XIV. Yannick Haenel, signe de contradiction
Pages 207 à 224
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- WATTHEE-DELMOTTE, Myriam,
- LAHOUSTE, Corentin
- et WATTHEE-DELMOTTE, Myriam,
- Watthee-Delmotte, Myriam.
- Watthee-Delmotte, M.
- C. Lahouste
- et M. Watthee-Delmotte
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- LAHOUSTE, Corentin
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Notes
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[1]
Yannick Haenel, « Faites-vous un corps de phrases », dans Écrire, pourquoi ?, Paris, Argol, 2005, p. 73.
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[2]
Dominique Maingueneau, Le discours littéraire. Paratopie et scène d’énon-ciation, Paris, Armand Colin, 2004, p. 86.
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[3]
Film réalisé avec le Studio national des arts contemporains du Fresnoy. Distribution : Natalia Trebik — ntrebik@lefresnoy.net ; https://vimeo.com/238047514.
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[4]
Voir Myriam Watthee-Delmotte, « Citationnisme et puissance incantatoire Les phrases-talismans chez Yannick Haenel », dans Une littérature « comme incantatoire » : aspects et échos de l’incantation en littérature (xixe-xxie siècle), Patrick Thériault (dir.), Toronto, Presses françaises de l’Université de Toronto, 2018, pp. 176-188. En ligne : https://retro.erudit.org/livre/incantation/2018/000284li.pdf.
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[5]
Véronique Cnockaert, « Diane et Actéon. Le mythe suspendu », communication au colloque Mutation des mythes : mythocritique des fictions médiatiques (xxe-xx siècles), Christian Chelebourg (dir.), Nancy, Université de Lorraine, 30-31 mars 2017.
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[6]
Voir Myriam Watthee-Delmotte, « Comment saisir l’infini ? Les ekphrasis de Yannick Haenel », dans Du Tout. Tout, totalité, totalisation dans la littérature, Bruno Curatolo et Brigitte Denker-Bercoff (dir.), Dijon, Éditons universitaires de Dijon, 2015, pp. 211-222.
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[7]
C’est l’auteur qui souligne. Il s’agit d’une citation tirée de l’essai de Pierre Klossowki, Le Bain de Diane [1956], Paris, Gallimard, 1980, p. 34. Cet ouvrage apparaît dans les mains du héros dans le film La Reine de Némi.
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[8]
« Le rite ne s’interrompt jamais », entretien de Yannick Haenel avec Corentin Lahouste dans Rite et création, op. cit. Autre exemple d’initiation dans le roman : le producteur Pointel, habituellement préoccupé par son seul chiffre d’affaires, se met brusquement à l’écoute de l’idéalisme du héros après avoir survécu à un grave accident automobile provoqué par un cerf sous le poids duquel il a pensé mourir : « Ce que je disais l’intéressait vraiment. Je crois qu’il lui importait peu de continuer à faire des bonnes opérations au cinéma : il cherchait à voir autre chose, une chose qu’on voit rarement sur les écrans, une chose qui, peut-être, n’existe pas et dont certains d’entre nous sont les porteurs involontaires. Comme il me l’expliqua […] : le cerf l’avait changé » (TFTC, p. 162).
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[9]
Cécile Bertin-Élisabeth, « Lepicaro, héros en tension et figure de la rupture », Babel [En ligne], 26 | 2012, mis en ligne le 8 mars 2013, consulté le 12 mars 2018. URL : http://journals.openedition.org/babel/2488.
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[10]
« Le rite ne s’interrompt jamais », op. cit.
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[11]
Voir Myriam Watthee-Delmotte, « Citationnisme et puissance incantatoire. Les phrases-talismans chez Yannick Haenel », dans Une littérature « comme incantatoire » : aspects et échos de l’incantation en littérature (xixe-xxie siècle), op. cit.
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[12]
Comme l’ont analysé Jean-Jacques Wunenburger, Pierre Brunel, Claude Calame et Ute Heidman, pour ne citer que ceux-là. Contester l’existence du mythe, comme l’a tenté Jean Bollack, est aporétique dès lors qu’il faut encore s’en remettre au mot « mythe » pour désigner l’objet du déni.
-
[13]
« Le rite ne s’interrompt jamais », op. cit.
-
[14]
René Char, Fureur et mystère, dans Œuvres complètes, Paris, Gallimard, « Bibliothèque de la Pléiade », 1983, p. 162.
-
[15]
John Saul, Les Bâtards de Voltaire. La dictature de la raison en Occident, Paris, Payot, 1993.
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[16]
Corentin Lahouste, « Cap au libre ! : Au sujet de l’oisiveté dans l’œuvre de Yannick Haenel », dans Projections, n° 12, « Autour de l’oisiveté », février 2018.
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[17]
Yannick Haenel, « Les animaux de la nuit », dans Charlie Hebdo, « Papier buvard », 30 septembre 2015, p. 13.
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[18]
« Le rite ne s’interrompt jamais », op. cit.
Pour Yannick Haenel, chacun des textes qu’il écrit est une « proclamation d’indépendance » à l’égard des asservissements, de la pesanteur de l’actualité immédiate autant que des pages douloureuses de l’Histoire. Je propose d’observer de plus près cette posture de l’écrivain en tant que contradicteur, selon le principe de l’analyse du discours défini par Dominique Maingueneau, à savoir que « faire œuvre, c’est d’un seul mouvement produire une œuvre et construire par là même les conditions qui permettent de la produire ». À cet effet, je partirai des contenus narratifs et des formes de l’expression pour induire l’ethos et la posture auctoriale de Yannick Haenel, en me focalisant sur le roman Tiens ferme ta couronne, et sur le film intitulé La reine de Némi réalisé au même moment.Diane et Actéon marquent ces deux œuvres comme un motif intertextuel majeur. Que Yannick Haenel se soit intéressé au mythe de Diane et Actéon n’a rien d’étrange. Grand lettré, il élabore une œuvre délibérément citationniste dans laquelle la mythologie a toujours sa part. Sous l’égide des Illuminations de Rimbaud, il met en scène, d’œuvre en œuvre, des quêtes et des errances traversées de moments d’épiphanie, souvent liés à l’expérience érotique. C’est dire que le récit de la déesse de la chasse surprise au bain par Actéon, dont Véronique Cnockaert a souligné qu’il « interroge le regard quand il rencontre le point aveugle de la clarté divine, l’irreprésentable en pleine lumière », a tout pour intéresser l’écrivain…
Date de mise en ligne : 02/12/2024
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