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8. L’aménagement intérieur ou les métamorphoses d’un art de vivre

Pages 258 à 288

Citer ce chapitre


  • Figeac, M.
(2006). 8. L’aménagement intérieur ou les métamorphoses d’un art de vivre. Châteaux et vie quotidienne de la noblesse : De la Renaissance à la douceur des Lumières (p. 258-288). Armand Colin. https://shs.cairn.info/chateaux-et-vie-quotidienne-de-la-noblesse--9782200346164-page-258?lang=fr.

  • Figeac, Michel.
« 8. L’aménagement intérieur ou les métamorphoses d’un art de vivre ». Châteaux et vie quotidienne de la noblesse De la Renaissance à la douceur des Lumières, Armand Colin, 2006. p.258-288. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/chateaux-et-vie-quotidienne-de-la-noblesse--9782200346164-page-258?lang=fr.

  • FIGEAC, Michel,
2006. 8. L’aménagement intérieur ou les métamorphoses d’un art de vivre. In : Châteaux et vie quotidienne de la noblesse De la Renaissance à la douceur des Lumières. Paris : Armand Colin. Hors collection, p.258-288. URL : https://shs.cairn.info/chateaux-et-vie-quotidienne-de-la-noblesse--9782200346164-page-258?lang=fr.

Notes

  • [1]
    Crébillon fils, Le Sopha, Romanciers libertins du XVIIIe siècle, Paris, Gallimard, 2000, p. 80-81.
  • [2]
    J. Feray, Architecture intérieure et décoration en France des origines à 1875, Paris, Berger-Levrault, rééd., 1997, p. 11
  • [3]
    Nous suivons ici J.-P. Babelon, Châteaux de France au siècle de la Renaissance, Paris, Picard, 1989, p. 392-393.
  • [4]
    J.-P. Babelon, op. cit., p. 392.
  • [5]
    Pour Bergeron, voir F.-G. Pariset, « La Guyenne vue par Pierre Bergeron en 1612 », dans Revue Historique de Bordeaux, 1955, p. 225-241 et sur Golnitz, les pages consacrées à Cadillac ont été traduites par Charles Braquehaye.
  • [6]
    A. Chastel, L’art français, Temps Modernes 1430-1620, Paris, Flammarion, 1994, p. 240.
  • [7]
    J. Thirion, Le mobilier du Moyen-âge et de la Renaissance en France, Paris, éditions Faton, 1998, p. 90.
  • [8]
    A. Chastel, op. cit., p. 240.
  • [9]
    J. Thirion, op. cit., p. 85.
  • [10]
    Ibid, p. 91.
  • [11]
    P. Kjellberg, Le meuble français et européen du Moyen-âge à nos jours, Paris, les Éditions de l’Amateur, 1991, p. 39.
  • [12]
    Au XVIe siècle, le terme de cabinet désigne l’armoire ou le dressoir.
  • [13]
    M. Nassiet, « Inventaire du manoir breton de La Chesnaye (1541) », dans Histoire et Sociétés rurales, n° 2, 1994, p. 191-204.
  • [14]
    Cité par S. Castelluccio, Le style Louis XIII, Paris, les Éditions de l’Amateur, Paris, 2002, p. 54.
  • [15]
    Pierre Verlet (dir.), Styles, meubles, décors du Moyen Âge à nos jours, Paris, Larousse, 1972, p. 39.
  • [16]
    F. Joubert, A. Lefèbvre, P. -F. Bertrand, Histoire de la tapisserie, Paris, Flammarion, 1995, p. 88.
  • [17]
    P. -F. Bertrand, Histoire de la tapisserie, op. cit., p. 93.
  • [18]
    S. Castelluccio, op. cit., p. 102.
  • [19]
    Le château d’Oiron et son cabinet de curiosités, Paris, Éditions du Patrimoine, 2000, p. 91-92.
  • [20]
    A. Mérot, Retraites mondaines, aspects de la décoration intérieure à Paris, au XVIIe siècle, Paris, Le Promeneur, 1990, p. 61 et A. Mérot, « Le décor intérieur », dans Connaissances des arts, n° 58, hors série, Cormatin, 2000.
  • [21]
    A. Mérot, Retraites mondaines…, op. cit., p. 33.
  • [22]
    Antoine Furetière, Dictionnaire universel Paris, Le Robert, rééd. 1978, article « Camaïeu ».
  • [23]
    Cité par S. Castelluccio, op. cit., p. 28-29.
  • [24]
    J. Feray, op. cit., p. 113-114.
  • [25]
    J.-M. Pérouse de Montclos (dir.), Le guide du patrimoine, Ile-de-France Paris, Hachette, 1992, p. 644-645.
  • [26]
    Voir les analyses de P. Kjellberg pour le mobilier, op. cit., p. 62.
  • [27]
    A. Mérot, Retraites mondaines…, op. cit., p. 51.
  • [28]
    P. Thornton, L’époque et son style, la décoration intérieure 1620-1920, Paris, Flammarion, 1984, p. 60.
  • [29]
    C. Demetrescu, Le style Louis XIV, Paris, les Éditions de l’Amateur, 2002, p. 108.
  • [30]
    P. Kjellberg, op. cit., p. 94.
  • [31]
    Ibid, p. 102.
  • [32]
    Cité par L. Hautecœur, Histoire de l’architecture classique en France, Paris, Picard, 1950.
  • [33]
    M. Figeac, La douceur des Lumières, noblesse et art de vivre en Guyenne au XVIIIe siècle, Bordeaux, Mollat, 2001. Sur le milieu spécifique des parlementaires bordelais, voir la thèse récente de C. Le Mao, D’une régence à l’autre : le Parlement de Bordeaux et ses magistrats au temps de Louis XIV (1643-1723), dactyl., Université Michel de Montaigne Bordeaux 3, 2005.
  • [34]
    A.D. Dordogne, B 1783, inventaire du château de La Force, 1727.
  • [35]
    Arch. privées du château de Gaujacq, inventaire de François d’Escoubleau de Sourdis, 1708 et M. Figeac, op. cit., p. 79-81.
  • [36]
    A. D. Dordogne, B 1173, 32.
  • [37]
    Cité par J. Feray, op. cit., p. 267.
  • [38]
    S. Mouquin, Le style Louis XV, Paris, les Éditions de l’Amateur, 2003, p. 35.
  • [39]
    L’Hautecœur, Histoire de l’architecture classique en France, Paris, Picard, 1943-1957, 7 vol., t. III, p. 299.
  • [40]
    J.-F. Blondel, Cours d’architecture ou Traité de la décoration, 5 vol., Paris, Desaint, 1771 — 1772, t. IV, p. 210.
  • [41]
    S. Mouquin, op. cit., p. 27.
  • [42]
    N. Coquery, L’hôtel aristocratique, le marché du luxe à Paris au XVIIIe siècle, Paris, Publications de la Sorbonne, 1998, p. 128.
  • [43]
    S. Mouquin, op. cit., p. 46-48.
  • [44]
    M. Figeac, La douceur…, op. cit., p. 140.
  • [45]
    A.D. Dordogne, II E 1806/28, le 17 janvier 1777, Inventaire du château de Mayac.
  • [46]
    M. Figeac, La douceur…, op. cit., p. 120-121.
  • [47]
    G. Jeanneau, L’époque Louis XV, Paris, PUF, 1967, p. 75.
  • [48]
    P. Kjellberg, op. cit., p. 359.
  • [49]
    Théodore Tronchin était un médecin né à Genève en 1709 qui connut la célébrité en pratiquant, l’un des premiers, l’inoculation. En 1766, il s’établit à Paris, où il devint le médecin à la mode de la haute société. Il reste à préciser quel est le rapport avec le meuble qui porte son nom. Il a fort bien pu en posséder et sa réputation suffit à faire le reste.
  • [50]
    Cette description a été publiée par B. Pons dans Grands décors français 1659-1800, Dijon, Éditions Faton, 1995, p. 226-228. Le château de La Norville est situé dans l’Essone. Ce salon avait été créé en 1739 par Jean-Baptiste Leroux architecte, Nicolas et Dominique Pineau dessinateurs et sculpteurs, Christophe Huet peintre. Démonté en 1901 et 1906, la décoration a été remontée aux États-Unis.
  • [51]
    B. Pons, op. cit., p. 229.
  • [52]
    Ch. Taillard et Ph. Béchu, « Les châteaux de Marcilly-sur-Seine », dans Bulletin Monumental t. 161-162, 2003, p. 127-149.
  • [53]
    Voir le livre de D. Letellier, Le château de Montgeoffroy, Architecture et mode de vie, Angers, Société des études angevines, 1991.
  • [54]
    D. Letellier, op. cit., p. 49.
  • [55]
    Ibid., p. 150.
  • [56]
    Baron de Frénilly, 1768-1848, Souvenirs d’un ultra-royaliste, Paris, Perrin, 1987, p. 199.

« Un sopha ne fut jamais un meuble d’antichambre, et l’on me plaça, chez la dame à qui j’allais appartenir, dans un cabinet séparé du reste de son palais et où, disait-elle, elle n’allait souvent que pour méditer sur ses devoirs […] Quand j’entrai dans ce cabinet, j’eus peine à croire, à la façon dont il était orné, qu’il ne servît jamais qu’à d’aussi sérieux exercices. Ce n’était pas qu’il fut somptueux, ni que rien n’y parût trop recherché ; tout y semblait, au premier coup d’œil, plus noble que galant ; mais à le considérer avec réflexion, on y trouvait un luxe hypocrite, des meubles d’une certaine commodité, de ces choses enfin que l’austérité n’invente pas, et dont elle n’est pas accoutumée à se servir. Il me sembla que j’étais moi-même d’une couleur bien gaie pour une femme qui affichait tant d’éloignement pour la coquetterie. »
Dans le roman de Crébillon fils, Le Sopha un simple meuble était donc devenu le héros et le narrateur de l’histoire, symbole de toute une évolution qui avait mis l’objet au premier plan. Le mobilier comme le décor avaient ici atteint un tel degré de raffinement qu’ils reflétaient une véritable conquête de la douceur de vivre et une prise de conscience de l’importance de l’intime et de la vie privée. À chaque époque, l’agencement des intérieurs sert ainsi de révélateur des valeurs, du goût dominant et de la psychologie sociale d’un groupe donné. Et pourtant, si retrouver formes et couleurs à l’époque de Crébillon s’avère assez aisé, la tâche est beaucoup plus délicate au fur et à mesure que l’on remonte le temps, car les intérieurs fonctionnent comme un palimpseste qu’il faut lire en faisant abstraction de la superposition des couches de peinture, des lambris arrachés au gré des modes comme des meubles dispersés au hasard des successions…


Date de mise en ligne : 26/09/2025

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