu as accepté le baiser de Judas du cauchemar ? En somme, comment t’en es-tu accommodé ?
Je suis entré en littérature par le désir de dire le beau et par le sentiment, encore imprécis en 1980, que je devais ajouter ma part de lutte à la relève d’un pays qui, déjà, manifestait les signes évidents d’une inquiétante dérive. Le phénomène des boat people, l’humiliante affaire de Cayo-Lobos , prouvait à l’opinion que nous vivions l’annonce d’un éclatement. Mais, jamais je n’ai cru que la littérature, la mienne en tout cas, devait avoir pour mission d’être un lieu d’argument philosophique.
J’ai lu votre texte. J’ai trouvé très justes et très beaux les termes « l’obligation du souvenir »…


Date de mise en ligne : 24/06/2015

https://doi.org/10.3917/kart.mena.2011.01.0111

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