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7. Les transformations spatiales du château

Pages 223 à 257

Citer ce chapitre


  • Figeac, M.
(2006). 7. Les transformations spatiales du château. Châteaux et vie quotidienne de la noblesse : De la Renaissance à la douceur des Lumières (p. 223-257). Armand Colin. https://shs.cairn.info/chateaux-et-vie-quotidienne-de-la-noblesse--9782200346164-page-223?lang=fr.

  • Figeac, Michel.
« 7. Les transformations spatiales du château ». Châteaux et vie quotidienne de la noblesse De la Renaissance à la douceur des Lumières, Armand Colin, 2006. p.223-257. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/chateaux-et-vie-quotidienne-de-la-noblesse--9782200346164-page-223?lang=fr.

  • FIGEAC, Michel,
2006. 7. Les transformations spatiales du château. In : Châteaux et vie quotidienne de la noblesse De la Renaissance à la douceur des Lumières. Paris : Armand Colin. Hors collection, p.223-257. URL : https://shs.cairn.info/chateaux-et-vie-quotidienne-de-la-noblesse--9782200346164-page-223?lang=fr.

Notes

  • [1]
    Le Camus de Mézières, Le génie de l’architecture, Paris, 1780, p. 45.
  • [2]
    Ch. Perrault, Parallèle des Anciens et des Modernes, 1688-1692, p. 161.
  • [3]
    L. Savot, L’architecture française des bastiments particuliers, Paris, 1624.
  • [4]
    C. Trezin, Un palais d’Apollidon, le château de Grignan de 1516 à 1776, cadre architectural, distributions et décors d’après l’archéologie monumentale et les inventaires Bourg-lès-Valence, 1996, p. 75.
  • [5]
    Richelet, Nouveau dictionnaire français, Amsterdam, 1769, article « Salle à manger ».
  • [6]
    J.-P. Babelon et Cl. Mignot (dir.), François Mansart, Le génie de l’architecture, Paris, Gallimard, 1998.
  • [7]
    A. Touzery-Salager, Les châteaux du Bas-Languedoc, architecture et décor de la Renaissance à la Révolution, Montpellier, espace Sud-éditions, 1996, notice Assas, p. 93-98.
  • [8]
    P. Patte, Monuments érigés en France à la gloire de Louis XV Paris, Desaint, 1765.
  • [9]
    J. Guillaume, « La galerie dans le château français : place et fonction », dans Revue de l’Art, n° 102, 1993, p. 38.
  • [10]
    Rapporté par J. Feray, Architecture et décoration intérieure en France des origines à 1875, Paris, Berger-Levrault, CNMHS, 1988, p. 195.
  • [11]
    M. Figeac, La douceur des Lumières. Noblesse et art de vivre en Guyenne au XVIIIe siècle, Bordeaux, Mollat, 2001, p. 119 et A. I. Ardeois, L’évolution du cadre de vie de la noblesse charentaise, de la fin de la période classique aux Lumières, TER, dactyl., Université de Bordeaux 3, p. 25.
  • [12]
    Pour ce paragraphe sur l’escalier, morceau de bravoure de l’architecture de la Renaissance, nous renvoyons au colloque « L’escalier dans l’architecture de la Renaissance », tenu à Tours du 22 au 26 mai 1979, Paris, Picard, 1985. Nous exploiterons plus particulièrement l’article de J. Guillaume « L’escalier dans l’architecture française de la première moitié du XVIe siècle », p. 27-47 et celui de Claude Mignot, « L’escalier dans l’architecture française : 1550-1640 », p. 49-65.
  • [13]
    J. Guillaume, art. cité, p. 32.
  • [14]
    CI. Mignot, art. cité, p. 58. Pour les distinctions entre la vis suspendue, les escaliers à jour à quatre ou six noyaux, les escaliers suspendus, nous renvoyons à cet excellent article de synthèse.
  • [15]
    Ibid p. 61.
  • [16]
    L. Savot, L’architecture française des bâtiments particuliers, op. cit., p. 47.
  • [17]
    L. Savot, L’architecture française. avec des figures et des notes de M. Blondel, Paris, 1673, p. 49-50.
  • [18]
    Cl. Mignot, art. cité, p. 49.
  • [19]
    M. Figeac, op. cit., chap. V, « La métamorphose des lieux », p. 115.
  • [20]
    Montpensier, Mémoires, Paris, 1891 p. 230 et 284.
  • [21]
    L. Savot, op. cit., éd. 1685, p. 102-108.
  • [22]
    Th. Crépin-Leblond, « L’appartement des bains du connétable de Montmorency au château d’Ecouen », Bulletin Monumental, t. 159, 1, 2001, p. 91-107.
  • [23]
    J.-M. Pérouse de Montclos, L’architecture à la française, XVIe-XVIIe-XVIIIe siècles, Paris, Picard, 1982, p. 295.
  • [24]
    Th. Crépin-Leblond, art. cité, p. 101.
  • [25]
    M. Bélime-Droguet, dans M. Chatenet et F. Henrion (dir.), Maulnes, archéologie d’un château de la Renaissance, Paris, Picard, 2004, p. 145.
  • [26]
    Le château de Coulommiers avait en effet été commencé par Salomon de Brosse pour Catherine de Gonzague, duchesse de Longueville en 1613.
  • [27]
    J.-P. Babelon et Cl. Mignot (dir.), op. cit., p. 126-129.
  • [28]
    G. Vigarello, Le propre et le sale : l’hygiène du corps depuis le Moyen Âge, Paris, Le Seuil, 1985, p. 108 et 170.
  • [29]
    F. Beaupré, R.-H. Guerrand, Le confident des dames, le bidet du XVIIIe siècle au XXe siècle, histoire d’une intimité, Paris, La Découverte, 1998, p. 7.
  • [30]
    J.-F. Blondel, Maisons de plaisance 1737, I, p. 29.
  • [31]
    M. Girouard, La vie dans les châteaux français, Paris, Éditions Scala, 2001, p. 227.
  • [32]
    A.Nat, A.P. 61.
  • [33]
    J.-F. de Bastide, La petite maison, Paris, Gallimard, Le Promeneur, 1993, p. 39-41.
  • [34]
    Cité par M. Girouard, op. cit., p. 153.
  • [35]
    J.-F. de Bastide, op. cit., p. 35-36.
  • [36]
    B. Pons, Grands décors français 1650-1800, Dijon, éditions Fatin, 1995, p. 255.
  • [37]
    B. Pons, « Le château du duc d’Antin, surintendant des Bâtiments du roi, à Petit-Bourg », dans Bulletin de la Société de l’Histoire de l’Art français séance du 7 février 1987, 1989, p. 69.
  • [38]
    Ibid., p. 69.
  • [39]
    Cité par B. Pons, Grands décors…, op. cit., p. 274-276 et Archives d’Argenson, Bibliothèque universitaire de Poitiers, dossier château d’Asnières, section II, liasse 1.
  • [40]
    J. Guillaume, « La galerie dans le château français : place et fonction », dans Revue de l’Art, n° 102, 1993, p. 32-42.
  • [41]
    Montpensier, op. cit., t. II, p. 365.
  • [42]
    J. Guillaume, art. cité, p. 39-40.
  • [43]
    Le château d’Oiron et son cabinet de curiosités Paris, Éditions du Patrimoine, 2000. Nous suivons plus particulièrement pour la description de la galerie le chapitre de Jean Guillaume « La galerie de l’histoire de Troie », p. 44.
  • [44]
    Le château d’Oiron, op. cit., p. 23. Pour une analyse plus poussée, voir J. Guillaume, La galerie du Grand Ecuyer. L’histoire de Troie au château d’Oiron, Niort/Chauray, Éditions Patrimoines et Médias, 1996.
  • [45]
    La figure étant effacée, une incertitude demeure, mais ce ne peut être que Mars ou Minerve, comme le suggère la lance.
  • [46]
    Cité par M. Girouard, op. cit., p. 118.
  • [47]
    O. Ranum, « Les refuges de l’intimité », dans Ph. Ariès et G. Duby, Histoire de la vie privée, De la Renaissance aux Lumières, 3, Paris, Le Seuil, 1986, p. 229.
  • [48]
    M. Figeac, op. cit., p. 205-206.
  • [49]
    É. Bouton, « Cabinet de méditation du château du Lude », dans Maine découvertes n° 32, avril-mai 2002, p. 4-13.
  • [50]
    Pour un descriptif des panneaux et de bonnes reproductions photographiques, voir l’article d’É. Bouton, ibid.
  • [51]
    Pour une analyse plus poussée de la symbolique des scènes, voir l’excellent travail de C. Lévrier, Le studiolo de Puymartin, TER, Histoire de l’Art, université de Bordeaux 3, 1997, p. 130 sq.
  • [52]
    Le château d’Oiron, op. cit., p. 35
  • [53]
    Nous nous appuierons à ce sujet sur le numéro spécial de la Revue historique du Centre-Ouest, Le château de Thouars et ses jardins, Société des antiquaires de l’Ouest, 2004 et plus précisément sur l’article de G. Vouhé « Le château de Thouars, œuvre majeure et inédite de Jacques Lemercier », p. 231-352.
  • [54]
    Ch. Trézin, Un palais d’Apollidon. Le château de Grignan de 1516 à 1576. Cadre architectural distributions et décors d’après l’archéologie monumentale et les inventaires Bourg-lès-Valence, 1996.
  • [55]
    Le château de Thouars et ses jardins…, p. 240-241.
  • [56]
    Rapporté par G. Vouhé, art. cité, p. 240.
  • [57]
    Ch. Trézin, op. cit., p. 76.
  • [58]
    G. Vouhé, op. cit., p. 254.
  • [59]
    J.-F. Blondel, L’architecture française ou recueil de plans, Paris, 1752-1754, 4 vol., t. II, p. 86.
  • [60]
    Cl. Mignot, « Le château du Plessis-Belleville : François Mansart copie François Mansart », dans Bulletin Monumental 1996, p. 209-220.
  • [61]
    Ibid., p. 212-213.
  • [62]
    J.-F. Blondel, De la distribution des maisons de plaisance et de la décoration des édifices en général, Paris, 1737, p. 104.
  • [63]
    Le nom provient de la terre de Bourgtheroulde qui avait été réunie au marquisat de la Londe.
  • [64]
    C.E. Briseux, L’art de bâtir des maisons de campagne, 1743, t. II, p. 2 sq.
  • [65]
    F. Beaumont, Ph. Seydoux, Gentilhommières des pays de l’Eure, Paris, Éditions de la Morande, 1999, fiche La Londe, p. 213.
  • [66]
    M. Gresset, Gens de justice à Besançon de la conquête par Louis XIV à la Révolution française (1674-1789), Paris, Bibliothèque Nationale, 1978, t. I, p. 291.
  • [67]
    M. Gresset, op. cit., p. 293.
  • [68]
    C. Desplats, « L’hiver des gentilshommes : le château et son décor en 1793 (Béarn et Pays basque) », Châteaux et Révolution, Actes du quatrième colloque de castellologie, Flaran, 1991, p. 114.

« On doit passer de la simplicité à la richesse. Le vestibule est alors moins orné que les antichambres. Les antichambres moins que les salons… Chaque pièce doit avoir son caractère particulier. L’analogie, le rapport des proportions décident nos sensations ; une pièce fait désirer l’autre, cette agitation occupe et tient en suspens les esprits. »
En parfait disciple du sensualisme de Locke et de Condillac, l’architecte Le Camus de Mézières soulignait l’importance des formes qui, passant par la médiation des sens, étaient selon lui à la source des idées et des sentiments. Rédigé en 1780, son traité donne une notion très précise de la sophistication qu’atteignait alors la distribution des pièces. Leur localisation obéissait à des impératifs où se mélangeaient bienséance, commodité et esthétisme, chacune proposant des formes, des décorations et des couleurs spécifiques et quand on décrypte les inventaires de la Renaissance, on mesure tout le chemin parcouru. Il semblait, en effet, bien éloigné le temps des grandes bâtisses où la salle haute était réservée au seigneur et la salle basse aux domestiques, où les vastes chambres se succédaient avec leurs tapisseries tendues aux murs, moyen dérisoire de lutter contre la déperdition calorifique. On cherchera donc à dégager les étapes de ces grandes mutations, à voir quels étaient les lieux clés autour desquels s’organisait la vie de château et dans quelle mesure les différentes noblesses furent plus ou moins touchées par les innovations…


Date de mise en ligne : 26/09/2025

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