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9. La vie de château

Pages 289 à 314

Citer ce chapitre


  • Figeac, M.
(2006). 9. La vie de château. Châteaux et vie quotidienne de la noblesse : De la Renaissance à la douceur des Lumières (p. 289-314). Armand Colin. https://shs.cairn.info/chateaux-et-vie-quotidienne-de-la-noblesse--9782200346164-page-289?lang=fr.

  • Figeac, Michel.
« 9. La vie de château ». Châteaux et vie quotidienne de la noblesse De la Renaissance à la douceur des Lumières, Armand Colin, 2006. p.289-314. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/chateaux-et-vie-quotidienne-de-la-noblesse--9782200346164-page-289?lang=fr.

  • FIGEAC, Michel,
2006. 9. La vie de château. In : Châteaux et vie quotidienne de la noblesse De la Renaissance à la douceur des Lumières. Paris : Armand Colin. Hors collection, p.289-314. URL : https://shs.cairn.info/chateaux-et-vie-quotidienne-de-la-noblesse--9782200346164-page-289?lang=fr.

Notes

  • [1]
    L. Bourquin, Les nobles, la ville et le roi. L’autorité nobiliaire en Anjou pendant les guerres de religion, Paris, Belin, 2001.
  • [2]
    A. Young, Voyages en France, 1787, 1788, 1789, Paris, Belin, 2001.
  • [3]
    F.R. de Chateaubriand, Mémoires d’Outre-Tombe, Paris, Gallimard, La Pléiade, 1951, p. 81-82.
  • [4]
    Marquis de Franclieu, Mémoires, Paris, H. Champion, 1896, p. 217-218 et 241.
  • [5]
    F.-J. Ruggiu, « O fortunatos nimium, sua si bona norint agricolas, ou le journal d’un gentilhomme campagnard au début du XVIIIe siècle », État et société en France aux XVIIe et XVIIIe siècles, Mélanges offerts à Yves Durand, Paris, Presses de l’Université de Paris-Sorbonne, 2000, p. 471-487.
  • [6]
    Marquis de Franclieu, op. cit., p. 243-244.
  • [7]
    M. Figeac, La douceur des Lumières, Bordeaux, Mollat, 2001, p. 242.
  • [8]
    Madame de Genlis, Les veillées du château, Paris, 1784, I, p. 8.
  • [9]
    M. Girouard, La vie dans les châteaux français, Paris, Éditions Scala, 2001, p. 165.
  • [10]
    C. Le Mao, Chronique du Bordelais ou crépuscule du Grand Siècle : le Mémorial de Savignac, Bordeaux, Pub et Société des bibliophiles de Guyenne, 2004.
  • [11]
    Dufort de Cheverny, Mémoires Paris, Plon, 1909, p. 354.
  • [12]
    Ibid., p. 354-355.
  • [13]
    Ibid., p. 332.
  • [14]
    Mémoires de Madame de La Guette (1613-1676), écrits par elle-même, Paris, Mercure de France, Le temps retrouvé, 1982, p. 49.
  • [15]
    Cité par J.-M. Constant, La vie quotidienne de la noblesse française aux XVIe-XVIIe siècles, Paris, Hachette, 1983, p. 241.
  • [16]
    Mémoires de la marquise de La Tour du Pin, Journal d’une femme de cinquante ans (1778-1815), Paris, Mercure de France, 1979, p. 39.
  • [17]
    M. Girouard, op. cit., p. 171.
  • [18]
    J. et Ph. Chomel, Madame de Sévigné à Grignan, Une épistolière en Provence, Lyon, Éditions Aubanel, 1996, p. 72.
  • [19]
    Y. Durand, La maison de Durfort à l’époque moderne, Fontenay-le-Comte, Lussaud, 1975, p. 259-260.
  • [20]
    Dufort de Cheverny, op. cit., p. 300-301.
  • [21]
    Mémoires de la baronne d’Oberkirch, Paris, Mercure de France, 1970, p. 205.
  • [22]
    Ph. Salvadori, La chasse sous l’Ancien Régime, Paris, Fayard, 1996, p. 166.
  • [23]
    Mlle Avrillion, Mémoires, Paris, 1986, p. 36.
  • [24]
    A. Plaisse, La baronnie de Neubourg, Paris, 1961, p. 600.
  • [25]
    Sur les chasses champenoises du comte de Saxe, voir Ph. Salvadori, op. cit., p. 167-170.
  • [26]
    Ph. Salvadori, op. cit., p. 173.
  • [27]
    Rapporté par Ph. Salvadori, op. cit., p. 148-149.
  • [28]
    Ph. Salvadori, op. cit., p. 150-151.
  • [29]
    C. Le Mao, op. cit., p. 600-601.
  • [30]
    Mémoires du général d’Andigné, Paris, éd. Biré, 1900-1901, p. 51-53.
  • [31]
    J. et Ph. Chomel, op. cit., p. 74-75.
  • [32]
    Marquis de La Maisonfort, Mémoires d’un agent royaliste, Paris, Mercure de France, 1998, p. 55.
  • [33]
    Ph. Meyzie, Culture alimentaire et société dans le Sud-Ouest aquitain du XVIIIe siècle au milieu du XIXe siècle : goûts, manières de table et gastronomie. L’émergence d’une identité régionale, Thèse, dactyl., Université Michel de Montaigne Bordeaux 3, 2005.
  • [34]
    Ph. Meyzie, op. cit., t. II, p. 315.
  • [35]
    Ibid., p. 329.
  • [36]
    M. Figeac, op. cit., p. 156.
  • [37]
    A. D. Dordogne, 2 E 1806, François d’Abzac, marquis de Mayac, le 18 février 1777.
  • [38]
    Il s’agit de types de plats évoqués par Ph. Meyzie, op. cit., p. 332.
  • [39]
    Mémoires de Madame Campan, première femme de chambre de Marie-Antoinette, Paris, Mercure de France, 1988, p. 103.
  • [40]
    J. et Ph. Chomel, op. cit., p. 78-80.
  • [41]
    La hoca est un jeu analogue à la roulette mais avec un banquier qui tire.
  • [42]
    Le trictrac est un mélange de jacquet et de backgammon, c’est le plus courant dans les intérieurs des Lumières et il est aisément repérable car il bénéficie d’une table spécifique. L’hombre est un jeu de cartes à quatre joueurs et le reversis, un jeu où, à la différence de tous les autres, c’est celui qui fait le moins de levées qui gagne le plus.
  • [43]
    Dufort de Cheverny, op. cit., p. 506-507.
  • [44]
    Ibid.
  • [45]
    Mémoires du duc de Luynes sur la cour de Louis XV 1735 -1739, Paris, Didot, 1860, t. VI, p. 266.
  • [46]
    M. Figeac, La douceur…, op. cit., p. 178.
  • [47]
    A. D. Gironde, C 1204.
  • [48]
    Dufort de Cheverny, op. cit., p. 39. On peut lire une description à peu près similaire de la vie que l’on menait à Chanteloup dans la correspondance de Madame du Deffand.
  • [49]
    Cité par M. Girouard, op. cit, p. 193.
  • [50]
    La belle Aïssié était une petite esclave circassienne rachetée encore enfant par l’ambassadeur à Constantinople Charles de Ferriol, qui la ramena en France pour assurer son éducation avant d’en faire sa maîtresse. Après son décès, elle vécut une idylle fulgurante avec Blaise-Marie d’Aydie, né en 1693, au château de Vaugoubert en Dordogne.
  • [51]
    Mme du Deffand, Correspondance complète avec ses amis, Paris, Michel Lévy, 1866.
  • [52]
    M. Figeac-Monthus, Les Lur Saluces d’Yquem de la fin du XVIIIe siècle au milieu du XIXe siècle, Bordeaux, Mollat et FHSO, 2000, p. 79 sq.
  • [53]
    J. Moulier, « Le dernier seigneur de Drugeac au siècle des Lumières », dans Le Réveil de Mauriac, juillet-août 1995.
  • [54]
    Cité par M. Girouard, op. cit., p. 210. Nous renvoyons sur ce sujet à son excellent chapitre « Les plaisirs de la scène », p. 197.
  • [55]
    A. N. F. 243, lettre de la duchesse d’Aiguillon à Balleroy, le 24 décembre 1780.
  • [56]
    Y. Durand, Les fermiers généraux au XVIIIe siècle, Paris, Maisonneuve et Larose, rééd. 1996, p. 570.
  • [57]
    Melchior de Grimm, Correspondance littéraire, philosophique et critique, Paris, éd. Tourneux, 1877-1882, 16 vol., t. XI, p. 148-149.
  • [58]
    Y. Durand, op.cit p. 572.
  • [59]
    Madame de Genlis, Mémoires, Ladvocat, 1825, t. I, p. 55.
  • [60]
    La Maisonfort, op. cit., p. 57.
  • [61]
    Ibid., p. 43- 44.
  • [62]
    Pour une analyse plus approfondie, M. Figeac, La douceur, op. cit., p. 200.
  • [63]
    Y. Durand, op. cit., p. 549.
  • [64]
    M. de Rougemont, La vie théâtrale en France au XVIIIe siècle, Genève, Slatkine Reprints, 1996, p. 306.
  • [65]
    M. Simonet-Lenglart, « Le cabinet d’harmonie », dans le n° spécial de Connaissance des Arts, n° 58, 2002, p. 40-45.
  • [66]
    J.-P. Babelon, Chantilly, Paris, Éditions Scala, 1999, p. 61-64.
  • [67]
    La duchesse, née Marie-Félice des Ursins, était la muse des poètes protégés par son époux. Ils la célébrèrent sous le nom de Sylvie à l’instar de Mairet qui élabora en 1629 une tragicomédie pastorale portant ce nom.
  • [68]
    K. Béguin, Les princes de Condé. Rebelles, courtisans et mécènes dans la France du Grand Siècle, Seyssel, Champ Vallon, 1999, p. 347.
  • [69]
    J.-F. Marmontel, Mémoires Paris, Mercure de France, 1999, p. 345.
  • [70]
    Celui-ci était estimé à 20 000 livres de rente, mais on venait de l’ôter à Marmontel qui avait été enfermé à la Bastille. Pour ne pas profiter d’une injustice, Barthélémy préféra y renoncer, mais il conserva 5 000 livres de pension sur ce titre.
  • [71]
    G. Chaussinand-Nogaret, Choiseul, naissance de la gauche, Paris, Perrin, 1998, p. 229.
  • [72]
    Il ne s’agit pas ici du quartier parisien mais d’un château comme le confirme la suite du passage.
  • [73]
    Baron de Frénilly, op. cit., p. 197-198.
  • [74]
    Marquis de La Maisonfort, op. cit., p. 61.

À la fin des années 1730, sur les murs du salon du château de La Norville, le peintre décorateur Christophe Huet, fidèle au goût pour les chinoiseries, avait représenté six singeries qui mettaient sous l’œil du visiteur, les activités auxquelles s’adonnaient les habitants du château. Un dessus de porte figurait un concert dirigé par un singe qui avait autour de lui des animaux bruyants et des chats dont le miaulement était censé suggérer la voix des chanteuses selon une théorie de l’époque. Une autre scène décrivait un déjeuner champêtre au cours de la chasse, tant il est vrai que les parties de campagne étaient devenues à la mode. La chasse, les représentations théâtrales et les diverses activités champêtres retiendront ici plus particulièrement notre attention étant entendu que nombreux étaient ceux dans les rangs de la gentilhommerie provinciale qui consacraient d’abord leur temps à la gestion de leurs domaines. En réalité, la nature des activités du château dépendait surtout de la fortune du propriétaire, mais aussi de la place de la demeure dans l’ensemble des propriétés du châtelain.
Certes, nombreux avaient été les nobles attirés par la ville dès la fin du XVIe siècle et à partir de là, la double résidence s’imposa, le château devenant simplement centre de production et de villégiature. Pourtant, une majorité de hobereaux ruraux n’eurent jamais les moyens économiques pour envisager un déracinement, aussi leur vie resta-t-elle marquée par le cadre rural. Arthur Young, de passage à Combourg, laisse deviner bien peu de distractions chez M…


Date de mise en ligne : 26/09/2025

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