Le royaume du Kongo, une farouche indépendance
- Par Cécile Fromont
Pages 848 à 851
Citer ce chapitre
- FROMONT, Cécile,
- SINGARAVÉLOU, Pierre,
- ASSERAF, Arthur,
- BLANC, Guillaume,
- KISUKIDI, Nadia Yala
- et LAMOTTE, Mélanie,
- Fromont, Cécile.
- Fromont, C.
- P. Singaravélou,
- A. Asseraf,
- G. Blanc,
- N. Kisukidi
- et M. Lamotte
https://doi.org/10.3917/ls.singa.2023.01.0848
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- Fromont, C.
- P. Singaravélou,
- A. Asseraf,
- G. Blanc,
- N. Kisukidi
- et M. Lamotte
- Fromont, Cécile.
- FROMONT, Cécile,
- SINGARAVÉLOU, Pierre,
- ASSERAF, Arthur,
- BLANC, Guillaume,
- KISUKIDI, Nadia Yala
- et LAMOTTE, Mélanie,
https://doi.org/10.3917/ls.singa.2023.01.0848
Le Kongo est un royaume d’Afrique centrale dont la fondation remonte au moins au xiiie siècle. Il s’étend au sud du fleuve Congo, dans l’ouest de ce qui est aujourd’hui la République démocratique du Congo et le nord de l’Angola. Sa situation géographique, aux confins de régions aux écologies et industries diverses, lui a permis de s’affirmer comme une puissance commerciale et politique majeure parmi les grands royaumes de l’Afrique centrale. Sa prospérité économique et sa robuste organisation sociale et politique lui ont donné les moyens de s’étendre d’abord par alliance et affiliation avec des communautés voisines, puis par des guerres de conquête qui ont porté ses frontières, bien que toujours disputées, des rives du Congo au nord à l’île de Luanda au sud, et d’est en ouest de l’Atlantique à la rivière Kwango. Acteur des réseaux commerciaux, religieux et diplomatiques du monde atlantique depuis sa rencontre avec le Portugal à la fin du xve siècle, le Kongo reste souverain tout au long de la période moderne. Il ne voit sa farouche indépendance lui échapper qu’au début du xxe siècle au terme d’un long processus d’intégration dans l’empire colonial portugais.
L’accession au trône d’Afonso Mvemba a Nzinga en 1506 marque un tournant majeur dans l’histoire du royaume, qui infléchit profondément sa trajectoire politique, religieuse, et culturelle, tant à l’intérieur de ses terres que sur la scène internationale. Bien que longtemps considéré comme le successeur apparent de son père João Nzinga a Nkuwu, ce n’est qu’à l’issue d’un violent conflit qu’Afonso devient « par la grâce de Dieu notre Seigneur Roi de Manicongo et de ses terres et Domaines » (lettre d’Afonso …
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