Chapitre d’ouvrage

Un colonialisme à l’ottomane ?

Alger, ville ottomane

Pages 846 à 847

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  • Lafi, N.
(2023). Alger, ville ottomane. Dans
  • P. Singaravélou,
  • A. Asseraf,
  • G. Blanc,
  • N. Kisukidi
  • et M. Lamotte
Colonisations (p. 846-847). Le Seuil. https://doi.org/10.3917/ls.singa.2023.01.0846.

  • Lafi, Nora.
« Alger, ville ottomane ». Colonisations, Le Seuil, 2023. p.846-847. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/colonisations--9782021494150-page-846?lang=fr.

  • LAFI, Nora,
2023. Alger, ville ottomane. In :
  • SINGARAVÉLOU, Pierre,
  • ASSERAF, Arthur,
  • BLANC, Guillaume,
  • KISUKIDI, Nadia Yala
  • et LAMOTTE, Mélanie,
Colonisations. Paris : Le Seuil. L'Univers historique, p.846-847. DOI : 10.3917/ls.singa.2023.01.0846. URL : https://shs.cairn.info/colonisations--9782021494150-page-846?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/ls.singa.2023.01.0846


Alger – Djazaïr al-mahrûsa, « la bien gardée », dans les chroniques locales, ou Cezayir-i garp, « Alger d’Occident », dans les documents administratifs impériaux – est, jusqu’à l’occupation française de 1830, une des principales villes de la rive méridionale de la Méditerranée ottomane. Marquée au Moyen Âge par l’arrivée de nombreux réfugiés musulmans et juifs de la péninsule Ibérique chassés par les politiques d’épuration confessionnelle menées par les monarchies chrétiennes, elle s’est, dès le début du xvie siècle, face aux attaques des armées de Charles Quint, rapprochée de l’empire ottoman, qu’elle intègre de manière stable en 1541.
La ville est construite sur une forte pente en bord de mer. Elle est encore dotée au xviiie siècle de ses enceintes médiévales, renforcées à l’époque ottomane. Une citadelle, dite Casbah, elle aussi renforcée par les Ottomans, la jouxte du côté supérieur. Sa population peut être estimée à environ 100 000 habitants au xviiie siècle.
Dans la ville basse de nombreuses fonctions institutionnelles et économiques sont concentrées. C’est également là que résident, dans de grandes casernes telles que celles de Bab Azoun ou de Bab el-Djezira, les janissaires, membres de la caste ottomane des administrateurs et militaires, souvent d’origine albanaise, caucasienne ou géorgienne, ainsi que le milieu composite des corsaires sardes, corses, grecs de diverses origines ou européens du Nord. Dans la ville basse résident aussi de nombreux chrétiens, captifs de l’économie de course, en général pleinement intégrés à la société et à l’économie locales…


Date de mise en ligne : 31/03/2026

https://doi.org/10.3917/ls.singa.2023.01.0846

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