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6. Pouvoir et nature : l’art des jardins

Pages 181 à 221

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  • Figeac, M.
(2006). 6. Pouvoir et nature : l’art des jardins. Châteaux et vie quotidienne de la noblesse : De la Renaissance à la douceur des Lumières (p. 181-221). Armand Colin. https://shs.cairn.info/chateaux-et-vie-quotidienne-de-la-noblesse--9782200346164-page-181?lang=fr.

  • Figeac, Michel.
« 6. Pouvoir et nature : l’art des jardins ». Châteaux et vie quotidienne de la noblesse De la Renaissance à la douceur des Lumières, Armand Colin, 2006. p.181-221. CAIRN.INFO, shs.cairn.info/chateaux-et-vie-quotidienne-de-la-noblesse--9782200346164-page-181?lang=fr.

  • FIGEAC, Michel,
2006. 6. Pouvoir et nature : l’art des jardins. In : Châteaux et vie quotidienne de la noblesse De la Renaissance à la douceur des Lumières. Paris : Armand Colin. Hors collection, p.181-221. URL : https://shs.cairn.info/chateaux-et-vie-quotidienne-de-la-noblesse--9782200346164-page-181?lang=fr.

Notes

  • [1]
    D. Garrigues, Jardins et jardiniers de Versailles au Grand Siècle, Seyssel, Champ Vallon, 2001, p. 265.
  • [2]
    T. Comito, « Le jardin humaniste », dans Monique Mosser et Georges Teyssot (dir.) Histoire des jardins de la Renaissance à nos jours, Paris, Flammarion, rééd., 2002, p. 38-40.
  • [3]
    Ibid., p. 38.
  • [4]
    J. Moulin, « Les jardins français de la Renaissance », dans Dossier de l’art, n° 89, août-sept. 2002, p. 8. Nous suivons ici son descriptif.
  • [5]
    K. Woodbridge, « Les jardins avant Le Nôtre », dans Le château en France Paris, Berger-Levrault, 1988, p. 272.
  • [6]
    Sur ce point, nous renvoyons à l’excellente étude de Jean Guillaume « Château, jardin, paysage en France du XVe au XVIIe siècle », dans Revue de l’art 2, 1999, p. 13-32.
  • [7]
    J. Guillaume, art. cité, p. 16.
  • [8]
    Ibid., p. 14.
  • [9]
    L. Savot, L’architecture française des bâtiments particuliers, Paris, rééd. 1685, p. 47.
  • [10]
    J. Guillaume, art. cité, p. 22.
  • [11]
    D. Thomson, « Baptiste Androuet du Cerceau, architecte de la cour de Henri III », dans Bulletin Monumental, 1990, t. 148, p. 59.
  • [12]
    Cité par C. Grodecki dans son étude sur le château de Wideville, « La construction du château de Wideville et sa place dans l’architecture française du dernier quart du XVIe siècle », dans Bulletin Monumental 1978, t. 136, p. 141.
  • [13]
    Nous renvoyons en effet ici à un deuxième article de Jean Guillaume, véritable symétrique du précédent « Le jardin mis en ordre. Jardin et château en France du XVe au XVIIe siècle », dans Architecture jardin paysage. L’environnement du château et de la villa à la Renaissance Paris, Picard, 1999, p. 103-106.
  • [14]
    F. Boudon, « Le jardin de Maulnes dans son temps », dans Maulnes, archéologie d’un château de la Renaissance (sous la dir. de M. Chatenet et F. Henrion), Paris, Picard, 2004, p. 213-216.
  • [15]
    J. Guillaume, « Le jardin mis en ordre »…, art. cité, p. 108.
  • [16]
    F. Boudon, art. cité, p. 215.
  • [17]
    Au milieu des incertitudes qui ont longtemps plané sur l’attribution du jardin à l’un des deux propriétaires successifs, Jean Guillaume répond sans hésitation en s’appuyant sur Du Cerceau, qu’il faut l’attribuer au premier, art. cité, n. 56, p. 112.
  • [18]
    J. Guillaume, ibid., p. 112.
  • [19]
    Ibid., p. 114.
  • [20]
    O. de Serres, Théâtre d’agriculture, Paris, 1600, p. 16.
  • [21]
    J.-P. Babelon et M. Chamblas-Ploton, Jardins à la française, Paris, Imprimerie Nationale, 1999, p. 51.
  • [22]
    J. Moulin, « Chamerolles, la reconstitution d’un jardin Renaissance », dans Dossier de l’Art, n 89, p. 12-17.
  • [23]
    C. Grodecki, Documents du minutier central des notaires de Paris, Histoire de l’art au XVIe siècle (1540-1600), Paris, 1985.
  • [24]
    Le nom de « pré haut » proviendrait du fait que cet espace était recouvert de gazon.
  • [25]
    Nous nous appuyons ici sur son article « Jardins d’eau et jardins de pente dans la France de la Renaissance », dans J. Guillaume (dir.), Architecture, jardin, paysage. L’environnement du château…, op. cit., p. 137-181.
  • [26]
    F. Boudon, ibid., p. 141.
  • [27]
    Un nymphée est une construction élevée au-dessus d’une source.
  • [28]
    Sur le jardin de Maulnes, E Boudon, dans Maulnes. « Le jardin de Maulnes dans son temps », p. 213-216.
  • [29]
    Sur le système hydraulique de Vallery, F. Boudon, « Jardins d’eau… », art. cité, p. 142 143.
  • [30]
    A. Gady, Jacques Lemercier, architecte du Roi (v. 1585-1654), dactyl., thèse de doctorat de l’université de Tours, 2001.
  • [31]
    A. Gady, « Jacques Lemercier », dans M. Racine, (dir.), Créateurs de jardins et de paysages en France de la Renaissance au début du XIXe siècle, Paris, Actes Sud et École Nationale Supérieure du Paysage, 2001, p. 52-53.
  • [32]
    E. Brackenhoffer, Voyage de Paris en Italie 1644-1646 Paris, Berger-Levrault, 1927.
  • [33]
    K. Woodbridge « Le jardin du cardinal de Richelieu à Rueil », dans M. Mosser et G. Teyssot (dir.), Histoire des jardins de la Renaissance à nos jours, Paris, Berger-Levrault, Flammarion, 2002, p. 165-167.
  • [34]
    Cité par A. Braham et P. Smith, François Mansart, Londres, Zwemmer, 1973, p. 164.
  • [35]
    Selon Cl. Mignot, « François Mansart 1598-1666 », dans M. Racine, op. cit., p. 55.
  • [36]
    Selon l’Encyclopédie, le saut-de-loup est un terme de terrassier désignant un fossé que l’on fait au bout d’une allée ou ailleurs pour en défendre l’entrée sans ôter la vue.
  • [37]
    Cité dans J. -P. Babelon (dir.), Châteaux…, op. cit., p. 279.
  • [38]
    Nous renvoyons à l’excellente mise au point de Franklin Hamilton Hazlehurst, « Jacques Boyceau de la Baraudière v. 1562-v. 1634 », dans M. Racine (dir.), op. cit., p. 32-37.
  • [39]
    L’art topiaire est l’art d’orner les jardins et de donner aux arbres des formes diverses, pratiqué par les Romains et remis au goût du jour à la Renaissance.
  • [40]
    Cité dans J.-P. Babelon et M. Chamblas, Jardins à la française…, op. cit., p. 54.
  • [41]
    A. Mollet, Le jardin de Plaisir, Stockholm, 1651.
  • [42]
    A.-N. Dezallier d’Argenville, Voyage pittoresque des environs de Paris ou description des maisons royales, châteaux et autres lieux de plaisance, 3e éd., Paris, 1768, p. 6-7.
  • [43]
    Sur sa formation, voir l’article d’Aurélia Rostaing, « André Le Nôtre (1613-1700), Jean Le Nôtre (v. 1575-v. 1655) », dans Racine (dir.), op. cit., p. 59-69.
  • [44]
    Le boulingrin : « Manière de parterre de gazon, dont l’origine est venue d’Angleterre qu’on prend soin de tondre souvent pour entretenir toujours l’herbe courte et fort verte ». (La Quintinie, Instruction pour les jardins fruitiers et potagers avec un traité des orangers suivi de quelques réflexions sur l’agriculture par feu M de La Quintinie, Directeur de tous les jardins fruitiers du Roy Paris, 1690, p. 91.)
  • [45]
    G. Mabille, « Le jardin classique à partir de Le Nôtre », dans J.-P. Babelon (dir.), Châteaux…, op. cit., p. 299.
  • [46]
    G. Ferbat, « Pratiques, perspectives et histoire de l’art des jardins. L’exemple du Grand Canal de Sceaux », dans Revue de l’art, n° 129, 2000-3, p. 37. Pour l’analyse de la perspective, voir cet article très technique dans le domaine des effets optiques ainsi produits.
  • [47]
    J.-M. Pérouse de Montclos, Vaux-le-Vicomte, Paris, Éditions Scala, 1997, p. 119.
  • [48]
    Ibid., p. 117.
  • [49]
    Un vertugadin est un glacis de gazon en amphithéâtre, dont les lignes circulaires ne sont pas parallèles.
  • [50]
    A.-N. Dezallier d’Argenville, op. cit., p. 265-266.
  • [51]
    D. Garrigues, Jardins et jardiniers de Versailles au Grand Siècle, Seyssel, Champ Vallon, 2001, p. 265.
  • [52]
    Nous renvoyons à ce sujet à O. Chaline. Le règne de Louis XIV, Paris, Flammarion, 2005, p. 102 sq.
  • [53]
    Voir à ce sujet l’article de M. Baridon, « Le style de Le Nôtre », dans Dossier de l’Art, n° 89, 2002, p. 43-45.
  • [54]
    Voir à ce sujet M. Mosser, « La fortune critique d’André Le Nôtre », dans Monumental, 2001, p. 10-13, et A. Rostaing, « Les jardins à la française : une auberge espagnole ? », dans Monumental, 2001, p. 14-21.
  • [55]
    Pour reprendre l’expression de J.-P. Babelon, Jardins à la française…, op. cit., p. 191.
  • [56]
    D. Faure et Th. Verdier, Châteaux et demeures du Languedoc-Roussillon Montpellier, les Presses du Languedoc, 1997, p. 23.
  • [57]
    M. Nys, Le jardin classique en Provence méridionale, Aix-en-Provence, Edisud, 2001, p. 50.
  • [58]
    Ibid., p. 106.
  • [59]
    A.-J. Dezallier d’Argenville, La théorie et la pratique du jardinage, Paris, 1709.
  • [60]
    M. Figeac-Monthus, Les Lur Saluces d’Yquem de la fin du XVIIIe siècle au milieu du XIXe siècle, Bordeaux, Mollat et Fédération Historique du Sud-Ouest, 2000.
  • [61]
    J.-F. Blondel, De la distribution des maisons de plaisance et de la décoration des édifices en général, Paris, 1737, p. 6-7.
  • [62]
    Ibid.
  • [63]
    J.-F. Blondel, Cours d’Architecture ou Traité de la décoration, distribution et construction des bâtiments contenant les leçons données en 1750 et les années suivantes dans son école des arts, t. I-IV, Paris, 1771-1773, t. IV, p. 5.
  • [64]
    Girardin, De la composition des paysages ou des moyens d’embellir la nature autour des habitations en joignant l’agréable à l’utile rééd., Champ urbain, Paris, 1979.
  • [65]
    Abbé Delille, Les jardins ou l’Art d’embellir les paysages. Poème en quatre chants, Paris, 1782.
  • [66]
    M. Delon (dir.), Dictionnaire européen des Lumières, article « Jardins », Paris, PUF, 1997, p. 622.
  • [67]
    M. Nys, op. cit., p. 73.
  • [68]
    Prince de Ligne, Coup d’œil sur Beloeil, Paris, Bossard, 1922, p. 129-130.
  • [69]
    Cité par Anne Touzery-Salager, Les châteaux du Bas-Languedoc, architecture et décor de la Renaissance à la Révolution, Montpellier, Espace éditions, 1996, p. 264.
  • [70]
    A. Touzery-Salager, op. cit., p. 147.
  • [71]
    Voir L. Caillaud de Guido « Les jardins du château du Touvet », dans Dossier de l’art, « Le jardin à la Française », n° 89, 2002, p. 108-111 et F. Botton « La restauration du parc du château du Touvet », Monumental, 2001, p. 28-33.
  • [72]
    L. Caillaud de Guido, art. cité, p. 108.
  • [73]
    Duc de Luynes, Mémoires, Paris, 1860-1865, t. XII, p. 21-23.
  • [74]
    À son sujet, voir la récente biographie de F. d’Ormesson, Jean-Joseph de Laborde, Paris, Perrin, 2002.
  • [75]
    Cité par F. d’Ormesson, op. cit., p. 120.
  • [76]
    G. Mabille « Le jardin classique à partir de Le Nôtre », dans J.-P. Babelon (dir.), Châteaux en France op. cit., et voir aussi son article « La Ferté-Vidame, le dernier parc à la française du XVIIIe siècle », dans Dossier de l’Art, art. cité, p. 112-117.
  • [77]
    Prince de Ligne, op. cit., p. 80.
  • [78]
    F. Mosser « Les jardins du pittoresque 1760-1820 », dans J.-P. Babelon (dir.), op. cit., p. 347-357.
  • [79]
    F. Mosser, « Louis Carmontelle 1717-1806 », dans M. Racine (dir.), op. cit., p. 150-153.
  • [80]
    M. Mosser, « Les architectures paradoxales ou petit traité des fabriques », dans M. Mosser et G. Teyssot, Histoire des jardins, op. cit., p. 259. Sur les fabriques, nous renvoyons à cette remarquable étude.
  • [81]
    Watelet, Essai sur les jardins, Paris, 1774, article « le jardin chinois ».
  • [82]
    D. Faure et Th. Verdier, op. cit., p. 86-91.
  • [83]
    H. Reinhardt, « L’influence de la franc-maçonnerie dans les jardins du XVIIIe siècle », dans Actes du colloque organisé par le Grand Orient d’Italie, 15-17 avril 1988, Florence. Cité par E Mosser, Histoire des jardins, op. cit., p. 269.
  • [84]
    Abbé Delille, Les jardins ou l’art d’embellir les paysages, Paris, 1782.
  • [85]
    Voir la notice de M. Conan, « René Louis de Girardin 1735-1808 », dans M. Racine (dir.), Créateurs…, op. cit., p. 169-178, p. 174.
  • [86]
    A. de Laborde, Description des nouveaux jardins de la France et de ses anciens châteaux, Paris, 1808.
  • [87]
    Voir la notice Méréville dans J.-M. Pérouse de Montclos (dir.), Le Guide du patrimoine, Ile-de-France Paris, Hachette, 1992, p. 427-429.
  • [88]
    F. d’Ormesson et J.-P. Thomas, op. cit., p. 191.
  • [89]
    Pour des descriptions approfondies du parc de Méréville et particulièrement des fabriques voir F. d’Ormesson et J.-P. Thomas, op. cit, chap. XIV et XV.
  • [90]
    F. d’Ormesson et J.-P. Thomas, op. cit., p. 200.
  • [91]
    Cette commune est située sur l’actuel département des Yvelines.
  • [92]
    J. Cendrés, « François Racine de Monville 1734-1797 », dans M. Racine (dir.), op. cit., p. 166-168.
  • [93]
    M. Nys, op. cit., p. 66.

Dans ce sonnet qui lui fut inspiré par l’embellissement des jardins de Fontainebleau souhaité par Henri IV, le poète François de Malherbe se situe à la convergence de plusieurs traditions. Les derniers vers soulignent bien ce lieu de sensualité qu’avait toujours été le jardin depuis le Moyen Âge. Lieu imprégné d’odeurs et de saveurs, capable de guérir les corps et d’offrir la quiétude à l’âme, il avait toujours favorisé l’inspiration du poète amoureux, à l’instar de Pétrarque. L’espace évoqué par Malherbe est bien éloigné du petit jardin clos de murs qui caractérisait l’époque médiévale, et pourtant ce texte est un texte de transition, car il juxtapose deux structures dans les deux premières strophes, plus qu’il ne les associe vraiment. Le poète semble encore avoir du mal à concevoir un pavillon ouvert de tous côtés puisqu’il rappelle la « closture des beaux parcs et beaux jardins ». En réalité, ce n’est que progressivement dans ce dialogue qui s’instaure entre le château et son environnement, que le jardin est devenu l’enveloppe du bâtiment car, entre le Moyen Âge et l’époque moderne, on est passé d’une conception purement horticole à une conception architecturale de la beauté, conformément aux théories formulées par Alberti à la fin du XVe siècle. Comme en témoigne le propos de Malherbe, cette évolution était de fait entamée depuis longtemps et il serait bien réducteur de l’attribuer au seul Lenôtre sous prétexte qu’il réalisa les formes les plus abouties du jardin à la française…


Date de mise en ligne : 26/09/2025

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