V
- Par Éric Fottorino
Pages 375 à 394
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- FOTTORINO, Éric,
- Fottorino, Éric.
- Fottorino, É.
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Consacrer tout un dictionnaire au vélo justifie au moins une tentative de réponse à cette question quasi existentielle : mais le vélo, kézako ? Ma définition en « Euréka » emprunte aux petits et grands détours que permet une bécane, méandres de ma mémoire pédalante à travers souvenirs et curiosité pour la nouveauté. Une fois dépliées et renversées les quatre petites lettres de vélo, (diminutif du mot « vélocipède » comme frigo de « Frigidaire »), le vélo affaire d’amour (love) et parfois de larcin (combien m’a–t–on volé de vélos, au moins trois que je chérissais, dont mon Motobécane orange à sacoches), il faut d’abord faire la part du masculin (vélo) et du féminin (bicyclette). Le premier terme raconte la course, le boulot (vélotaf), l’embauche à l’usine, quand le second dit la promenade, la campagne, les congés payés, les sentiers de bord de mer. Sans signifier pour autant que la force est dans l’un comme l’amusement léger serait dans l’autre (écoutez la chanson « À bicyclette » : les amoureux transis peinent à suivre Paulette, la fille du facteur…).Au début, vers 1817, était la draisienne (du baron allemand Karl Drais), une machine à courir équipée de deux roues reliées par un cadre en bois équipé de fourches. Longtemps reléguée au rayon des antiquités, la draisienne est réapparue ces dernières années entre les mains et sous les fesses des plus petits qui trouvent sur ces engins l’initiation idéale au véritable vélo. Ils apprennent l’équilibre avant de passer à l’étape suivante, sans avoir besoin des petites roues stabilisatrices de notre enfance…
Date de mise en ligne : 25/04/2025
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