Chapitre 5
Professeur, mutatis mutandis enseignant. Tout changer pour que rien ne change ?…
Pages 217 à 226
Citer ce chapitre
- MESKEL-CRESTA, Martine,
- MESKEL-CRESTA, Martine,
- NORDMANN, Jean-François,
- BONGRAND, Philippe,
- BORÉ, Catherine,
- COLINET, Séverine
- et ELALOUF, Marie-Laure,
- Meskel-Cresta, Martine.
- Meskel-Cresta, M.
- M. Meskel-Cresta,
- J. Nordmann,
- P. Bongrand,
- C. Boré,
- S. Colinet
- et M. Elalouf
https://doi.org/10.3917/dbu.paqu.2014.01.0217
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- Meskel-Cresta, M.
- M. Meskel-Cresta,
- J. Nordmann,
- P. Bongrand,
- C. Boré,
- S. Colinet
- et M. Elalouf
- Meskel-Cresta, Martine.
- MESKEL-CRESTA, Martine,
- MESKEL-CRESTA, Martine,
- NORDMANN, Jean-François,
- BONGRAND, Philippe,
- BORÉ, Catherine,
- COLINET, Séverine
- et ELALOUF, Marie-Laure,
https://doi.org/10.3917/dbu.paqu.2014.01.0217
Notes
-
[1]
Paul Yonnet (1985) a étudié cette mutation opérée dans le « peuple ado-cosmopolite » par l’intermédiaire de la musique, en analysant notamment le passage à l’horizontalité générationnelle de masse.
-
[2]
Je renvoie ici à Jean-Luc Nancy (2012, p. 25) : « Auschwitz et Hiroshima sont deux noms qui répondent – avec leurs immenses différences – à une mutation qui aura été celle de toute la civilisation : l’engagement d’une rationalité technique au service de fins incommensurables avec toute fin jusque-là visée… »
-
[3]
Selon une expression de Pierre Legendre (1999).
-
[4]
Cf. Greph (1977).
-
[5]
Sur ce point, voir dans la 1re partie la contribution de François Durpaire, 2.2 (N.D.E.).
-
[6]
Selon l’expression employée par Octave Mannoni (1980).
-
[7]
Cf. la « maison de la Michaelerplatz » d’Adolf Loos.
-
[8]
Pour parodier la formule heideggérienne « l’homme ne pense pas encore » (Heidegger, 1973, p. 27).
Il y a le Système éducatif, ses cadres, ses codes, son formalisme, l’accomplissement de sa liturgie, et il y a les mises en œuvre dans les classes, ces
« textes » qu’écrivent les professeurs, en prenant parfois le risque de disloquer
les structures convenues, jusqu’à l’incalculable. L’on reconnaissait autrefois
que c’était tout un art s’élaborant dans le faire quotidien des classes entre
l’immuable et le mutable, dans l’expérimentation ou la performance avec
multiplicité de positionnements, comme dans un travail de résistance qui
faisait apparaître normes et prescriptions scolaires dans leur caractère historique, donc déconstructible. Mais puisqu’il s’est agi de sortir de la contingence
artisanale, avec l’insistance actuelle sur la professionnalisation à marche forcée d’un métier envisagé auparavant comme appel, les dispositifs et postures
de transmission ont dû « bouger », se modifier, et les nouveaux formateurs,
en retrait, se sont faits accompagnateurs de cheminements d’apprentissage ;
ils ont muté en « accompagnants » de l’entrée dans la vie, avec approche
globale de la personne à former ou éduquer – cette représentation, image en
miroir de l’accompagnement de fin de vie, étant à remarquer pour penser
l’évolution profonde de l’école, ses transformations brutales et définitives, sa
mue génétique donc sa mutation.
La question qui servira ici de fil conducteur sera celle des manifestations de la mutation scolaire, au prisme des modifications posturales de ceux
qu’on appelle désormais les « enseignants » afin de masquer toute différence
catégorielle au sein du « corps enseignant » : pour le « sujet de l’enseignement »
(l’ambiguïté du génitif renvoie aussi à l’objet de l’enseignement), pour la personne de l’enseignant, qui pouvait donner (l’exemple) de sa personne à corps
perdu, y a-t-il (eu) véritablement mutation de et dans l’école …
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