Chapitre 4
Nouvelles métaphores de l’éducation et mutation de l’école
- Par Sébastien Pesce
Pages 207 à 216
Citer ce chapitre
- PESCE, Sébastien,
- MESKEL-CRESTA, Martine,
- NORDMANN, Jean-François,
- BONGRAND, Philippe,
- BORÉ, Catherine,
- COLINET, Séverine
- et ELALOUF, Marie-Laure,
- Pesce, Sébastien.
- Pesce, S.
- M. Meskel-Cresta,
- J. Nordmann,
- P. Bongrand,
- C. Boré,
- S. Colinet
- et M. Elalouf
https://doi.org/10.3917/dbu.paqu.2014.01.0207
Citer ce chapitre
- Pesce, S.
- M. Meskel-Cresta,
- J. Nordmann,
- P. Bongrand,
- C. Boré,
- S. Colinet
- et M. Elalouf
- Pesce, Sébastien.
- PESCE, Sébastien,
- MESKEL-CRESTA, Martine,
- NORDMANN, Jean-François,
- BONGRAND, Philippe,
- BORÉ, Catherine,
- COLINET, Séverine
- et ELALOUF, Marie-Laure,
https://doi.org/10.3917/dbu.paqu.2014.01.0207
Notes
-
[1]
Le representamen peut se définir comme l’équivalent du signifiant saussurien, opérant la médiation entre l’objet du signe et son interprétant (Peirce, 1931-1966, C.P. 1.480). Sur le signe triadique, cf. ibid., notamment C.P. 1.540-53, 2.227-32.
-
[2]
Je parle bien ici d’éventuelles mutations en cours : il s’agit moins de penser un moment de rupture opérant le passage d’un ancien modèle à une nouvelle forme d’éducation, d’une « école traditionnelle » à une « école moderne », qu’une évolution continue des conceptions de l’école, dont certains moments clés pourraient être lus comme rendant possibles des mutations.
-
[3]
Nombre d’usages du numérique dans la formation d’adultes suivent une telle logique : il s’agira par exemple de transférer de l’amphi vers l’espace numérique des stratégies de formation qui réaffirment les conceptions les plus traditionnelles de l’enseignement et de la formation (acquisition des contenus par la lecture de « chapitres », appropriation par le biais de travaux pratiques, puis contrôle des connaissances). La transformation de surface (depuis le réel vers le virtuel) suffit à donner l’illusion d’une innovation radicale, malgré une absence totale de transformation des modèles de référence.
Le présent texte a pour principal objectif de formaliser et de discuter
l’hypothèse suivante, portant sur les mutations actuelles ou à venir de l’école :
la mutation de l’école, sur un plan pédagogique et didactique, peut s’entendre
comme une transformation radicale de la conception des processus cognitifs
et sémiotiques que cette dernière vise à rendre possibles. En d’autres termes,
l’émergence de dispositifs pédagogiques et didactiques reconnaissant la
« catégorie du sens » (Habermas, 1984/1995) comme déterminante des processus d’enseignement et d’apprentissage, pourrait être considérée comme
un indicateur pertinent non pas d’une simple transformation, mais d’une
mutation de l’école.
Ainsi formulée, cette hypothèse pourra sembler à la fois très ambiguë
et très réductrice. Cependant mon objectif est bien ici de désambigüiser cette
notion et de montrer qu’elle renvoie à un aspect transversal, et majeur, des
situations d’apprentissage. Mon exploration portera d’abord sur la notion de
« métaphore de l’éducation », dans l’objectif de montrer que l’on peut choisir
de traquer au niveau de ces métaphores, et non des seules pratiques pédagogiques, d’éventuelles mutations pédagogiques. Je décrirai ensuite l’une de ces
métaphores, en l’occurrence celle proposée par les « sémiotiques de l’éducation », pour montrer quelle perspective théorique m’amène à accorder une
telle importance à cette « catégorie du sens ». Je proposerai finalement
quelques pistes d’analyse soutenant l’hypothèse qu’une telle mutation n’est
pas à proprement parler advenue…
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